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Rendons témoignage à la vérité

Alain Pilote le mardi, 01 mai 2001. Dans Église catholique romaine

«Un temps viendra où les hommes ne supporteront plus la saine doctrine»

Analogie sur la société moderne

Le mouton noir d'une famille ou d'un groupe, c'est celui qui n'agit pas correctement, qui n'agit pas comme les autres. Il y a cinquante ans, ceux qui donnaient le mauvais exemple et menaient une vie de péché en public étaient considérés comme des moutons noirs, et se faisaient regarder de travers par le reste de la société. Mais depuis cinquante ans, les choses ont changé du tout au tout. Aujourd'hui, la société est complètement bouleversée, et on se retrouve avec la situation contraire: ce sont ceux qui veulent rester de bons catholiques qui se font regarder de travers et appeler les «moutons noirs».

Aujourd'hui, on dit que ce qui est bien, c'est ce qui est fait par la majorité. Par exemple, si une majorité de gens ne vont pas à la messe le dimanche, on dira que ceux qui y vont ne sont pas normaux, que ce sont des gens «étranges», des fanatiques, etc. L'avortement a toujours été considéré un meurtre, mais on met en prison aujourd'hui non pas ceux qui tuent les enfants dans le sein de leur mère, mais ceux qui dénoncent ces meurtres!

La société actuelle a complètement perdu le sens des valeurs, on appelle «bien» ce qui est mal aux yeux de Dieu. Si vous voulez dénoncer l'homosexualité, ou prêcher la chasteté avant le mariage, on vous regardera avec de grands yeux tout étonné, vous demandant «de quelle planète vous venez», et on vous traitera d'idiot, d'intolérant, de bigot, etc. Pourtant, les Commandements de Dieu sont très clairs, et ils ne changeront jamais. Saint Paul écrit dans sa première épitre aux Corinthiens: «Ne vous y trompez pas! Ni les impudiques, ni les idolâtres, ni les adultères, ni les dépravés, ni les gens de mœurs infâmes, ni les voleurs, ni les cupides, pas plus que les ivrognes, insulteurs ou rapaces, n'hériteront du Royaume de Dieu» (1 Cor 6, 9). Et on pourrait continuer cette liste d'exemples à l'infini.

Alors, quel est le problème? C'est le combat entre Dieu et Satan, entre le bien et le mal, qui continue sur terre, depuis le commencement du monde. Parce que les gens ne prennent plus les moyens de demeurer dans la grâce de Dieu, ils tombent dans les pièges du démon, et écoutent ses nombreux mensonges. Saint Paul écrit aussi: «Car un temps viendra où les hommes ne supporteront plus la saine doctrine, mais au contraire, au gré de leurs passions et l'oreille les démangeant, ils se donneront des maîtres en quantité et détourneront l'oreille de la vérité pour se tourner vers les fables» (2 Tim 4, 3).

Les gens appellent «vertus» ce qui est en réalité des vices. Les gens ne veulent plus croire dans les vérités de la religion catholique, dans la présence de Dieu dans la sainte Eucharistie, mais ils se fabriquent de fausses idoles et sont prêts à croire tous les mensonges de Satan comme l'astrologie, la réincarnation, les extra-terrestres, etc. A voir ces mensonges si répandus, on ne peut s'empêcher de faire le rapprochement avec ces terribles paroles de Notre-Seigneur: «Mais le Fils de l'homme, quand il reviendra, trouvera-t-il la foi sur la terre?» (Luc 18, 8).

Comme le Pape Jean-Paul Il l'écrivait en 1995 dans sa lettre encyclique «L'Évangile de la vie» : «Une grande partie de la société actuelle se montre tristement semblable à l'humanité que Paul décrit dans la Lettre aux Romains. Elle est faite d'«hommes qui tiennent la vérité captive dans l'injustice» (1,18): ayant renié Dieu et croyant pouvoir construire sans lui la cité terrestre, «ils ont perdu le sens dans leurs raisonnements», de sorte que «leur cœur inintelligent s'est enténébré» (1,21); «dans leur prétention à la sagesse, ils sont devenus fous» (1,22).

Le Coeur Sacré de JésusCes gens ne veulent pas des Commandements de Dieu, ils veulent être «libres» de commettre tous les péchés qu'ils désirent. Comme ils sont devenus fous! Dieu a mis dans le cœur de l'homme un désir d'infini, que Lui seul, et aucune créature ou chose créée, ne peut combler. L'homme qui vit dans le péché court donc après le bonheur sans jamais pouvoir le trouver, puisqu'il lui manque Dieu. Saint Augustin, qui avait d'abord mené une vie tumultueuse, écrivait dans ses «Confessions» après sa conversion: «Tu nous as créés pour toi, Seigneur, et notre cœur n'est heureux que lorsqu'il repose en toi.»

Les gens prétendent se libérer de Dieu et de Ses Commandements, mais ils deviennent esclaves du péché. Pour eux, la simple présence de chrétiens est un reproche. Les chrétiens et catholiques pratiquants sont une menace pour le mode de vie actuel, et ils sont persécutés parce qu'ils ne suivent pas le courant du monde. Mais Jésus a dit: «Le serviteur n'est pas plus grand que son maître. S'ils m'ont persécuté, vous aussi ils vous persécuteront» (Jean 15, 21).

Il existe une opposition irréconciliable entre l'esprit du monde et l'esprit de Dieu, il faut choisir l'un ou l'autre, on ne peut servir les deux à la fois. Saint Augustin dit que le monde est divisé en deux camps: la Cité de Dieu, où on y pratique «l'amour de Dieu jusqu'au mépris de soi», et la Cité de Satan, où on y pratique «l'amour de soi jusqu'au mépris de Dieu».

Les choses peuvent et vont changer

Devant une telle situation, où l'injustice et le mal semblent prospérer, certains peuvent être tentés par le découragement et le doute. Par exemple, si vous leur parlez de l'urgence de corriger le système financier, ils vous répondront: «Tout ce que vous dites est vrai, mais vous ne pourrez jamais rien changer: les gens sont trop corrompus, les Financiers sont trop puissants, etc.» Mais pour nous, chrétiens, il n'y a pas de place pour le découragement, car nous savons que la victoire finale appartient à Dieu, et le bien triomphera sur le mal. Avec l'aide de Dieu et nos efforts humains, tout est possible, tout peut changer. Dans son allocution au cours de l'Audience générale du 31 janvier 2001, Jean-Paul Il expliquait que nous ne devons jamais perdre espoir:

«La deuxième Épître de Pierre exprime déjà ce doute, en réfléchissant sur l'objection de ceux qui sont dubitatifs ou sceptiques, ou même "railleurs pleins de railleries", et s'interrogent: "Où est la promesse de son avènement? Depuis que les Pères sont morts, tout demeure comme au début de la création" (2 P 3, 3-4).

«Telle est l'attitude découragée de ceux qui renoncent à tout engagement à l'égard de l'histoire et de sa transformation. Ceux-là sont convaincus que rien ne peut changer, que tout effort est destiné à être vain, que Dieu est absent et en rien intéressé par ce minuscule point de l'univers qu'est la terre... En effet, si rien ne peut changer, quel sens cela a-t-il d'espérer? Il ne reste qu'à se mettre en marge de la vie, en laissant le mouvement répétitif de la vie humaine accomplir son cycle éternel.

«Dans cette lignée, de nombreux hommes et femmes sont désormais abattus, en marge de l'histoire, privés de confiance, indifférents à tout, incapables de lutter ou d'espérer. En revanche, la vision chrétienne est illustrée de façon limpide par Jésus, alors que, "les Pharisiens lui ayant demandé quand viendrait le Royaume de Dieu, il leur répondit: "La venue du Royaume de Dieu ne se laisse pas observer, et l'on ne dira pas: 'Voici, il est ici ! ou bien: il est là !"Car voici que le Royaume de Dieu est au milieu de vous'» (Lc 17, 20-21).

«A la tentation de ceux qui envisagent des scénarios apocalyptiques d’irruption du Royaume de Dieu et de ceux qui ferment les yeux, alourdis par le sommeil de l’indifférence, le Christ oppose la venue sans clameur des cieux nouveaux et de la terre nouvelle. Cette venue est semblable à la croissance cachée, bien que fervente, de la semence, dans la terre» (cf. Mc 4, 26-29).

«Dieu est donc entré dans la vie humaine et dans le monde et poursuit silencieusement son œuvre, en attendant patiemment l’humanité, avec ses retards et ses conditionnements. Il en respecte la liberté, la soutient lorsqu’elle est tenaillée par le désespoir, la conduit d’étape en étape et l’invite à collaborer au projet de vérité, de justice et de paix du Royaume. L’action divine et l’engagement humain doivent donc s’entremêler. «Le message chrétien ne détourne pas les hommes de la construction du monde et ne les incite pas à se désintéresser du sort de leurs semblables: il leur en fait au contraire un devoir plus pressant» (Gaudium et spes, n. 34).

«“La mission de l’Église n’est pas seulement d’apporter aux hommes le message du Christ et de sa grâce, mais aussi de pénétrer et de parfaire par l’esprit évangélique l’ordre temporel” (Apostolicam actuositatem, n. 5). L’ordre spirituel et l’ordre temporel, “bien que [...] distincts, sont liés dans l’unique dessein divin; aussi Dieu lui-même veut-il, dans le Christ, réassumer le monde tout entier, pour en faire une nouvelle créature en commençant dès cette terre et en lui donnant sa plénitude au dernier jour” (ibid.).

«Animé par cette certitude, le chrétien marche avec courage sur les routes du monde, en cherchant à suivre les pas de Dieu et en collaborant avec lui pour faire naître un horizon dans lequel «Amour et vérité se rencontrent, justice et paix s’embrassent» (Ps 85 [84], 11).»

Rendre témoignage à la vérité

En termes concrets, que devons-nous faire? Rendre témoignage à la vérité, défendre la vérité, se dévouer pour la justice et les droits de Dieu. Avant d’être condamné à mort, Jésus a répondu à Pilate: «Je suis né, et je suis venu dans le monde pour rendre témoignage à la vérité» (Jean 18, 37). Nous devons défendre la vérité, que cela plaise ou non à certaines personnes.

Vous avez peur d’être persécutés, qu’on se moque de vous? Alors, considérez le problème de cette manière: quoique vous fassiez ou disiez, vous ne pourrez jamais plaire à tout le monde. Alors, puisque vous ne pouvez faire plaisir à tout le monde, assurez-vous de faire au moins plaisir à Dieu, c’est la seule chose qui compte. Dieu ne nous demande pas de réussir dans tout ce que nous faisons, mais Il nous demande d’essayer, de témoigner. L’impossible, le miracle, c’est Lui qui l’accomplira, à condition que nous fassions notre petite part, que nous collaborions à Son œuvre de salut. Par exemple, pour ceux qui connaissent Vers Demain, c’est un devoir de témoigner de Vers Demain, de le faire connaître aux autres, de trouver de nouveaux abonnés.

Dans chaque situation, ne vous demandez pas ce que les autres personnes vont penser, mais seulement ce que Dieu va en penser. Nous ne devons jamais avoir honte de Dieu ni de notre foi. «Car quiconque rougira de moi et de mes paroles dans cette génération adultère et pécheresse, le Fils de l’homme aussi rougira de lui, lorsqu’il viendra dans la gloire de son Père avec les saints anges» (Marc 8, 38). Jésus nous dit: «N’ayez pas peur, je serai avec vous toujours, jusqu’à la fin du monde!»

L’état de grâce

Le but de la vie sur terre, c’est de connaître, aimer et servir Dieu, pour vivre heureux avec Lui dans le Ciel pour l’éternité. Si on manque cet objectif, on a tout perdu. Vivre sur terre et ignorer cet objectif, c’est de la folie. Nous sommes des pèlerins sur cette terre, seulement de passage. Notre vraie patrie pour l’éternité, c’est le Ciel. Mais attention, on n’y va pas automatiquement: comme il est écrit à la fin de l’Évangile de saint Mathieu sur le jugement dernier, nous y irons seulement si nous avons mis en pratique l’amour de Dieu et du prochain. Autrement, ce sera l’enfer éternel, privé de Dieu pour l’éternité.

Sans l’aide de Dieu, nous ne pouvons rester en état de grâce, nous avons absolument besoin de Son aide, de Ses sacrements. Pour rester en état de grâce, le Pape suggère aux jeunes, cinq moyens: la communion et confession fréquentes, la prière, la méditation de l’Écriture Sainte, et l’adoration eucharistique. Le plus grand désir de Dieu, c’est de vivre en union avec nous dans notre cœur. C’est pour cela qu’Il a inventé le sacrement de l’Eucharistie, qui est la façon la plus intime de s’unir à nous: se donner en aliment. Quel grand mystère d’amour!

Mais pour pouvoir recevoir le Corps du Christ, il ne faut pas avoir de péché grave (mortel) sur la conscience. La première condition du salut, c’est de reconnaître que nous sommes pécheurs, que nous avons besoin du pardon de Dieu, au confessionnal. Celui qui dit qu’il n’y a pas de péché, ne peut pas être sauvé, puisqu’il dit qu’il n’a pas besoin du pardon de Dieu. Pour être pardonnés, les péchés graves doivent être confessés individuellement au prêtre, au confessional. (Voir pages 24 et suivantes.)

Alain Pilote

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