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Voulez-vous devenir un saint?

Par Alain Pilote le mercredi, 02 mai 2018. Dans Éditorial

Jésus est la vigne«Moi, je suis la vigne, et vous, les sarments. Celui qui demeure en moi et en qui je demeure, celui-là porte beaucoup de fruit.»
(Jean 15, 1-8)

Voulez-vous devenir un saint ou une sainte ? Cela n’est pas fait pour vous ? Le bon Dieu n’en demande pas tant ? Ça demande trop de sacrifices, et en plus ça signifie une vie ennuyeuse? Eh bien, détrompez-vous, c’est vraiment la volonté de Dieu que nous devenions tous des saints, et le pape François le prouve sans équivoque dans sa nouvelle exhortation apostolique Gaudete et exsultate (Soyez dans la joie et l’allégresse) sur l’appel à la sainteté dans le monde actuel.

Être saint, c’est accomplir la mission unique que Dieu confie à chacun de nous pour l’édification de Son Royaume de paix et de justice. Et loin de nous imposer une vie triste, c’est la recette pour être véritablement heureux, car l’ingrédient principal de cette recette, ce sont les béatitudes: «Heureux les miséricordieux, etc…»

Le Saint-Père ajoute même que l’une des caractéristiques de la sainteté, c’est le sens de l’humour.

Être saint, c’est pratiquer le grand commandement de l’amour de Dieu et du prochain. «Si vous gardez mes commandements, vous demeurerez dans mon amour… Voici ce que je vous commande: c’est de vous aimer les uns les autres» (Jean 15, 9-17). Jésus s’identifie lui-même à notre prochain, quand il dit: «Ce que vous avez fait à l’un de ces petits qui sont mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait» (Matthieu 25, 31-46). Certains ont même parfois la grâce de voir Jésus en personne dans celui qui souffre (voir «Le fan de Mère Teresa de Calcutta»).

Pour devenir saint, nous avons évidemment besoin de la grâce de Dieu. Jésus dit: Moi, je suis la vigne, et vous, les sarments. Celui qui demeure en moi et en qui je demeure, celui-là porte beaucoup de fruit, car, en dehors de moi, vous ne pouvez rien faire» (Jean 15, 1-8). Nous devons demeurer unis à Dieu, spécialement en se nourrissant de l’Eucharistie, pour que Jésus nous transforme et nous rende semblable à Lui. Et un excellent moyen de rester uni à Jésus, c’est de se consacrer à Lui par Marie.

Au paragraphe 101 de son exhortation apostolique sur la sainteté, le pape François rappelle qu’il ne faut pas se limiter à la défense d’un seul aspect de la vie humaine, mais de toute vie humaine, de la conception jusqu’à la mort: «La défense de l’innocent qui n’est pas encore né doit être sans équivoque, ferme et passionnée… mais est également sacrée la vie des pauvres qui sont déjà nés, de ceux qui se débattent dans la misère, l’abandon, le mépris… Nous ne pouvons pas envisager un idéal de sainteté qui ignore l’injustice de ce monde où certains festoient, dépensent allègrement et réduisent leur vie aux nouveautés de la consommation, alors que, dans le même temps, d’autres regardent seulement du dehors, pendant que leur vie s’écoule et finit misérablement.»

C’est pour cette raison que Vers Demain parle aussi de la question de l’argent (voir page 36 et suivantes), et propose une solution pour que tous aient au moins le nécessaire pour vivre, par la Démocratie économique, appelée aussi parfois «crédit social». Mais le «crédit social» n’est pas simplement une réforme monétaire; comme il a été dit souvent dans Vers Demain, c’est avant tout la confiance qui lie ensemble les membres de la société, le fait que l’on puisse se faire confiance les uns les autres, car sans cette confiance, ce «vivre ensemble», toute vie en société devient impossible.

On en revient donc encore à l’amour du prochain, au respect des Commandements de Dieu. C’est aussi cela le crédit social, il ne faut pas l’oublier. Autrement, comme le dit le Saint-Père, notre défense de la personne humaine ne serait pas complète. Bonne lecture, et bon progrès dans votre cheminement pour devenir saint!

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