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"On ne se moque pas de Dieu”

le mercredi, 01 août 2001. Dans Catéchèses et enseignements

Monseigneur Louis-Joseph Beaumier, l'auteur de l'article qui suit, décédé depuis six ans, a été Supérieur au Séminaire des Trois-Rivières pendant cinq ans, et aumônier des religieuses du Précieux-Sang des Trois-Rivières, pendant quatorze ans. Dans les années 1970, "Le Bien Public" a publié des articles du Chanoine Beaumier, dénonçant l'immoralité, particulièrement les mauvaises modes. Depuis 1970, la corruption s'est accentuée. En l'an 2001, le nudisme et la fornication se pratiquent à ciel ouvert. Quelle scène horrible s'est déroulée récemment à Montréal ! Trois milles personnes complètement nues dans les rues de Montréal. Aucune autorité n'a réagi devant cette orgie. Notre société est pire que Sodome et Gomorrhe. La colère divine s'abattra-t-elle bientôt sur nous si nous ne nous convertissons pas ? Nous l'aurons mérité. Que les paroles profondes de Monseigneur Beaumier nous incitent à vivre dans une grande pureté et à pratiquer une parfaite modestie !

YP

par Mgr Louis-Joseph Beaumier

Ce tout petit mot de saint Paul (Galates, VI, 7) nous en dit long, si l'on veut y réfléchir : « Dieu ne se laisse pas tromper ; Dieu ne se laisse pas rouler ! » Dans aucun domaine, on ne peut « jouer Dieu ». On ne trompe même pas la nature : toute nature violentée se venge, un jour ou l'autre.

On peut tromper les gens, un certain temps. Mais même sur le plan humain, on ne peut tromper tout le monde tout le temps. C'est déjà une vérité et une constatation du sens commun. À plus forte raison du côté de Dieu.

Dieu n'est pas une idée, une imagination. Dieu est un Être personnel vivant, infiniment parfait et saint. Si quelqu'un croyait jouer Dieu quelques années, il serait dupe de lui-même. Et puis, que sont quelques années devant l'Éternel ?

Si nous appliquons cette vérité sur le plan moral, nous pouvons entrevoir à quelles conséquences elle nous entraîne.

Bien des gens distraits, dissipés, volages disent et répètent : "L'usage du déshabillé féminin ?... Pourquoi s'en faire ?... C'est irréversible !... Aujourd'hui, on n'est plus « au temps de nos aïeux »... Les vieilles idées du péché originel, qui entraîne du désordre dans les plaisirs charnels, c'est « dépassé », qu'on ne nous parle pas de cela !... etc." Nos « évolués » de ce temps pourraient nous dire encore d'autres sornettes.

Le bon saint Jean, « l'apôtre que Jésus aimait », radotait-il quand il écrivait, sous la dictée du Saint-Esprit :

"Je vous ai écrit, jeunes gens, parce que vous êtes forts et que la Parole de Dieu demeure en vous, et que vous avez vaincu le malin. N'aimez point le monde, ni ce qui est dans le monde, la concupiscence de la chair, la concupiscence des yeux, et l'orgueil de la vie, cela ne vient pas du Père, mais du monde. Le monde passe, et sa concupiscence aussi ; mais celui qui fait la volonté de Dieu demeure éternellement." (I Jean, II, 14 à 17).

Aucun bon chrétien ne peut lire ces paroles « avec un cœur noble et bon », comme dit Jésus (Luc VIII, 15) sans faire une vraie réflexion salutaire. Même les jeunes. Saint Jean savait que les jeunes peuvent et doivent « vaincre le malin, le diable », s'ils veulent s'y mettre. C'est vrai encore aujourd'hui. Mais à condition de lutter contre le malin, contre le monde mauvais, le monde maudit par Jésus (Mt, XVIII, 7).

Qu'on ne s'y méprenne pas. Dans le texte cité plus haut, il y a deux choses essentielles :

– ne pas accepter le monde fait de tendances sensuelles et d'orgueil. Il ne peut y avoir de concession de ce côté.

- accepter la volonté de Dieu, notre Père qui nous demande de « venir à lui » et de vivre avec lui...

Quand le Concile parle « d'ouverture au monde » ce n'est sûrement pas de « ce monde fait de concupiscence », dont parle saint Jean. "Ce monde, dit Paul VI, est celui qui signifie le royaume des ténèbres du péché et la coalition des fausses vertus." (D.C. 6 avr. 1969, p. 302).

Dans tout ce domaine du sensuel et du charnel résonne sans cesse à l'oreille du cœur le petit mot de saint Paul : « On ne se moque pas de Dieu ».

« Parole de Dieu », elle est ce vivant scalpel qui pénètre l'âme jusqu'aux plus secrets recoins de notre âme, là où l'on ne veut pas descendre.

« Elle est vivante la parole de Dieu, écrit saint Paul aux Hébreux (IV, 12, 13) ; elle est efficace, plus acérée qu'aucune épée à deux tranchants ; si pénétrante qu'elle va jusqu'à séparer l'âme de l'esprit, les jointures des mœlles ; elle démêle les sentiments et les pensées du cœur. Aussi nulle créature n'est cachée devant Dieu, mais tout est nu et à découvert aux yeux de celui à qui nous devons rendre compte."

Après avoir lu ces paroles de Dieu avec un cœur noble et bon, qui peut se faire accroire :

— que le 6e commandement de Dieu, ça n'a plus autant d'importance aujourd'hui qu'autrefois ;

- qu'on fait comme tout le monde ; on n'est pas pire que les autres... etc. Ce sont de vieux refrains, mille fois réfutés.

En terminant ces pages, faisons la remarque suivante, qui ne manque sûrement pas d'importance : la connaissance, l'abondance du savoir, n'est pas immunisation contre le mal. Le bien et le mal relèvent de la volonté avant tout...

Le Pape Jean XXIII mettait en garde les séminaristes contre une fausse et périlleuse culture, contre "les lectures paresseuses et empoisonnées qui corrompent les consciences et qui, sous le prétexte de nous mettre au courant de tout pour pouvoir porter un jugement sur tout, et, pour parler le langage de la génération moderne, deviennent une école et une pratique de « subtiliter fornicare » (pécher avec finesse)" (Oss. R. 1959, 4 déc.)

Ce jugement sévère et si opportun de Jean XXIII vaut pour tous nos jeunes d'aujourd'hui.

Déjà Pie XI avait dénoncé ces subtiles connaissances (charnelles) chez les époux :.

"Ces réformateurs de la vie conjugale prétendent venir au secours des époux, en faisant grand état de ces choses d'ordre physiologique, grâce auxquelles on enseigne l'art de pécher avec ruse (« callidé ») plutôt que la vertu de vivre avec chasteté." (A.A.S. 1930, p. 582).

Que d'âmes simples, pures, mais peu instruites, valent beaucoup plus que certains esprits forts, qui ne cherchent qu'à se gaver de connaissances, mêmes les plus rubriques, sous prétexte « d'information » !...

L'orateur Pierre Henri Simon, de l'Académie française, ne craint pas de dire, dans le style solennel, qui convient à cet aréopage :

"Hé bien ! tandis que des héros de l'intelligence et de l'écriture tirent de leur culture raffinée cette morale nauséeuse, doublement stérile car elle détourne les volontés de toute action créatrice et elle voue à une tristesse insondable ceux qui y font leur lit, des êtres sains et braves, qui en général n'ont pas lu beaucoup de livres et qui sont jetés dans des situations de détresse, où ils auraient des raisons de perdre courage, trouvent au contraire, dans une idée de devoir illuminée d'amour, la réponse de l'énergie et de la bonté..." (D.C., 2 fév. 1969, p. 139).

Qui ne connaît, même dans son entourage, de ces bons chrétiens peu « cultivés », mais d'une valeur morale à toute épreuve, qui peuvent en remontrer à bien des petits bacheliers ou même des « licenciés en sciences religieuses » !...

Un dernier mot. Disons-nous bien que nos plus mortels ennemis sont encore et toujours « les esprits mauvais répandus dans les airs ». C'est saint Paul qui nous le dit (Eph. VI, 11 à 18) :

"Revêtez-vous de l'armure de Dieu, afin de pouvoir résister aux embûches du diable. Car nous n'avons pas à lutter contre la chair et le sang, mais contre les princes, contre les puissances, contre les dominateurs de ce monde de ténèbres, contre les esprits mauvais répandus dans les airs."

Appelons à notre secours les bons Anges, nos Anges Gardiens, dont la protection constante et la force divine nous obtiendront victoire.

Si à certains moments et dans certains secteurs de l'Église, les démons semblent dominer, n'oublions jamais la promesse de Jésus : "Les portes de l'Enfer ne prévaudront pas contre l'Église."

Jésus a et aura le dernier mot.

"CONFIANCE, J'AI VAINCU LE MONDE !"

Mgr Joseph-Louis Beaumier

Le péché est le bourreau du bon Dieu et l'assassin de l'âme. C'est lui qui nous arrache du Ciel pour nous précipiter en enfer. Et nous l'aimons. - Le Saint Curé d'Ars

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