1945 commence.
Pour l'Union Créditiste des Électeurs, ce sera l'année des grandes pressions.
Les hommes qui se seront levés exprimeront leur volonté à leurs députés. Ils exprimeront leur volonté par des lettres multipliées, par des téléphones, des télégrammes, des visites seuls et en groupe.
Ces hommes qui se seront levés iront chercher leurs voisins et les amèneront avec eux exprimer la volonté du peuple, aux députés.
Et les pressions augmenteront en nombre. Et elles grossiront par le nombre des hommes qui viendront.
Et les pressions gagneront la partie, emporteront le morceau lorsqu'elles seront assez fortes.
Les pressions se feront par des hommes debout.
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Notre programme, créditistes, est donc de lever des hommes.
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Dans votre paroisse, combien y en a-t-il qui ont écrit une lettre contre la conscription ?
Personne. Eh bien ! votre paroisse ne compte pas un seul homme debout. Votre paroisse ne réclame rien. Elle n'obtiendra donc rien.
Dans votre paroisse, un homme seulement a écrit une protestation contre la conscription. Dans votre paroisse, il y a un homme. Votre paroisse parle par une voix dans les réclamations.
Votre paroisse a organisé une délégation auprès des deux députés. Cinquante hommes se sont rendus à la délégation. Cinquante hommes continuent à surveiller et à réclamer. Votre paroisse n'a qu'à continuer et à se joindre d'autres hommes d'autres paroisses. Et ensemble, ils vaincront.
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Mais, comment ferez-vous pour suivre la marche de ces pressions ? Pour connaître les résultats ? Pour savoir comment vous y prendre pour avancer au pas de l'Union Créditiste des Électeurs tout entière ?
Un moyen, le premier : lire régulièrement le journal VERS DEMAIN.
Un autre moyen, le second : tenir, chaque semaine, une réunion régulière des créditistes de votre paroisse pour y recevoir les directives générales et en préparer l'exécution.
Combien y a-t-il d'abonnés dans votre paroisse ? Il y en a 50. Il y a donc cinquante familles capables de comprendre.
Quel jour de la semaine a lieu votre réunion régulière ? Vous n'en avez pas ? Eh bien ! hâtez-vous d'en fixer une, et commencez cette semaine à la tenir. Et avertissez le bureau de VERS DEMAIN. Autrement, vous ne recevrez pas la lettre-circulaire indiquant les points à suivre.
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Mais qui donc dans la paroisse va prendre les devants ? Qui donc va faire la correspondance et recevoir les réponses, organiser les délégations, suivre de près le député, etc. ?
Le plus responsable de tous. Le créditiste qui peut se dire : "C'est moi qui suis responsable du bien commun dans ma paroisse".
"Je suis responsable, c'est-à-dire que je me charge de faire marcher le Crédit Social, cette technique pour réaliser le bien commun. S'il ne marche pas, ce n'est pas la faute d'un tel ou d'un autre tel. C'est ma faute à moi, c'est parce que je ne travaille pas assez. C'est parce que mes méthodes ne sont pas assez efficaces. Je vais donc travailler plus et perfectionner mes méthodes.
"Le Crédit Social avancera dans ma paroisse, l'Union Créditiste des Électeurs fonctionnera, parce que c'est moi qui en suis responsable, et que je sais ce que c'est que de porter une responsabilité".
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Qui donc est le responsable dans votre paroisse ? Vous ne le savez pas ? Il n'y en a pas ? Eh bien ! c'est vous, monsieur, le responsable. C'est votre faute si l'Union Créditiste des Électeurs ne fonctionne pas. C'est votre faute si votre député ne fait pas à votre goût. C'est votre faute si l'abonnement à VERS DEMAIN est tombé dans votre paroisse. Combien vous-même avez-vous pris d'abonnements dans l'année 1944 ? Un ? Deux ? Et c'est vous qui étiez responsable de la paroisse ! ! !
C'est vous qui êtes responsable, oui, vous-même, parce que vous lisez ces lignes. L'autre, celui sur qui vous comptiez, compte aussi sur vous. Et d'ailleurs, pourquoi l'autre et non pas vous ? L'autre a-t-il été plus que vous consacré créditiste, par un sacrement spécial ? L'autre, l'autre, ça n'est personne. Mais vous, c'est quelqu'un. Allons, levez‑vous et prenez les devants.
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Voici donc le programme de votre paroisse :
1) Des hommes debout.
2) Des abonnés à VERS DEMAIN.
3) Une assemblée régulière chaque semaine.
4) Un responsable, qui est vous-même.
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Il y a actuellement dans la province de Québec sept cents paroisses capables d'arriver à cela tout de suite. Il y a dans la province de Québec sept cents paroisses capables d'exprimer la volonté du peuple par l'Union Créditiste des Électeurs pourvu qu'il s'y trouve un responsable.
C'est la moitié de la province.
Si la moitié de la province exprime la volonté du peuple, la volonté du peuple sera accomplie.
Nous pouvons mettre sur pied en 1945 la moitié de la province.
Nous le ferons.
Vous le ferez, vous le responsable.
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C'est le souhait de VERS DEMAIN à tous ses lecteurs : Que vous deveniez des hommes responsables, et le pays sera sauvé.