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Le déshabillé moderne

Gilberte Côté-Mercier le lundi, 01 août 1966. Dans Modestie

Un fléau à l'égal des grands bouleversements de l'histoire

Un des sujets tabous, ou politiquement incorrect de nos jours, dont on a peur de parler de peur d’offenser quelque personne, c’est la modestie dans le vêtement. C’est pourtant un sujet d’une grande importance, car il concerne le salut des âmes. Le Catéchisme de l’Église catholique en fait mention au neuvième commandement — Tu ne convoiteras pas la femme de ton prochain — et Jésus ajoute (Matthieu, 5, 28) : « Quiconque regarde une femme avec convoitise a déjà commis dans son cœur l’adultère avec elle. » On lit dans ce chapitre sur le 9e commandement, sous le titre « Le combat pour la pureté », les paragraphes suivants (2251 à 2254) :

« La pureté demande la pudeur. Celle-ci est une partie intégrante de la tempérance (voir page 6). La pudeur préserve l'intimité de la personne. Elle désigne le refus de dévoiler ce qui doit rester caché. Elle est ordonnée à la chasteté dont elle atteste la délicatesse. Elle guide les regards et les gestes conformes à la dignité des personnes et de leur union.

« La pudeur protège le mystère des personnes et de leur amour. Elle invite à la patience et à la modération dans la relation amoureuse ; elle demande que soient remplies les conditions du don et de l'engagement définitif de l'homme et de la femme entre eux. La pudeur est modestie. Elle inspire le choix du vêtement. Elle maintient le silence ou le réserve là où transparaît le risque d'une curiosité malsaine. Elle se fait discrétion.

« Il existe une pudeur des sentiments aussi bien que du corps. Elle proteste, par exemple, contre les explorations “voyeuristes” du corps humain dans certaines publicités, ou contre la sollicitation de certains médias à aller trop loin dans la révélation de confidences intimes. La pudeur inspire une manière de vivre qui permet de résister aux sollicitations de la mode et à la pression des idéologies dominantes.

« Les formes revêtues par la pudeur varient d'une culture à l'autre. Partout, cependant, elle reste le pressentiment d'une dignité spirituelle propre à l'homme. Elle naît par l'éveil de la conscience du sujet. Enseigner la pudeur à des enfants et des adolescents c'est éveiller au respect de la personne humaine. »

La Sainte Vierge Marie avait dit à Fatima que viendront certaines modes qui offenseront beaucoup Notre-Seigneur. Elle a dit aussi que les péchés qui entraînent le plus d’âmes en enfer sont les péchés d’impureté. La modestie dans le vêtement est donc un sujet à prendre très au sérieux, et surtout à mettre en pratique !

Alain Pilote


Gilberte Côté-MercierGilberte Côté-Mercier

Pendant l'été, la saison des « shorts », nous parcourons le pays en automobile, d'une province à l'autre, pour y tenir des assemblées. Aussi bien au Québec, qu'en Ontario ou au Nouveau-Brunswick, nous en voyons de la peau, de la chair, de l'anatomie humaine !

D'un bout à l'autre du trajet, exposition universelle de corps humains quasiment nus. Pas des cadavres, du monde en vie, mais déshabillé. Il y a là-dedans des libres penseurs, bien sûr, des athées et des non-chrétiens. Mais aussi des baptisés, protestants, catholiques mêmes. Tous pareils. Aucune distinction de costume entre les uns et les autres. Le nudisme pratiqué par tous en plein air. Mêmes mœurs. Mœurs modernes.

Mœurs modernes de plus en plus sauvages. L'égalité communiste. Le nivellement des personnes par le bas. Tout le monde au même niveau, et le plus creux possible. Un Amérindien bien vêtu nous disait : « Ce sont les Blancs qui sont venus nous civiliser. Je crois que nous serons obligés de les civiliser à notre tour. »

Un fléau terrible

La civilisation qui pénètre dans une contrée commence par persuader les indigènes de s'habiller. C'est primordial dans la civilisation, dans le perfectionnement de la nature de l'homme. Et inversement, le déshabillement s'accompagne inévitablement de décivilisation.

Les hommes et les femmes, de nos jours, sont de moins en moins habillés, de plus en plus déshabillés. Quels qu'en soient les responsables et les causes, ce fait universel chez les hommes blancs est le signe d'une grande décadence qui s'accomplit dans sa race. Son intelligence, au lieu de s'élever vers la vision des essences, qui sont l'objet propre de l'intelligence, l'intelligence de l'homme actuel descend vers le bas, vers le sensible, vers la matière. L'intelligence se matérialise, devient occupée de la chair, devient charnelle. L'esprit se noie dans le corps. L'âme s'empâte, s'enlise, se vulgarise, déchoit. La nature humaine perd sa noblesse et s'achemine vers l'état sauvage. Les plaisirs avilissants de la chair mènent l'homme au sadisme, à la cruauté, à l'esclavage des âges de fer. C'est le retour à la vie nomade, barbare, aux tribus d'hommes-animaux sous des chefs despotes. Et les femmes civilisées qui auront été les premières à entraîner la race blanche vers cette dégradation seront aussi les premières et les plus grandes victimes de l'homme devenu féroce.

Le déshabillé moderne est un fléau terrible à l'égal des grands bouleversements de l'histoire. Essayons de le faire comprendre à ceux qui peuvent encore être sauvés de ce naufrage, afin de pouvoir constituer un nouveau noyau de civilisés au milieu de la sauvagerie générale.

Le mépris de la pureté

La modestie est synonyme de dignitéLa modestie est synonyme de dignité

Ce déshabillement a pris naissance dans un mépris toujours grandissant de la pureté, mépris pratiqué et enseigné par les classes dirigeantes, celles qui parlent, qui tiennent des tribunes publiques ou privées. Ces classes dirigeantes et enseignantes furent elles-mêmes infiltrées, puis noyautées dans nos pays par la propagande des gauchistes qui est commandée par une tête unique, la tête du parti communiste international.

Cette tête unique du parti communiste ne fait qu'un avec l'Église de Satan, la franc-maçonnerie. Le déshabillement général des peuples civilisés qui a coïncidé avec la force du parti communiste qui s'est répandu dans le monde entier et qui continue à se répandre, même si celui-ci semble défait à Moscou, n'est pas un accident. Il fait partie du programme du parti communiste, comme il fait partie du programme des francs-maçons. Programme de dégradation des mœurs pour mieux tenir les peuples en esclavage. « Le parti communiste est la technique moderne de l'esclavage » a dit Jean Madiran. Et la dégradation des mœurs est la technique de l'esclavage de toute l'histoire. Le parti communiste ne pouvait donc pas ne pas adopter la dégradation des mœurs comme point essentiel de son programme, puisqu'il voulait soumettre les peuples en esclavage.

Le mépris de la vertu de pureté est depuis longtemps déjà enseigné ouvertement dans les journaux-radio-télévision et dans les écoles, même les écoles du Québec depuis le trop célèbre Gérin-Lajoie. Le mépris de la pureté, on l'appelle l'éducation sexuelle, « l'initiation nécessaire et bienfaisante », comme on le dit. On éveille et excite la vie des sens à contretemps et à contresens. Les adolescents et les enfants ne sont pas mûrs pour ce développement ; et même s'ils étaient mûrs, leur condition de vie ne justifie aucunement ces initiations. Ces initiations sont exagérées, voire perverses, déviées des buts posés par le Créateur pour des choses réservées et qui doivent demeurées privées.

L'abus des sens est de l'impureté

Même en temps permis et avec des objectifs légitimes, l'utilisation des sens peu devenir abusive et malfaisante. Alors, que dire de la vie sensuelle quand ce n'est pas le temps, quand l'objectif du plaisir est le seul poursuivi, et quand notre condition de vie et notre devoir d'état exigeraient une élévation vers l'esprit, vers les forces de l'âme, en même temps que la pénitence du corps ?

Mais cette philosophie de la pureté, on crache dessus maintenant. Les maîtres du peuple méprisent la belle pureté qui a fait les peuples forts. Les maîtres du peuple, aujourd'hui, ce sont les divorcés et les pervertis de la télévision ; et ce sont leurs singes fidèles qu'on trouve, hélas ! chez ceux qui ont mission d'être des pasteurs du troupeau.

Le sens de la pureté

« La pureté, c'est vieux jeu », dit-on. Mais pourquoi, je vous le demande, pourquoi la pureté serait-elle vieux jeu ? Pourquoi la pureté n'aurait-elle plus de signification ? La pureté ne fut-elle pas une règle des mœurs familiales et sociales dès le commencement de l'humanité ? Croyez-vous que c'était sans besoin et sans raison que les hommes d'avant nous tenaient au respect de cette vertu ?

Et, dites-moi, pourquoi la civilisation chrétienne, la plus belle de toutes, la seule civilisation qui soit capable de donner aux hommes le bonheur puisqu'elle favorise la charité fraternelle, pourquoi donc le christianisme tient-il la pureté en si grand honneur ? Pourquoi l'Église du Christ exige la virginité de ses prêtres ? Pourquoi le Christ a-t-Il voulu que Sa Mère soit une vierge immaculée ? Il fallait un grand miracle pour qu'une vierge soit mère ! Ce miracle, Dieu l'a fait, parce qu'Il appelle les hommes à une vie très pure dans la gloire éternelle.

Dans la personne humaine, le corps doit être le serviteur soumis de la raison. La raison elle-même doit être humble et docile devant la révélation divine. La destinée de cette personne de la terre n'est rien de moins que de partager la vie de la Sainte Trinité pendant une éternité sans fin. Tout cela accompli dans un ordre de pureté arrêté par Dieu lui-même, parce qu'Il crée toute nature, et parce que Son Amour infini appelle toute personne au partage de sa propre splendeur d'Être suprême.

La pureté est un ordre établi par Dieu. L'impureté est un désordre. L'ordre est une harmonie et un commandement venant tous deux de Dieu. Celui qui n'accepte pas la pureté est forcé de nier Dieu et ses commandements. Ce n'est pas surprenant que, pour faire passer leur corruption, les suppôts de Satan s'empressent de dire qu'« il n'y a pas de bon Dieu » ou que « le bon Dieu ne se mêle pas de cela. »

L'homme impur est celui qui pose des actes non ordonnés au plan de Dieu, dans le domaine du sexe. Pensées, désirs, actes, non permis en telles circonstances. Quand je mange plus qu'à ma faim je suis un intempérant, parce que je dépasse les règles. Quand j'use du sexe à contresens et à contretemps, je suis un impur parce que je dépasse les règles.

Les règles fixées par la divine Sagesse, en cette matière, sont des règles de santé personnelle et de santé sociale, contrairement aux dires des corrupteurs. Et elles sont des règles de noblesse pour les personnes humaines. Le sacrement de mariage lui-même est la première règle ; et il exige l'intimité, l'exclusivité, la fidélité et la charité évangélique, toutes des vertus qui protègent ce sacrement et qui ennoblissent les personnes en même temps qu'elles garantissent la vigueur des générations futures par la pureté de la race.

Est pur l'homme qui respecte le plan de Dieu, qui aime ce plan de Dieu et qui se réjouit de collaborer avec Dieu dans l'œuvre immense de la création, selon les volontés de Dieu, Créateur unique et universel.

Et le plan de Dieu, c'est l'Église qui le définit, qui le présente aux hommes. Ceux qui voudraient que l'Église change le plan naturel de Dieu sont des idiots ou des menteurs. L'Église ne peut qu'expliquer le plan de Dieu en le précisant.

Destinée divine

Cet ordre établi par Dieu est purement naturel. Même si l'homme n'était pas appelé à la vie surnaturelle, à la vie divine, il serait tenu d'observer l'ordre naturel, comme les animaux observent l'ordre naturel.

Mais la destinée de l'homme est encore plus haute. Il est appelé par Dieu à partager les splendeurs de la vie divine. La vie divine offerte aux hommes est un ordre supérieur à l'ordre humain. Cette vie divine ne détruit pas la vie humaine, elle l'élève au-dessus d'elle-même. Elle ne détruit pas l'ordre naturel, elle le porte au-dessus de lui-même. Ici, la pureté joue un grand rôle. L'homme peut renoncer de lui-même au légitime pour accéder au sublime. Et alors la virginité devient féconde au sens divin. N'est-ce pas la Vierge Marie qui a donné l'Homme-Dieu au monde ? Quelle fécondité incomparable ! Est-ce que ce ne sont pas toutes ces processions de vierges pures qui ont soulagé les malades, adopté les orphelins, secouru les pauvres, enseigné les ignorants et prié pour les pécheurs par leurs institutions d'hôpitaux, d'orphelinats et d'hospices, d'écoles et de monastères ? Est-ce que ce ne sont pas les prêtres vierges de l'Église catholique romaine qui font la force inébranlable du trône de Pierre et qui apportent la paix au cœur des pécheurs en effaçant leurs péchés et en les réconciliant avec Dieu. Toutes ces femmes et ces hommes très purs ont suivi l'Agneau sans tache qui efface les péchés du monde et qui fait le salut du monde.

Agneau de Dieu, Agneau sans tache, toi qui enlèves le péché du monde, nous te prions de faire comprendre aux hommes et aux femmes de notre siècle la grandeur de ton enseignement sur la vertu de pureté. Que les vêtements impudiques soient bien vite bannis de nos mœurs ! Et que soient proscrites par chacun de nous ces modes indignes qui gâtent le cœur de nos enfants et empoisonnent nos esprits ! Que tous comprennent que le corps doit être gardé dans la modestie et le secret, pour que la paix du Ciel réponde aux vœux de la terre ! Ce n'est pas en vain que l'homme contrarie le plan de Dieu.


source de l'image : www.oldfashionedmovie.com

Gilberte Côté-Mercier

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