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Notre-Seigneur n'a pas révélé un grand nombre de religions

le mercredi, 01 mai 2002. Dans Église catholique romaine

Il fonda l'Église catholique romaine assistée du Saint-Esprit

L'article suivant a été tiré du livre « La Boîte aux QUESTIONS, réponses de Dieu aux inquiétudes de l'homme », par Adrien Malo, Franciscain, traduction et adaptation du livre anglais « Question Box », rédigé par B.L. Conway, Pauliste. Livre édité en 1938. L'auteur traite de l'indifférence religieuse. Hélas ! de nos jours, nous rencontrons cette indifférence religieuse parmi beaucoup de catholiques qui se sont laissés influencer par les erreurs du modernisme.

 

Une religion n'est-elle pas aussi bonne qu'une autre ? Chaque religion n'en vaut-elle pas une autre ? Peu importe telle ou telle religion ! Ne conduisent-elles pas toutes à l'unique nécessaire ? Ne rencontrons-nous pas souvent des hommes qui croient au Christ et à ses enseignements et qui tous les jours se permettent des choses qui feraient rougir un païen ?

Indifférence religieuse

Aujourd'hui l'un des dogmes le plus commun en dehors de l'Église catholique est l'indifférentisme. L'indifférent encourage la religion comme moyen de contenir les mécontents ou comme débouché pour les émotions des sentimentalistes, il loue toutes les religions pour les hommes vertueux qu'elles ont produits, il soutient que l'intelligence comme la bonne éducation dicte une large tolérance, il dénonce avec véhémence le fanatisme, l'intolérance de l'Église catholique, qui, interprète infaillible d'une révélation divine, exige l'obéissance sous peine de péché, il affirme que plusieurs chemins mènent au ciel et qu'un honnête homme peut suivre n'importe lequel avec l'assurance qu'il plaît à Dieu.

Vous le rencontrez partout. En matière d'éducation, il est partisan de la laïcisation, s'étonne beaucoup de l'effort des catholiques pour les écoles séparées (privées catholiques) ; en politique, il veut que l'État ignore la religion et il s'indigne quand l'Église et l'État travaillent de concert pour le bien commun ; en sociologie, il soutient plusieurs principes contraires à la morale chrétienne et dit à l'Église de ne pas s'occuper de questions telles que le divorce, la limitation des naissances, les problèmes du travail et autres semblables ; en religion, il croit tous les credo également vrais et utiles, peut-être également faux au fond de son coeur, leur rejet ou leur admission pas plus important que la coupe d'un habit ou les coutumes nationales.

L'Église catholique condamne dans les termes les plus clairs cette erreur moderne. Elle l'affirme l'ennemi le plus subtil de la religion, plus difficile à combattre que le préjugé et le fanatisme les plus farouches. Quelqu'un qui hait l'Église catholique parce que, à son avis, elle représente tout ce qui est sot, ignoble, autocratique, peut finir par l'aimer quand il apprendra qu'il a été trompé par des parents aimés et des maîtres vénérés. Un bon ennemi comme saint Paul qui, il le dit lui-même, « agissait par ignorance n'ayant pas encore la foi » (Tim., 1,13.), devient après sa conversion un des plus fervents disciples de Jésus. Mais un indifférent qui croit Dieu indifférent à la vérité parce qu'il l'est lui-même, qui se glorifie de se faire une religion sans obligation et sans contrainte pourra difficilement considérer les droits d'une Église divine qui enseigne infailliblement, exige une foi absolue à la révélation de Dieu et en impose sous peine de péché la doctrine et la loi divines.

N'est-il pas toutefois étrange que le même homme qui s'inquiète jour et nuit de ses affaires, sacrifie aises et santé à l'argent, aux honneurs politiques ou à la science, soit en même temps complètement indifférent à la vérité de Dieu ? "Cherchez premièrement le royaume de Dieu", dit Jésus-Christ. (Mt., 6, 33) "Que sert à un homme de gagner le monde entier, s'il vient à perdre son âme ? Ou que donnera un homme en échange de son âme." (Mt., 16, 26.)

Luther, l'apostat

On retrace facilement l'origine de l'indifférentisme moderne. C'est la réaction inévitable contre l'enseignement faux de Luther sur la foi justifiante. La formule : La foi seule sauve sans les œuvres, a conduit à la formule opposée : Les oeuvres seules sauvent sans la foi. Luther disait : "Croyez bien et peu m'importe ce que vous faites" ; son disciple moderne dit : "Faites bien et peu importe ce que vous croyez »

De plus, la doctrine du libre examen de Luther, qui établit la raison arbitre suprême de la révélation, a conduit naturellement à l'indifférentisme. Le protestantisme du seizième siècle a substitué un livre infaillible, à l'Église infaillible, mais en pratique le sens de la Bible fut laissé à l'interprétation privée de l'individu. En peu d'années ce faux principe donna naissance à de nombreuses versions contradictoires de l'Évangile. Comment l'homme du peuple pouvait-il discerner la version vraie de la fausse ? N'était-il pas inévitable que, manquant de temps, de goût et d'aptitude pour l'étude, il conclût : "Peu importe ce que l'on croit."

L'Église catholique condamne l'indifférentisme au nom de la raison, des saintes Écritures et de la tradition chrétienne. L'homme sérieux ne saurait adorer le dieu de l'indifférent. Dieu est la vérité essentielle, absolue, éternelle ; il est de même la sainteté essentielle, absolue, éternelle. Dieu de vérité et de sainteté, il ne peut pas en même temps se complaire dans la vérité et dans l'erreur, dans le bien et dans le mal. Affirmer que Dieu ne se soucie pas de ce que l'on croit c'est blasphémer. Un homme indifférent à la vérité, en d'autres termes, un menteur, ne mérite pas le respect de ses semblables. Un Dieu indifférent à la vérité ne pourrait pas demander l'hommage des hommes sérieux. Alors rien d'étonnant qu'à se former une idée aussi basse de Dieu on finisse par le nier. L'indifférentisme est simplement l'athéisme déguisé.

Il est absurde de croire toutes les religions également bonnes. C'est un premier principe de raison que deux énoncés contradictoires ne peuvent être vrais en même temps. Si l'un est vrai, l'autre est faux. Il y a plusieurs dieux ou un Dieu ; Jésus-Christ est Dieu ou il ne l'est pas ; Mahomet est un prophète ou un imposteur ; le divorce est permis ou défendu par le Christ ; l'Eucharistie est Jésus-Christ vivant ou simplement du pain.

Déclarer toutes les religions vraies ou leurs différences sans importance, c'est avec le pragmatisme nier la vérité objective, négation qui fait le malheur de notre époque. D'après cette théorie, on devrait changer de religion, comme on change d'habit selon le milieu. On devrait être catholique en Italie, luthérien en Suisse, mahométan en Turquie, bouddhiste en Chine, shintoïste au Japon.

Faux prophètes condamnés

Il est certainement étrange que parmi ceux qui croient à la Bible beaucoup soient indifférents : elle condamne clairement et explicitement cette théorie. Jésus-Christ commanda à ses apôtres d'enseigner un évangile précis et condamna ceux qui le rejetteraient sciemment.

"Prêchez l'Évangile à toute créature. Celui qui croira et sera baptisé sera sauvé ; celui qui ne croira pas sera condamné." (Marc, 16, 15.) Il prédit que plusieurs s'opposeraient à son enseignement, mais il les dénonça en termes rigoureux. "Gardez-vous des faux prophètes. Ils viennent à vous sous des vêtements de brebis, mais au dedans ce sont des loups ravisseurs." (Mathieu, 7, 15.)

Si la révélation signifie quelque chose, elle est un message divin que personne ne peut rejeter sans péché. Nous devons le recevoir, comme dit l'apôtre "non comme parole des hommes, mais, ainsi qu'elle l'est véritablement, comme une parole de Dieu." (Thess. 2, 13.) Le Dieu de vérité n'a pas pu révéler un grand nombre de religions ou une multitude de christianismes changeants. Il fonda une Église, un royaume, un bercail sous sa direction perpétuelle et infaillible et celle du Saint-Esprit.

L'histoire du christianisme montre combien s'oppose au Christ l'indifférentisme vulgarisé par les déistes anglais et les rationalistes français du dix-septième siècle. Dans les trois premiers siècles les chrétiens moururent martyrs plutôt que de sauver leur vie par une profession d'indifférentisme. Souvent des amis ou des parents leur demandèrent de sacrifier aux dieux de la Rome païenne ou de permettre l'insertion de leurs noms parmi les sacrificateurs. "Qu'est-ce que cela peut bien faire ?" demandaient leurs amis païens. Ils répondirent par les paroles du Christ : "Celui donc qui « m'aura confessé devant les hommes, moi aussi je le confesserai devant mon Père qui est dans les cieux ; et celui qui m'aura renié devant les hommes, moi aussi je le renierai devant mon père qui est dans les cieux." (Mt., 10, 32.) Ils ne furent pas des indifférents.

Des martyrs en Angleterre

Dans l'Angleterre du seizième siècle on offrit à plus d'un catholique, argent, honneurs et vie s'ils voulaient seulement reconnaître la suprématie royale des Tudors dans le domaine spirituel. Mais des hommes comme saint Thomas Moore, saint Jean Fisher, Edmond Campion moururent joyeusement pour la doctrine du Christ. Ils ne furent pas des indifférents.

En fait, un homme qui commence par dire : "Peu importe ce qu'un homme CROIT" en vient logiquement à dire : "Peu importe ce qu'un homme FAIT." Construite sur les sables mouvants de l'opinion, du caprice, du respect humain, sa morale ne pourra pas résister au chagrin, à la disgrâce, à la difficulté ou à la tentation. Si la religion repose sur l'opinion, la certitude devient impossible en morale et l'homme tombe dans les vices du paganisme. Quelquefois la bonne conduite des incroyants sert à prouver que la croyance est sans importance pour la conduite. "A, dit-on, ne met jamais les pieds à l'église et n'accepte aucune croyance ; cependant il est bon, charitable, pur, honnête. D'autre part B est catholique, accepte sans discussion tous les dogmes et toutes les lois de l'Église et il est ivrogne, adultère, hypocrite, le moins charitable et le plus vil des hommes." Cela ne prouve absolument rien ; on compare les vices visibles et bien connus d'un croyant pécheur avec les bonnes actions apparentes d'un aimable incroyant. La moralité des deux hommes n'étant pas connue adéquatement elle ne peut pas être comparée avec justice.

Concédons qu'un incroyant en particulier soit franchement un honnête homme ; son honnêteté ne dépend certainement pas de son incroyance, il vit dans un milieu chrétien, il vient d'ancêtres chrétiens, il a peut-être dans son enfance reçu une éducation chrétienne. Sa vie est parasite. "Les biologistes, écrit, nous parlent de parasites qui vivent et ne peuvent vivre que dans les corps d'animaux mieux organisés qu'eux... Ainsi en est-il de ces personnes qui prétendent prouver, par leur exemple, que le naturalisme peut se concilier avec une conduite qui n'en découle pas. Leur vie spirituelle est parasite : elle se soutient de convictions qui appartiennent non pas à eux, mais à la société dont ils font partie, elle s'alimente par des procédés dont ils n'ont pas conscience. Et quand ces convictions et ces procédés prennent fin, la vie d'emprunt qu'ils ont menée peut à peine survivre." (The Foundations of Belief, Londres, 1895, p. 82)

Si quelqu'un est complètement indifférent à la vérité, s'il prend les Dix Commandements de Dieu pour des lois temporaires, sorties de la conscience d'une race sémitique, s'il discute l'existence de Dieu, fait peu de cas de l'immortalité, nie le péché et la liberté, quelle base de moralité peut-il lui rester ? Avocat, il n'hésitera pas à suborner jury et juge, s'il le peut sans être pris ; docteur, il ne reculera pas devant l'infanticide ou l'opération criminelle ; politicien, il volera au trésor de l'État tout ce qu'il pourra et restera loyal à ses amis sans souci de compétence ou de valeur morale ; prédicateur de l'Évangile, il en niera les enseignements.

Les pires vices des païens

Un chrétien peut, sous la violence de la tentation, tomber dans les pires vices des païens et faire mentir sa sublime profession. Quelque bas qu'il tombe, il tombe D'UN IDÉAL, et vous pouvez l'inviter à se corriger. Ayant déjà gravi la montagne de Dieu, il sait qu'avec la grâce de Dieu, il en peut encore atteindre le sommet. Mais si quelqu'un est persuadé que ses chutes dépendent du mauvais milieu, d'une infection du sang, de l'influence d'une volonté plus forte, il ne répondra pas à votre appel vers les sommets. Il prend le mal pour le bien et le bien pour le mal.

Direz-vous que la conduite est la seule chose qui compte ? Soit. Mais la foi en est l'inspiration et le soutien. Un honnête homme acceptera intégralement la parole de Dieu. Un honnête homme est tenu de chercher la révélation de Dieu, dès qu'il commence à douter de ses convictions religieuses. Refuser de reconnaître la vérité ou de la rechercher est tout autant péché que de commettre un meurtre ou un adultère...

Pourquoi ne pas étudier la seule religion qui prétend enseigner le contenu de la révélation divine ? L'Église catholique a accompli les prophéties de la Loi ancienne, elle a survécu aux persécutions, elle a fourni la preuve de plusieurs miracles, elle a gagné l'intelligence et le coeur des hommes par la sublimité de sa doctrine, la sainteté de son enseignement et ses saints.


Le Pape Jean-Paul II se rendra à Mexico, après la célébration de la JMJ de Toronto pour la canonisation de Juan Diego.

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