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Si les hommes ne suivent pas les enseignements du Christ il ne saurait y avoir aucune paix véritable

le samedi, 01 janvier 2000. Dans Catéchèses et enseignements

Encyclique du Pape Pie XI "Ubi Arcano Dei"

Il y a 2,000 ans, Notre Seigneur Jésus-Christ est venu sur la terre pour devenir le Roi suprême des nations et des peuples. Il a été institué par Dieu, Pontife et Roi de l'univers visible et invisible.

Le Cardinal Pie, grand défenseur de la Royauté Sociale de Notre Seigneur Jésus-Christ, s'exprimait ainsi :

"Jésus-Christ est la pierre angulaire de tout l'édifice social. Lui de moins, tout s'ébranle, tout se divise, tout périt."

La société d'aujourd'hui s'écroule parce, qu'elle a rejeté "la pierre angulaire, Jésus-Christ". Le grand crime de notre société actuelle est l'apostasie officielle des États. On nous prépare un gouvernement mondial avec une religion mondiale occulte, le satanisme. Les financiers et francs-maçons sont prêts à déclencher une troisième guerre mondiale pour installer le gouvernement mondial.

Voulons-nous travailler efficacement au rétablissement de la paix dans le monde, la paix du Christ ? Restaurons le règne du Christ-Roi. Le Christ-Roi règne sur les nations par son Église. L'Église règne par la Vérité, par l'enseignement du christianisme, et de sa doctrine sociale. Nous publions ci-dessous des extraits de l'encyclique formidable du Pape Pie XI sur la paix du Christ par le règne du Christ.

Y.P.

par S.S. le Pape Pie XI

Pourquoi tant de maux ? si la paix est absente et si, comme le remède à tant de maux, elle se fait attendre encore aujourd'hui, il faut en rechercher les raisons plus profondément que nous l'avons fait jusqu'ici.

Bien avant que la guerre mît l'Europe en feu, la cause principale de si grands malheurs agissait déjà avec une force croissante par la faute des particuliers comme des nations... Qui donc ignore la prédiction de l'Écriture : "Ceux qui abandonnent le Seigneur seront réduits à néant ?" Et l'on ne connaît pas moins l'avertissement si grave de Jésus, Rédempteur et Maître des hommes : "Sans Moi, vous ne pouvez rien faire" ; et cet autre : "Celui qui ne recueille point avec Moi dissipe".

De tout temps ces oracles divins se sont vérifiés, mais la vérité n'en a jamais avec une telle évidence éclaté aux yeux de tous que de nos jours. C'est pour s'être misérablement séparés de Dieu et de Jésus-Christ que de leur bonheur d'autrefois les hommes sont tombés dans cet abîme de maux... Dieu et Jésus Christ ayant été exclus de la législation et des affaires publiques, et l'autorité ne tirant plus son origine de Dieu mais des hommes, les lois ont perdu la garantie des sanctions réelles et efficaces ainsi que des principes souverains du droit, qui, aux yeux mêmes de philosophes païens comme Cicéron, ne peuvent dériver que de la loi éternelle de Dieu...

Profanation du mariage

On décida de même que Dieu ni le Seigneur Jésus ne présideraient plus à la fondation de la famille, et l'on fit rentrer dans la catégorie des contrats civils le mariage, dont le Christ avait fait un grand sacrement et qui, dans sa pensée, devait être le symbole saint et sanctificateur du lien indissoluble qui l'unit lui-même à son Église. Aussi, dans les masses populaires s'obscurcissent les idées et les sentiments religieux que l'Église avait infusés à la cellule-mère de la société qu'est la famille ; la hiérarchie et la paix du foyer disparaissent ; l'union et la stabilité de la famille sont de jour en jour plus compromises ; le feu des basses convoitises et l'attachement mortel à des intérêts mesquins violent si fréquemment la sainteté du mariage, que les sources mêmes de la vie des familles et des peuples en sont infectées.

Écoles sans Dieu

Enfin on a paru exclure Dieu et le Christ de l'éducation de la jeunesse ; on est arrivé, et c'était inévitable, non pas tant à supprimer la religion dans les écoles qu'à l'y faire attaquer à mots couverts ou même ouvertement ; les enfants en ont conclu qu'ils n'avaient rien ou pour le moins fort peu à attendre, pour la conduite de la vie, de cet ordre de choses, qu'on passait absolument sous silence ou dont on ne parlait qu'avec des termes de mépris. Et, de fait, si Dieu et sa loi sont proscrits de l'enseignement, on ne voit plus comment on peut demander aux jeunes gens de fuir le mal et de mener une vie honnête et sainte, ni comment préparer pour la famille et la société des hommes de mœurs rangées, partisans de l'ordre et de la paix, capables et à même de contribuer à la prospérité publique.

Puisqu'on a renié les préceptes de la sagesse chrétienne, il n'y a pas lieu de s'étonner que les germes de discorde semés partout, comme en un sol bien préparé, aient fini par produire cet exécrable fruit d'une guerre, qui, loin d'affaiblir par la lassitude les haines internationales et sociales, ne fit que les alimenter plus abondamment par la violence et le sang.

Remèdes aux maux

Nous venons d'énumérer brièvement les causes des maux qui accablent la société. Il reste à étudier les remèdes que, en se basant sur la nature même de ces maux, on peut juger susceptibles de la guérir. La tâche qui s'impose avant toute autre c'est la pacification des esprits... Ce qu'il faut, c'est une paix qui pénètre les cœurs, les apaise et les ouvre peu à peu à des sentiments réciproques de la charité fraternelle. Une telle paix ne saurait être que la paix du Christ... C'est lui qui a promulgué la loi de l'amour et du support mutuel entre tous les hommes, et la scella pour ainsi dire de son sang : "Mon précepte à moi est que vous vous aimiez les uns les autres comme moi-même je vous ai aimés."

Il découle de là clairement que la paix authentique du Christ ne saurait s'écarter de la règle de la justice, puisque c'est Dieu qui juge la justice et que la paix est une œuvre de justice...

Nous avons déjà montré qu'une des causes principales du chaos où nous vivons réside dans ce fait que de graves atteintes ont été portées au culte du droit et au respect de l'autorité, – ce qui s'est produit le jour où on s'est refusé à voir en Dieu, Créateur et Maître du monde, la source du droit et de l'autorité. Ce mal trouvera lui aussi son remède dans la paix chrétienne, qui se confond avec la paix divine et par là même prescrit le respect de l'ordre, de la loi et de l'autorité...

Le Christ soumis

Dans sa famille, le Christ fut d'une admirable déférence pour l'autorité de ses parents, se soumettant pour l'exemple à Marie et Joseph. C'est en son nom, enfin, que les Apôtres promulguèrent cette règle : "Que tout homme soit soumis aux autorités supérieures, car il n'est point de pouvoir qui ne viennent de Dieu".

Remarquons par ailleurs ce fait : sa doctrine et ses préceptes touchant la dignité de la personne humaine, la pureté des mœurs, le devoir de l'obéissance, l'organisation divine de la société, le sacrement de mariage et la sainteté de la famille chrétienne, tout cela et l'ensemble des vérités qu'il avait apportées du ciel sur la terre, le Christ ne l'a confié en dépôt qu'à son Église seule, avec la promesse formelle qu'il l'aiderait et serait avec elle et à jamais, et il lui a donné mission de l'enseigner, en un magistère infaillible, à toutes les nations jusqu'à la fin des siècles. Cette observation fait entrevoir tout de suite quels puissants remèdes peut et doit offrir l'Église catholique pour la pacification du monde...

L'Église, qui détient la vérité et le pouvoir du Christ, a seule mission de donner aux esprits la formation qui convient ; elle est aussi seule en mesure non seulement de rétablir aujourd'hui la véritable paix du Christ, mais encore de la consolider pour l'avenir en conjurant les menaces imminentes de nouvelles guerres que nous avons signalées. Seule, en vertu d'un mandat et d'un ordre divin, l'Église enseigne l'obligation pour les hommes de conformer à la loi éternelle de Dieu toute leur activité, publique aussi bien que privée, en tant que particuliers comme en tant que membres de la collectivité ; par ailleurs, il est évident que ce qui a trait au sort du grand nombre a une importance beaucoup plus grande.

Pour résoudre les conflits

Le jour où États et Gouvernements se feront un devoir sacré de se régler, dans leur vie politique, au dedans et au dehors, sur les enseignements et les préceptes de Jésus-Christ, alors, mais alors seulement, ils jouiront à l'intérieur d'une paix profitable, entretiendront des rapports de mutuelle confiance, et résoudront pacifiquement les conflits qui pourraient surgir.

... Il est une institution divine capable de garantir l'inviolabilité du droit des gens ; une institution qui, embrassant toutes les nations, les dépasse toutes, qui jouit d'une autorité souveraine et du glorieux privilège de la plénitude du magistère, c'est l'Église du Christ : seule elle se montre à la hauteur d'une si grande tâche grâce à sa mission divine, à sa nature, à sa constitution même, et au prestige que lui confère les siècles ; et les vicissitudes mêmes des guerres, loin de l'amoindrir, lui apportent de merveilleux développements.

Il ne saurait donc y avoir aucune paix véritable — cette paix du Christ si désirée — tant que tous les hommes ne suivront pas fidèlement les enseignements, les préceptes et les exemples du Christ, dans l'ordre de la vie publique comme de la vie privée ; il faut que, la famille humaine régulièrement organisée, l'Église puisse enfin, en accomplissement de sa divine mission, maintenir vis-à-vis des individus comme de la société tous et chacun des droits de Dieu.

Le règne du Christ

Tel est le sens de notre brève formule : le règne du Christ.

Jésus-Christ, en effet règne, d'abord sur les hommes pris individuellement : il règne sur leurs esprits par ses enseignements, sur leurs cœurs par la charité, sur toute leur vie enfin quand elle se conforme à sa loi et imite ses exemples.

Jésus-Christ règne ensuite dans la famille lorsque, ayant à sa base le sacrement du mariage chrétien, elle conserve inviolablement son caractère d'institution sacrée, où l'autorité paternelle reflète la paternité divine qui en est la source et lui donne son nom, où les enfants imitent l'obéissance de Jésus adolescent, et dont toute la vie respire la sainteté de la Famille de Nazareth.

Église, société parfaite

Jésus-Christ règne dans la société lorsque, rendant à Dieu un souverain hommage, elle reconnaît que c'est de lui que dérivent l'autorité et ses droits, ce qui donne au pouvoir ses règles, à l'obéissance son caractère impératif et sa grandeur ; quand cette société reconnaît à l'Église son privilège, qu'elle tient de son Fondateur, de société parfaite, maîtresse et guide des autres sociétés ; non que l'Église amoindrisse l'autorité de ces sociétés — légitimes chacune dans sa sphère, — mais elle les complète très heureusement, comme le fait la grâce pour la nature ; d'ailleurs le concours de l'Église permet à ces sociétés d'apporter aux hommes une aide puissante pour atteindre leur fin dernière, qui est le bonheur éternel, et les met plus à même d'assurer le bonheur de leurs membres durant leur vie mortelle.

Il apparaît ainsi clairement qu'il n'y a de paix du Christ que par le règne du Christ, et que le moyen le plus efficace de travailler au rétablissement de la paix est de restaurer le règne du Christ.


"Ah ! Si nous aimions le Christ de tout notre esprit, de toutes nos forces, si par le cri de nos supplications, nous ravissions la grâce du Sacrement de l'Amour, comme tous nos préjugés passionnels fondraient. Nous nous éprendrions d'abord et par-dessus tout de la grande Politique de la vérité, Politique de droiture envers Dieu, la seule politique riche d'éternité, la Politique du Christ-Roi." Jacques d'Arnoux

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