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Répondons à l'appel du Saint-Père, répandons et vivons le Rosaire

Gilberte Côté-Mercier le mercredi, 01 janvier 2003. Dans Prières, rosaire et dévotions

La lettre du Saint-Père est adressée à nous tous

En finissant de préparer cette lettre du Saint-Père sur le Rosaire pour en faire une large diffusion dans le monde entier, l'article suivant, « Vivre le Rosaire » de madame Gilberte Côté-Mercier, notre regrettée cofondatrice, décédée le 21 juin 2002, nous tombe sous les yeux.

par Gilberte Côté-Mercier

Vivre le Rosaire

La Très Sainte Vierge Marie, lorsqu'elle nous demande de réciter le rosaire chaque jour, veut que nous nous tenions en contact avec Dieu par les prières du Rosaire : le Credo, le Pater, le Gloria Patri, l'Ave Maria.

Mais le rosaire n'est pas seulement une prière, c'est une méditation sur les mystères joyeux de la vie de Jésus et de Marie, sur les mystères douloureux et les mystères glorieux (et maintenant aussi, sur les mystères lumineux.)

Prier, c'est adorer Dieu, Le remercier, Lui demander pardon et implorer ses grâces.

Méditer sur les mystères du rosaire, c'est se pénétrer l'âme de pensées sur l'amour de Dieu pour les hommes, amour de Dieu réalisé dans l'Incarnation de Jésus en Marie, puis dans la vie de Jésus, dans la douloureuse passion de Jésus et dans la gloire de la résurrection de Jésus et de l'Assomption de Marie. Quand nous pratiquons le rosaire chaque jour, comme prière et méditation, nous devenons petit à petit, et chaque jour davantage, des intimes de Dieu, des membres de la famille de Dieu.

Mais ce n'est pas tout ce qu'il faut comprendre dans les recommandations de la Sainte Vierge de réciter le rosaire. Il y a bien d'autres choses dans la pensée et les désirs de Notre-Dame.

Le rosaire, il faut le prier et le méditer, mais aussi il faut le vivre !

La Sainte Vierge qui nous fait cadeau du rosaire, nous donne une bien plus grande grâce que toutes celles que nous pourrions soupçonner. Nous n'avons pas encore compris sans doute la grandeur du plan de l'Immaculée, nous n'avons pas encore deviné tous les projets de cette auguste Reine quand Elle met le rosaire dans les mains de ses enfants.

Saint Maximilien Kolbe disait : Ô Immaculée, qui donc es-tu ? Dis-le moi. Que chaque jour j'apprenne davantage qui tu es, ô Immaculée !

Cette parole pourrait s'appliquer, et elle voudrait dire la même chose, si nous la disions du rosaire :

Ô saint Rosaire, qu'est-ce donc que tu es ? Que chaque jour, j'apprenne davantage ce que tu es, ô cher et doux Rosaire, don ineffable à ses enfants chéris de la Mère des mères, qui est aussi Reine toute-puissante !

Si j'y pense, à chaque moment de ma journée, ô ma Mère, si j'y songe est-ce que je ne trouverai pas, par exemple, que je dois le vivre à tout instant, ce rosaire ?

L'Incarnation

Le premier mystère du rosaire, cette Incarnation du Fils de Dieu en ton sein immaculé, ô Marie, qu'est-ce que c'est ?

C'est Dieu lui-même qui te remplit de son Être infini, ô Mère de Dieu, c'est l'Amour infini, c'est la grâce, c'est toutes les grâces qui envahissent l'Immaculée. L'Immaculée est « la pleine de grâces » : L'Ange la salue ainsi, par son nom.

Elle peut bien être remplie de grâces en tout son être, Marie, puisqu'Elle est immaculée, sans tache, sans aucun retour égoïste sur Elle-même, entièrement détachée de toute créature et d'Elle-même. En Elle, toute la place est disponible pour être parfaitement comblée par l'Infini. Quand on la regarde, c'est Dieu que l'on voit. Elle est transparente, Elle est pure comme un cristal qui laisse passer la lumière sans n'en rien ternir l'éclat.

Et moi, si je veux vivre le mystère de l'Incarnation, je dois me laisser pénétrer par Dieu, par sa grâce. Je me débarrasse de mon moi égoïste et encombrant, de mon moi qui prends la place, et je laisse la grâce m'envahir, me soumettant à la volonté de Dieu. Je me dispose à l'état de grâce.

C'est le premier mystère du rosaire. C'est la première étape dans le programme de « vivre le rosaire » ; l'état de grâce.

La Visitation

Et l'Immaculée, qui portait en Elle l'Infini incarné dans son sein, Elle sortit de chez Elle, et s'en alla par les chemins, pour porter à Élisabeth et à Jean, ce Dieu qui La soulevait, qui l'emportait vers les âmes.

Ces grâces dont Elle était comblée, ce Dieu qui était devenu sa propre chair, Elle ne pouvait pas le garder pour Elle seule, il fallait qu'Elle le portât au monde, qu'Elle sortit de chez Elle, qu'Elle marchât par tous les chemins pour le donner au monde !

L'Immaculée, Mère de Dieu fut pèlerine dès les premiers jours après l'Incarnation !

Et moi, quand je suis en état de grâce, quand j'ai reçu la sainte Hostie consacrée, je suis aussi porteur de Dieu en moi. Il faut alors que je le donne aux autres, que je sorte de moi-même, que je sorte de mon chez moi confortable, que je me lance sur la route, sur toutes les routes, pour trouver des âmes à qui je donnerai Dieu qui est en moi.

Il faut que je sois un pèlerin de Dieu.

Vivre le deuxième mystère du rosaire, n'est-ce pas cela ? Être pèlerin de Dieu ? Aller porter Dieu aux âmes par tous les chemins du monde ?

Être pèlerin, c'est vivre comme Elle.

Certainement qu'un peu mieux j'ai compris qui tu es, ô Immaculée. Certainement que j'ai un peu mieux compris la grande grâce que tu nous fais en nous passant le rosaire.

Pèlerins de saint Michel

Les Pèlerins de saint Michel sont fidèles à leur programme de la Croisade du Rosaire dans les maisons. Tous les samedis, ils vont de porte en porte faire réciter des dizaines de chapelet.

Il y aussi les veillées du Rosaire dans les familles que nous pouvons promouvoir. Le Pèlerin de saint Michel se fait un devoir d'aller, au moins une fois par mois, dans une famille pour y faire réciter tout un chapelet.

Quel agrément que ces veillées du Rosaire dans les familles ! Quelle joie profonde ! Quelles consolations ! Il y a les membres présents de la famille. On invite les voisins, des amis parfois. Ensemble, on récite les cinq dizaines du chapelet, l'acte de consécration au cour immaculé de Marie. On chante des cantiques.

Puis, on parle de l'Immaculée.

Je suis sûre que chacun de nos lecteurs pourrait aller, une fois par mois, dans une maison, faire réciter le rosaire et porter le message de l'Immaculée. Cent mille Pèlerins de saint Michel au service de l'Immaculée, quelle merveille ce serait ? Pourquoi pas ? Si vous saviez comme c'est facile ! Il suffit d'arracher ses pantoufles un soir sur 30 dans le mois. Vous verrez comme vous serez heureux de travailler pour cette auguste Reine. Seule l'Immaculée peut chasser tous les démons de notre monde, depuis ceux de la politique jusqu'à ceux qui ont pénétré dans nos écoles et dans nos familles.

Ô Immaculée que ton Saint Rosaire soit la garantie de la paix dans le monde et dans nos familles et notre armure contre les forces diaboliques déchaînées sur la terre.

Gilberte Côté-Mercier

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