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Terrorisme & Révolution — Sous-thèmes

L'Ontario se plaint du regroupement des municipalités

Yvette Poirier le lundi, 01 mai 2000. Dans Divers

Un surcroît de dépenses, une bureaucratie harassante

La fusion des municipalités, en Ontario, soulève un mécontentement général. Nous espérons que l'expérience de l'Ontario ouvrira les yeux du Québec et des autres provinces. Nous citons des extraits d'un article tiré du journal Le Soleil du 31 mars 2000 :

"Il faut cesser de présenter les fusions comme une source d'économie. C'est souvent le contraire qui se produit." Non, vous ne venez pas de lire un extrait du petit catéchisme de la mairesse de Sainte-Foy. Il s'agit plutôt d'un cri du cœur lancé par des députés ontariens en visite à Québec, hier.

Deux ans après la création de la méga-ville de Toronto, l'enthousiasme de plusieurs députés de l'Assemblée législative ontarienne pour les fusions municipales s'est refroidi. Entre une rage de dents et de nouveaux regroupements, plusieurs choisiraient sans hésiter la première option. Invités à Québec dans le cadre de la 10e assemblée générale de l'Association des parlementaires Ontario-Québec (APOQ), une demi-douzaine d'élus ontariens ont brossé un tableau plutôt sombre de la nouvelle méga-ville. Devant les parlementaires québécois un peu médusés, ils ont taillé en petits morceaux la plupart des arguments habituellement avancés pour justifier les fusions.

À quelques nuances près, quelle que soit leur étiquette politique, les députés ontariens s'entendent sur une chose : Il est illusoire de regrouper des municipalités en pensant réaliser des économies, du moins à court terme. Selon eux, une fois passée dans le "tordeur" des innombrables conventions collectives à uniformiser, la nouvelle ville se retrouve dans une facture plus imposante qu'avant. "À Toronto, il n'y a pas eu de réduction du personnel, ni réduction des coûts", assure le président de l'Assemblée législative ontarienne, Gary Carr. Son collègue, le député de Glengarry-Prescott-Russel, Jean-Marc Lalonde abonde dans le même sens. "Il faut cesser de dire qu'il s'agit d'une économie. Ça entraîne plutôt une augmentation des taxes".

John O'Toole, le député de Durham-Est, adopte un ton plutôt sarcastique. "Plus c'est gros, moins ça veut rendre des comptes. À partir d'une certaine dimension, les administrations deviennent moins efficaces. Les fusions sont d'abord orchestrées par des bureaucraties qui veulent augmenter leur pouvoir. Le citoyen ne s'y trouve plus". Monsieur O'Toole compare les réunions du méga-conseil de ville de Toronto à la méga-assemblée générale des nations unies : "Les élus n'ont même pas le temps d'aborder tous les problèmes. Ils ne sont pas capables de s'entendre sur l'heure qu'il est". Le jeu en vaut-il la chandelle ? Monsieur O'Toole paraît en douter, compte tenu de l'hostilité d'une majorité de citoyens : "La seule chose qui soit plus impopulaire qu'un projet de fusion de municipalités, c'est la fermeture d'hôpitaux ou d'écoles."

... Un inconvénient majeur (pour les regroupements municipaux) : la bureaucratie et la paperasse."

Un plan du gouvernement mondial

Comme en Ontario, nous voyons aussi dans la province de Québec, la fusion de municipalités : Dolbeau-Mistassini, Lévis-Lauzon et d'autres. Les villes de Ste-Foy, Sillery, Beauport, Charlesbourg, Ville Vanier, Ancienne Lorette sont appelées à être fusionnées avec la ville de Québec. La mairesse de Sainte-Foy s'y oppose catégoriquement.

L'annexion des municipalités fait partie des structures du gouvernement mondial. La centralisation a toujours été une tactique communiste.. Plus la municipalité est grosse plus l'évaluation foncière est élevée. Ainsi les propriétaires et toute la population se font égorger par les taxes. Karl Max disait que la meilleure manière d'arriver au communisme c'est de déposséder les propriétaires en les taxant.

La fusion actuelle des municipalités est un programme mondial décrété par les financiers internationaux. À Davis, en Suisse, en février 1997, lors d'un forum économique mondial, mille directeurs des plus grosses compagnies du monde, se réunissaient pour aborder la question de la mondialisation. "Bâtir le réseau de la société mondiale" était le thème de cette rencontre annuelle..

Ces directeurs des plus grosses compagnies, associées sans contredit avec les financiers internationaux - la Banque Mondiale, le Fonds Monétaire International – décidèrent d'établir 30 méga-villes (grosses villes) dans le monde entier où auront lieu "la coordination, le service et la gérance de l'économie mondiale". Et, le sort des autres municipalités était aussi à l'agenda..

En 1998, Toronto était institué la méga-ville du Canada pour contrôler l'économie de tout notre pays. Cinq grosses villes ont été regroupées avec la ville de Toronto pour former cette méga-ville qui est le lieu choisi de coordination entre le Canada et le gouvernement mondial. Toutes les banques et les Caisses Populaires du Canada seront contrôlées par la banque centrale qui est à Toronto. Et tous les ordinateurs des provinces, des municipalités, des compagnies seront reliés à l'ordinateur central du Canada qui est à Brampton, près de Toronto. La méga-ville de Toronto est un centre d'informatique et de finance, "la porte d'entrée de l'économie mondiale", qui transmettra les multiples informations à la grosse banque et au gros ordinateur du gouvernement mondial.

C'est une dictature à l'échelle mondiale que l'on nous prépare sournoisement. C'est l'ordinateur de Brampton relié à l'ordinateur du gouvernement mondial qui prendra les décisions. Et les maires des méga-villes, des autres municipalités deviendront des fonctionnaires du gouvernement mondial communiste. Chaque individu deviendra la proie de l'ordinateur par la micropuce qui enregistrera tous ses faits et gestes, tous ses achats et ses ventes. Le contribuable ne pourra plus se faire entendre devant un Conseil municipal local. Il sera programmé comme un robot.

Le problème majeur des municipalités est un manque d'argent. Que les maires, les députés et les ministres de toutes les provinces s'unissent pour réclamer qu'Ottawa ordonne à la Banque du Canada de financer par des créations nouvelles d'argent sans dettes, sans intérêt, sans taxes, chaque province, les corps publics, les municipalités. Nous ne voulons pas du gouvernement mondial. Nous ne voulons pas du regroupement des municipalités.

Yvette Poirier

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