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Les financiers veulent vider la Gaspésie et la Côte Nord

Gilberte Côté-Mercier le mercredi, 01 août 2001. Dans Gouvernement mondial

Les familles doivent s'expatrier pour leur gagne-pain

Le gouvernement fédéral d'Ottawa et le gouvernement provincial du Québec sont complices pour vider la Gaspésie. Les taxes augmentent considérablement. La population devient de plus en plus pauvre. Ces têtes communistes et sans-cœur veulent transformer la péninsule de la Gaspésie en un centre uniquement touristique. Ils veulent chasser les Gaspésiens de leur patrimoine.

Au bout de la Péninsule de la Gaspésie, près de la ville de Gaspé, le gouvernement fédéral a transformé un vaste territoire en des centres touristiques. Il a confisqué toutes les terres qui appartenaient aux citoyens. Il a forcé des centaines de familles à déménager ailleurs, à quitter le sol défriché par leurs ancêtres. Cette cruauté de nos dirigeants politiques ne date pas de ces dernières années. Plusieurs petites paroisses, en Gaspésie, ont été fermées dans les années passées par le plan Arda, né d'une loi fédérale votée en juin 1961. Ces familles, autrefois propriétaires, sont devenues aujourd'hui errantes, locataires, comme des étrangères dans le pays de leurs ancêtres.

Les Gaspésiens doivent s'expatrier pour le gagne-pain. Même la ville de Gaspé a de la peine à survivre. Beaucoup de loyers sont vides et plusieurs maisons sont à vendre. À la radio, on a même osé dire que les gens de Gaspé devraient tous déménager à Montréal. La Côte Nord et les îles de la Madeleine subissent le même sort que la Gaspésie. C'est vraiment du communisme que de chasser les familles de leurs foyers et de les forcer à aller s'installer ailleurs.

Les financiers, avec la complicité des gouvernements, veulent vider complètement la Gaspésie et la Côte Nord. Ils veulent entasser les gens autour des grandes villes, telles que Sherbrooke, Québec, Montréal, afin que personne n'échappe à la dictature mondiale internationale qu'ils préparent, un gouvernement mondial communiste, athée.

La Gaspésie a été une des régions pilotes pour le lancement des fusions des municipalités. Depuis 25 ans, une dizaine de paroisses ont été annexées avec la ville de Gaspé avant que la population ne soit mise au courant. La même chose s'est produite dans les régions de Ste-Anne-des-Monts et de Percé.

Les gens ont de moins en moins de services et paient très cher de taxes. Sur la Côte Nord où les municipalités ont aussi été regroupées, la pauvreté est encore plus grande qu'en Gaspésie. Toutes ces paroisses se font couper les vivres par les gouvernements provincial et fédéral. Les compagnies ferment leurs portes. Ces milliers de mis à pied deviennent chômeurs et ensuite assistés sociaux. Ou bien, ils quittent la Gaspésie ou la Côte Nord pour chercher un emploi ailleurs.

Vous lirez dans l'article suivant de Mme Gilberte Côté-Mercier « une profonde réflexion » inspirée par cette scène douloureuse de familles dépouillées de leurs biens ancestraux. Et vous y verrez le remède économique qu'il faut y apporter.

Yvette Poirier

par Gilberte Côté-Mercier

Où sont donc les responsables ?

Une profonde réflexion est inspirée par ce drame douloureux de familles chassées de leur terre ancestrale, dépouillées de leurs biens. Il y a la misère des familles autrefois propriétaires, mais devenues aujourd'hui errantes, locataires, comme des étrangères dans le pays de leurs pères. Il y a la tristesse de belles terres abandonnées.

Dans ce tableau, il y a une misère plus profonde encore que tout cela, une misère qu'on ne discerne pas toujours : c'est l'infamie d'une société qui permet de telles injustices. La société qui détruit les paroisses, qui chasse les familles de leur bien ancestral, cette société-là, mesdames et messieurs, est en état de péché mortel. Et si cette société ne s'amende pas, elle sera bientôt ruinée tout entière par son propre péché.

Il y a des riches qui m'écoutent et qui se disent peut-être : "C'est bien triste, mais tant mieux que ce ne soit pas moi qui sois la victime." Non, vous n'êtes pas la victime encore, mais vous êtes coupables avec la société.

La société, ce n'est pas une abstraction ni un poteau de télégraphe. La société est composée d'hommes. Et il doit y avoir des responsables des injustices de la société.

Où sont-ils donc les responsables ? Tous. Nous sommes tous responsables. Et sont particulièrement responsables ceux qui ont des moyens, plus de moyens que les autres, et qui ne s'en servent pas pour corriger les injustices. Ceux qui possèdent de l'argent, ceux qui ont de l'instruction, ceux qui jouissent d'un certain prestige, ceux qui détiennent le pouvoir, sont responsables des injustices sociales.

Communisme !

Le plus souvent, ceux-là, dont je viens de vous parler, ces égoïstes, ces gavés, ils ne voient pas le communisme qui est devant eux, qui couvre nos campagnes, nos villes, notre pays. Car c'est vraiment du communisme de chasser les familles de leurs foyers, de s'emparer de leurs terres, c'est vraiment du communisme d'éliminer des paroisses.

Vous avez peur du communisme, de la mondialisation, du gouvernement mondial qui sera le communisme à l'échelle internationale. Pour deux raisons sans doute. Le communisme est athée, il nie le bon Dieu. Il nous enlève notre raison de vivre à nous, les hommes destinés au Ciel du bon Dieu. Pour cette grande raison, il faut combattre le communisme.

Mais, le communisme a un autre défaut. Il nie la propriété privée. Il arrache aux individus et aux familles leurs biens ; avec les propriétaires d'autrefois, il fait des locataires, des ouvriers, des esclaves, des prisonniers.

Est-ce que ce n'est pas actuellement ce que l'on fait dans notre pays ? On détruit la foi. On détruit la propriété familiale. En Gaspésie, on a chassé des familles de leurs terres, on a vidé des paroisses par le plan Arda à la grandeur du Canada et on continue d'éliminer des paroisses par les fusions des municipalités.

Nous sommes réellement dans le communisme. Votre père était propriétaire probablement. Votre grand-père l'était sûrement, car tout le monde était propriétaire dans ce temps-là. Et votre arrière-grand-père aussi, il était propriétaire ? Mais, oui, ce pays, ce sont vos ancêtres à vous qui l'ont découvert. Ils l'ont défriché, cultivé, développé de père en fils, et l'ont légué en héritage à leurs enfants. Normalement, vous devriez être plus propriétaire que vos ancêtres, puisque le pays, puisque les fermes, les maisons se sont enrichis. Eh bien ! c'est le contraire qui arrive. Vous êtes devenus locataires sur la propriété de vos pères, vous, les héritiers légitimes. Vous êtes même obligés de vous exiler sans cesse, de changer toujours de province pour gagner le pain de vos enfants. Vous n'êtes plus locataires, vous êtes devenus les sans-logis, les Canadiens errants.

Système financier

Qui donc a créé cet état de chose ? Qui est le grand coupable ? Où est la cause véritable d'un pareil désordre ?

Dans le système financier exploiteur, voleur. Le système financier, vous savez ce qu'il fait ? Écoutez-moi bien. Le système financier, à mesure que les travailleurs développent le pays, le système financier inscrit la richesse du pays comme une dette sur le dos des travailleurs eux-mêmes. Oui, c'est vrai. Dans les livres de banque du pays, la richesse produite par les Canadiens, est un débit, une dette sur le dos des Canadiens, en même temps qu'un crédit au profit des banquiers. Comprenez-vous bien ? Notre système bancaire est arrangé de telle façon qu'il inscrit à l'envers les développements du Canada. Vous autres, les ouvriers, les paysans, vous créez la richesse. Le système bancaire fait les chiffres mis à votre débit, des chiffres d'argent dans les livres de banque. Et c'est un crédit pour le banquier, ça lui rapporte des intérêts. Votre travail, vos richesses, le système bancaire appelle cela des dettes pour vous et son bien à lui. C'est de la fausse comptabilité, c'est une comptabilité menteuse. Le système financier devrait inscrire notre richesse à notre crédit, et non pas à notre débit comme une dette. Et alors, le pays ne s'endetterait pas à mesure qu'il s'enrichit. Comprenez-vous cela ? Plus le pays est riche, plus la dette du pays et de chacun est grosse. Ça n'a pas de bon sens. Et c'est parce que le système bancaire fonctionne à l'envers. Et c'est fait exprès pour enrichir les financiers en volant la population.

Le peuple est volé de son crédit par les financiers. Voilà ce que dit le Crédit Social. Aujourd'hui, nous vivons sous un régime de crédit bancaire, le crédit de la banque. Il faudrait placer le pays sous un régime de crédit social, le crédit de la société. Alors, l'enrichissement du pays donnerait des dividendes aux Canadiens, au lieu d'augmenter leurs dettes et leurs taxes. Et le pays s'enrichit d'une façon phénoménale. Toutes nos dettes devraient disparaître, toutes les taxes aussi, et être remplacées par des dividendes à tous et à chacun. Voilà qui nous permettrait de garder nos paroisses, nos maisons et nos fermes.

Gilberte Côté-Mercier

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