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Journal de patriotes catholiques
Pour la réforme économique
du Crédit Social

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Annexe C

Écrit par Louis Even le mercredi, 01 janvier 1947. Publié dans Principes directeurs de l'économie distributive

Le Crédit Social propose enfin l'équilibre parfait entre le total de la production offerte et le total du pouvoir d'achat, en abaissant scientifiquement le prix de vente au détail, sans préjudice pour les producteurs.

Cette opération consiste dans l'application d'un escompte sur tous les prix de vente, cet escompte étant déterminé d'après le rapport entre le pouvoir d'achat global et la valeur comptable globale de la production. Les relevés de chaque exercice servent à déterminer l'escompte pour l'exercice suivant.

Ainsi, si dans une année, la valeur totale de la production, telle qu'exprimée par les prix de vente, se chiffre à 10 milliards; et si, dans la même année la somme totale des achats se chiffre à 8 milliards, l'escompte national décrété par la Commission pourra être de 20 pour cent, ou 2 milliards sur 10 milliards : les consommateurs, en payant 8 milliards obtiendront 10 milliards de produits. La production aura atteint sa fin. Quant aux producteurs, ils devront obtenir de la Commission nationale les 2 milliards (20 pour cent) qu'ils ne reçoivent pas des acheteurs.

Cet ajustement des prix, dicté par les chiffres de la production et de la consommation, opère en faveur des consommateurs; mais il opère aussi en faveur des producteurs en facilitant l'écoulement de produits qui autrement resteraient invendus et créeraient le ralentissement de la production et la misère en face de l'abondance possible.

En compensation de cette aide à la vente, la Commission exigerait des marchands et, par eux, des producteurs, une limitation raisonnable du pourcentage de profit. Ainsi serait encouragée la production et combattue toute tendance possible à l'inflation.

 

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