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Le mariage est la figure de l'union de Jésus-Christ et de l'Église

le jeudi, 01 janvier 1998. Dans Mariage - Famille

Jésus-Christ et l'Église sont inséparablement unis

L'union des époux est donc indissoluble

"Le mariage est la pépinière du christianisme qui remplit la terre de chrétiens afin de compléter le nombre des élus dans le Ciel." Saint François de Sales.

Dans l'article suivant, les quelques paragraphes en italiques sont de Vers Demain.

Nous vivons dans un siècle de décadence. La famille subit un assaut destructeur sans précédent. Les media, radio, télévision, journaux, cinéma exaltent les divorces, les adultères, les vices les plus ignominieux.

Le Pape Jean-Paul II, dans son exhortation apostolique "Familiaris Consortio", s'exprime ainsi :

"C'est un devoir fondamental pour l'Église d'affirmer encore et avec force comme l'ont fait les Pères du Synode — la doctrine de l'indissolubilité du mariage : à ceux qui, de nos jours, pensent qu'il est difficile, voire impossible, de se lier quelqu'un pour la vie, à ceux encore qui sont entraînés par une culture qui refuse l'indissolubilité du mariage et qui méprise même ouvertement l'engagement des époux à la fidélité, il faut redire l'annonce joyeuse du caractère définitif de cet amour conjugal, qui trouve en Jésus-Christ son fondement et sa force."

L'Église catholique, investie par Dieu de la mission d'enseigner et de défendre l'intégrité des mœurs, a toujours élevé la voix "pour garder la chasteté du lien conjugal" afin de protéger la famille chrétienne. Étudions ensemble l'enseignement de l'Église.

Le mariage, une institution divine

Au mois de novembre 1958 dans une lettre consacrée à la famille, l'épiscopat canadien exhortait les fidèles à respecter les lois saintes du mariage :

"L'idée chrétienne du mariage est en butte aujourd'hui à tant d'assauts, et la vie de famille si souvent compromise, qu'il n'est pas superflu de rappeler que le mariage a été institué par Dieu lui-même. C'est le Créateur qui mis au cœur de l'homme l'aspiration à la vie conjugale. Et le Christ n'a pas seulement réitéré le précepte du Créateur aux premiers jours du monde, mais Il a élevé l'union de l'homme et de la femme à la dignité de sacrement. Il a ainsi donné aux époux le moyen d'atteindre la sainteté de leur état.

"Et comme nos premiers parents ont reçu du Tout-Puissant l'ordre formel de propager par leur union la race humaine, la famille elle-même tient son origine de Dieu, la procréation des enfants et leur éducation constituent la fin primordiale et la bénédiction suprême du mariage. Il en résulte de là que le dessein divin sur le mariage et la famille ne saurait être transgressé ni par le caprice de l'homme ni par aucune loi humaine. Bien plus, la société civile elle-même doit respecter en tout la nature véritable de l'union matrimoniale et les droits sacrés de la famille."

Le mariage chrétien

Selon le catéchisme de F. Spirago

Le mariage chrétien est un contrat spécial conclu en présence d'un ministre de l'Église, par lequel deux fiancés chrétiens s'engagent à une vie commune perpétuelle, et reçoivent en même temps de Dieu les grâces qui leur sont nécessaires.

Le mariage n'est donc pas un contrat ordinaire, c'est un contrat qui communique des grâces. Ce contrat est conclu devant un ministre de l'Église, non pas pour que les fiancés reçoivent une bénédiction liturgique, mais qu'ils soient unis devant Dieu lui-même comme de véritables époux. C'est donc le contrat de mariage conclu devant le ministre de l'Église que Jésus-Christ a élevé à la dignité de sacrement (Saint Alphonse de Liguori). Le contrat et le sacrement de mariage ne peuvent pas être séparés l'un de l'autre (Pie IX, 22 août 1852) ; où l'un manque, l'autre manque aussi (Pie IX, 17 septembre 1852). Un contrat de mariage qui n'est pas conclu dans la forme prescrite par l'Église est nul devant Dieu et de nul effet (Concile de Trente XXIV, 1). Il n'y a point de mariage, quand le mariage des chrétiens n'est pas un sacrement (Pie X, 9 septembre 1852).

Le mariage est la figure de l'union de Jésus-Christ et de l'Église (Éph V,32). Il n'y a qu'une seule Église qui soit l'Épouse de Jésus-Christ, l'homme ne peut donc avoir qu'une seule femme ; Jésus-Christ et l'Église sont inséparablement unis, l'union des époux est donc indissoluble ; l'union de Jésus-Christ et de l'Église est enrichie de grâces, de même l'union des époux. Jésus-Christ n'abandonne pas son Église et l'Église garde au Sauveur une inviolable fidélité, ainsi les époux doivent être fidèles l'un à l'autre.

Aucun divorce ne pourra les séparer

Paroles du Pape Pie XI

Au témoignage, en effet de l'apôtre, dans son Épître aux Éphésiens, dit Pie XI dans son encyclique "Casti Connubii", le mariage des chrétiens reproduit la très parfaite union qui règne entre le Christ et l'Église : "Ce sacrement est grand, je vous le dis, dans le Christ et dans l'Église". Cette union aussi longtemps que le Christ vivra, et que l'Église vivra par lui, ne pourra jamais être dissoute par aucune séparation. Enseignement que saint Augustin nous donne formellement en ces termes :

"C'est ce qui se passe dans l'union du Christ avec son Église : éternellement vivants l'un et l'autre, aucun divorce ne pourra jamais les séparer. La considération de ce sacrement est si grande dans la cité de notre Dieu, c'est-à-dire dans l'Église du Christ, que lorsque les fidèles ont contracté mariage, dans le but d'avoir des enfants, il n'est pas permis de laisser la femme même stérile, pour en épouser une autre féconde. Que si quelqu'un le fait, il ne sera pas condamné sans doute par la loi de ce siècle, où, moyennant la répudiation, il est considéré que, sans délit, on convole à de nouvelles noces, chose que le saint législateur Moïse avait, lui aussi, permise aux Israélites au témoignage du Seigneur — à cause de la dureté de leurs cœurs ; mais suivant la loi de l'Évangile, celui qui se comporte de la sorte est coupable d'adultère, comme sa femme le sera aussi si elle en épouse un autre" (Saint Augustin, De Nupt, et concup., I, 1er, ch. X)

Les grâces du mariage

Pour le contrat de mariage, d'après le Concile de Trente, chap. XXIV, les époux chrétiens obtiennent l'augmentation de la grâce sanctifiante, et en outre les grâces spéciales qui leur sont nécessaires pour remplir les devoirs de leur état.

"Il ne faut pas oublier cependant, que, suivant la loi de la divine Providence dans l'ordre surnaturel, les hommes ne recueillent les fruits complets des sacrements qu'ils reçoivent après avoir atteint l'âge de raison, qu'à la condition de coopérer à la grâce : aussi la grâce du mariage demeurera, en grande partie, un talent inutile, cachée dans un champ, si les époux n'exercent leurs forces surnaturelles, et s'ils ne cultivent et ne développent les semences de la grâce qu'ils ont reçues. Mais si, faisant ce qui est en eux, ils ont soin de donner cette coopération, ils pourront porter les charges et les devoirs de leur état ; ils seront fortifiés, sanctifiés et comme consacrés par un si grand sacrement." (Encyclique Casti Connubii, Pie XI)

Luther, l'auteur du mariage civil

Selon le catéchisme de Spirago

Le mariage qu'on appelle civil se distingue du mariage chrétien en ce qu'il n'est pas un sacrement et que le chrétien ne doit pas le regarder comme un mariage réel et véritable devant Dieu.

Le véritable auteur du mariage civil est Luther qui a attribué à l'État la juridiction sur le mariage. Ce que Luther n'a fait qu'à demi, la Révolution française l'a terminé en déclarant que le mariage était un contrat civil qui devait être conclu devant l'employé de l'État. Ce mariage civil est obligatoire quand les fiancés sont obligés de le conclure pour que leur mariage soit reconnu par l'État ; le mariage civil est facultatif quand les fiancés sont libres de se présenter à l'officier civil ou à l'église...

Le mariage civil n'est pas un sacrement parce qu'il n'est pas contracté dans la forme prescrite par Dieu et par l'Église. Le mariage civil obligatoire n'est qu'une formalité civile qui a pour but de faire reconnaître le mariage par l'État. Les catholiques peuvent se soumettre à cette cérémonie, puisque sans cela l'État ne reconnaîtrait pas leur mariage (Benoît XIV, 17 fév. 1746), mais le mariage à l'église doit se faire le plus tôt possible après le mariage civil, et les fiancés doivent vivre séparés jusque-là (Pénitencerie, 15 janv. 1866), parce que les fiancés ne sont véritablement époux qu'après le mariage religieux.

Indissolubilité du mariage

Selon le catéchisme de Spirago

D'après l'ordre exprès de Jésus-Christ, le mariage chrétien est un et indissoluble. Le mariage chrétien est un, c'est-à-dire, qu'il ne peut être contracté qu'entre un homme et une femme.

Le mariage chrétien est indissoluble, c'est-à-dire que les époux ne peuvent contracter un nouveau mariage que quand l'un d'eux est mort. Le but principal du mariage est la bonne éducation des enfants, or ce but ne serait pas atteint, l'éducation des enfants serait impossible, si les époux pouvaient se séparer à leur gré. Aussi Jésus-Christ a-t-il sévèrement défendu de contracter un nouveau mariage tant que les deux époux vivraient. (S. Matth. V, 32 ; S. Marc X, II sq.)

Moïse avait, par exception, permis aux Juifs de répudier leur femme à cause de leur dureté de cœur et pour éviter de très mauvaises conséquences (Saint Matth. XIX,8), mais Jésus-Christ a révoqué cette permission en disant : "L'homme ne doit point séparer ce que Dieu a uni." (S. Matth. XIX, 4-9) Aussi jamais les papes n'ont permis à des époux légitimes de contracter une nouvelle union du vivant des deux : plutôt que d'y consentir, ils ont préféré laisser survenir les plus grands malheurs.

Henri VIII d'Angleterre

Henri VIII d'Angleterre, lit-on dans le catéchisme Spirago, aurait voulu se séparer de sa femme légitime, Catherine d'Aragon, pour épouser Anne Boleyn, une dame de la cour. Il en demanda la permission au pape Clément VII, qui ne voulut jamais y consentir, malgré tous les mérites que le roi s'était acquis en défendant la foi catholique. Même quand le roi, en 1535, se mit à persécuter les catholiques de la manière la plus cruelle, et introduisit en Angleterre la doctrine de Luther, le pape resta inébranlable, et il ne pouvait agir autrement, car il n'est pas autorisé à abolir le droit divin.

Le mariage, dit saint Augustin, est un lien de fer ; on peut revendre une maison qui ne plaît pas, mais on ne peut pas rendre la femme qu'on a épousée (S. Chrys.), l'âme doit se séparer du corps, plutôt que le mari de sa compagne. (S. Fr. de S.) Si donc, l'un des époux contractait un nouveau mariage du vivant de l'autre, il commettrait un péché mortel, et le second mariage serait nul.

Cependant les époux peuvent, pour un grave motif, se faire séparer, mais sans pouvoir contracter une autre union du vivant de l'autre époux (1, Cor. VII, 11). Une séparation pour toute la vie est licite, si l'un des époux a violé la fidélité conjugale (S. Matth. V, 32), car en violant un contrat, on perd le droit que l'on en tenait...

L'adultère proscrit par Dieu

Voici des extraits de l'encyclique « Arcanum Divinae Sapientiae » de Léon XIII :

Jésus-Christ voulant restaurer la dignité humaine et perfectionner les lois mosaïques s'occupa du mariage avec une sollicitude toute particulière.

En effet, il ennoblit par sa présence les noces de Cana en Galilée, et les rendit mémorables par le premier de ses miracles. Aussi, le mariage semble-t-il avoir commencé à recevoir ce jour-là, en raison de ces circonstances, un nouveau caractère de sainteté.

Ensuite, il ramena le mariage à la noblesse de sa première origine. Il réprouva donc les mœurs des Juifs qui abusaient de la multiplicité des épouses et de la faculté de les répudier. Il voulut surtout que personne n'osât séparer ce que Dieu avait joint par un lien d'union perpétuelle. C'est pourquoi, après avoir écarté les difficultés que l'on tirait des institutions mosaïques, il formula en qualité de législateur suprême cette règle sur le mariage :

"Or, je vous dis que quiconque aura renvoyé sa femme hors le cas d'adultère, et en aura pris une autre, commet un adultère, et celui qui aura pris celle qui a été renvoyée commet aussi un adultère (Matth. XIX, 9)."

... Nous avons appris également par l'enseignement des apôtres que Jésus-Christ a déclaré saintes et décrété à jamais inviolables l'unité et la stabilité perpétuelle exigées par l'origine même du mariage. "À ceux qui sont unis par le mariage, dit encore saint Paul, je prescris, ou plutôt ce n'est pas moi, c'est le Seigneur, que la femme ne se sépare pas de son mari. Si elle s'en sépare, qu'elle reste sans se marier, ou se réconcilie avec son mari". Et il ajoute : "La femme est liée à la loi, tant que vit son mari ; si son mari vient à mourir, elle est libre". Pour ces motifs, le mariage est un grand sacrement, honorable en tout, saint, chaste, digne de respect en raison des choses très hautes dont il est la figure (Cf. 1 Cor. VII, 10-11, 39 ; Éph. V, 32 ; Hébr., XIII, 4).

Maux causés par le divorce

Par le Pape Léon XIII

"Rien n'est si puissant que la corruption des mœurs pour perdre les familles et pour ruiner la force des États ; il est facile d'apercevoir que les divorces représentent le plus funeste des dommages pour la prospérité des familles et des États, car ils naissent de la dépravation générale des peuples, et, l'expérience en fait foi, ils ouvrent la voie et la porte aux habitudes les plus vicieuses de la vie privée et de la vie publique. Et il deviendra que les maux sont plus graves encore, si l'on considère qu'aucun frein ne réussira à maintenir dans les limites certaines, ou fixées d'avance, l'usage des divorces. La force des exemples est bien grande, celle des appétits plus grandes encore : leurs excitations auront forcément ce résultat que le désir morbide du divorce, se communiquant de proche à proche, gagnera de plus en plus les âmes ; telle une maladie qui se répand par contagion ; tel un fleuve qui, franchissant ses digues, inonde tout". (Encyclique "Arcanum Divinae Sapientiae" du Pape Léon XIII)

Comment rétablir le respect dû au mariage

La recrudescence des divorces conduit la société à la ruine. Et cette plaie catastrophique affecte même les pays majoritairement catholiques tels que l'Italie, l'État du Québec, la Belgique, la France, etc. Les media d'information, les lois civiles contre la famille, les écoles athées contribuent à la destruction de la famille. Il faut approfondir l'enseignement de l'Église sur le mariage chrétien et travailler à son application au sein des sanctuaires familiaux. Ainsi nous pourrons envisager la restauration de la famille chrétienne, première cellule de la société. Nous aimons citer des extraits d'une prière composée par Sa Sainteté Pie XII :

"Seigneur, Dieu de bonté et de miséricorde, qui, dans le monde du mal et du péché, avez offert à la société des âmes rachetées, comme un très pur exemple de piété, de justice et d'amour, la Sainte Famille de Nazareth, voyez comment la famille est aujourd'hui attaquée de toutes parts, et combien tout conspire à la profaner, en lui arrachant la foi, la religion et les bonnes mœurs.

"Venez et suscitez des défenseurs de la famille. Suscitez les apôtres des temps nouveaux qui, en votre Nom, grâce au message de Jésus-Christ et à la sainteté de leur vie, rappellent les époux à la fidélité, les parents à l'exercice de l'autorité, les enfants à l'obéissance, les jeunes filles à la modestie, les esprits et les cœurs de tous à l'estime et à l'amour de la maison bénie par vous.

"Que la famille chrétienne, restaurée en Jésus-Christ, suivant les exemples du divin Modèle de Nazareth, retrouve son visage ; que tout nid familial redevienne un sanctuaire ; que dans tout foyer se rallume la flamme de la foi qui aide à supporter les adversités avec patience et la prospérité avec modération, en même temps qu'elle dispose toutes choses dans l'ordre et dans la paix."

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