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Marie a été la première à offrir sa virginité à Dieu

le vendredi, 01 août 2003. Dans Catéchèses et enseignements

Sa seule présence inspirait des pensées de pureté à tous

Moyens pour rester pure : jeûne, fuite des occasions de péché et prière

Prions Notre-Dame de la Pureté de nous obtenir par ses prières l'assistance de Dieu afin que notre vie soit pure comme la sienne, exempte « de toutes souillures, d'erreurs et de corruption ». Le troisième dimanche d'octobre est consacré à la pureté de la sainte Vierge. Nous tirons du « Livre d'Or des Âmes pieuses » de l'abbé J.-B. Desbos, la méditation suivante pour la fête de la Pureté de la Sainte Vierge :

"Il ne se trouvait en elle rien de souillé ; elle est la splendeur de la lumière éternelle et le miroir sans tache de la sainteté de Dieu." — Antienne de la fête.

C'est le magnifique éloge que l'Église décerne en cette fête à Marie en vénérant en elle, non son exemption de toute tache du péché originel, mais sa perpétuelle virginité. Unissons-nous à l'Esprit-Saint pour rendre hommage à la pureté, plus qu'angélique de Marie, que l'Écriture compare tantôt au cèdre du Liban, dont le bois est incorruptible et la verdure éternelle ; tantôt au lis de la vallée dont l'éclatante blancheur ravit les regards et dont le parfum délicieux s'épand de tous côtés.

Elle est si parfaite, qu'il n'est donné à aucune langue humaine de la célébrer dignement ; mais nos louanges, si imparfaites qu'elles soient, ne laisseront pas d'être agréables à notre bonne Mère du Ciel, si, en nous édifiant d'une instruction (presque toute de saint Alphonse de Liguori) sur la chasteté de Marie, nous nous excitons à un grand désir de cette vertu si précieuse et si rare, et nous apprenons à employer les moyens qui peuvent nous préserver des atteintes du démon de l'impureté.

La Vierge des vierges

Après la chute d'Adam, les sens s'étant révoltés contre la raison, la vertu de chasteté devint aux hommes la plus difficile de toutes les vertus, dit saint Augustin. Cependant, loué soit à jamais le Seigneur, qui nous a donné en Marie un grand modèle de cette vertu. Marie est appelée la Vierge des vierges, parce qu'ayant été la première à offrir spontanément sa virginité à Dieu, elle lui a donné toutes les vierges qui l'ont ensuite imitée, comme David l'avait prédit. Je dis qu'elle a été la première à l'offrir, et à l'offrir spontanément ; et c'était pour qu'elle fût à jamais un exemple de chasteté que Dieu choisit pour sa Mère cette vierge très pure, dit Sophronius. C'est pourquoi saint Ambroise dit que Marie leva l'étendard de la virginité.

La Sainte Vierge, à cause de sa grande pureté, fut aussi appelée par l'Esprit-Saint, belle comme la tourterelle, le lis par excellence, et le lis entre les épines, parce que sa seule présence inspirait à tout le monde des pensées et des désirs de pureté. Saint Jérôme pense que saint Joseph garda sa virginité à cause de la compagnie de Marie. Saint Ambroise rapporte, dans son Livre des Vierges, que la grâce de la virginité était si abondante en Marie, que non seulement elle la remplissait de beauté, de pureté et de sainteté, mais que sa seule vue conférait le don de la chasteté à ceux qui la visitaient.

On croit que Marie fut si jalouse de cette vertu, que, pour la conserver, elle aurait été prête à renoncer même à la dignité de Mère de Dieu. Cette opinion est appuyée sur les paroles qu'elle répondit à l'Ange : "Je ne connais point d'homme", c'est-à-dire, j'ai voué irrévocablement ma virginité au Seigneur ; et sur celles qu'elle ajouta en donnant son consentement, d'après l'assurance reçue de l'Ange, qu'elle deviendrait mère sans autre coopération que celle du Saint-Esprit.

"La Vierge, dit saint Pierre Chrysologue, reçut la grâce qu'apportait l'Ange, parce qu'elle devait rendre le salut à tous les siècles : Vierge vraiment bénie, qui posséda l'honneur de la virginité et la dignité de mère ; vraiment bénie, qui mérita la grâce de concevoir par la vertu du Très-Haut, et de conserver la couronne de l'intégrité, vraiment bénie, qui reçut la gloire de l'enfantement divin, et demeura la Reine de toute chasteté."

Ceux qui sont chastes, dit saint Ambroise, sont comme des anges, selon les paroles du Seigneur ; mais ceux qui perdent cette vertu sont haïs de Dieu, comme les démons. Saint Rémy croyait que la plupart des adultes se perdent par ce vice abominable. Il est rare qu'on en triomphe ; mais pourquoi ? parce qu'on n'emploie pas les moyens qui facilitent la victoire. Il y en a trois : le jeûne, la fuite des occasions, la prière. Par le jeûne, on entend la mortification, spécialement des yeux et de la bouche.

Jeûnons à l'exemple de Marie

Marie, toute pleine de grâce qu'elle était, fut néanmoins si mortifiée des yeux, qu'elle les tenait toujours baissés, sans jamais les arrêter sur personne, disent saint Épiphane et saint Jean Damascène : dès sa plus tendre enfance, elle était si modeste qu'elle étonnait tout le monde. C'est pour cette raison que saint Luc observe qu'en allant visiter sainte Élisabeth, elle se hâtait pour être moins vue du public. Elle jeûnait habituellement ; et Philibert dit qu'un ermite eut un jour une vision dans laquelle il lui fut révélé que Marie, étant enfant, ne prenait dans toute sa journée qu'une fois le lait. Jamais elle n'aurait reçu tant de grâces, dit saint Bonaventure, si elle n'eût été sobre et mortifiée ; car la grâce et la sensualité dans les aliments sont incompatibles.

Marie fuyait les séductions du monde

Le second moyen, c'est la fuite des occasions. Dans la guerre des sens, « prenez la fuite, s'écrie saint Augustin, il n'y a que les fuyards qui remportent la victoire », c'est-à-dire, ceux qui fuient l'occasion. Marie se dérobait autant qu'elle le pouvait à la vue des hommes. Étrangère aux amusements des filles de Jérusalem et aux séductions du monde, sa pureté lui rendait la solitude et le silence pleins de charmes. Sans autres témoins que Dieu et les anges, elle aimait entretenir une conversation pleine de délices avec son Bien-Aimé.

Marie priait sans cesse

Le troisième moyen, c'est la prière. Marie n'eut aucune vertu sans peine et sans une prière continuelle. Saint Jean Damascène dit que Marie est pure et aime la pureté ; elle ne peut supporter les impudiques. Mais en recourant à elle, on sera certainement délivré de ce vice et seulement en prononçant son nom avec confiance. Le Vénérable Père Avila dit que beaucoup de personnes, tentées en cette matière, ont vaincu par une simple aspiration affectueuse à l'Immaculée Conception de Marie.

Ô Marie, ô très pure et très chaste colombe ! combien n'y en a-t-il pas qui sont en enfer pour l'impureté ! Faites, ô notre Reine ! que dans nos tentations nous ayons toujours recours à vous, et que nous vous invoquions, en disant : Aidez-nous, ô Marie, aidez-nous ! Ainsi soit-il.

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