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«Il est urgent de repenser l'économique»

le samedi, 01 janvier 2000. Dans Catéchèses et enseignements, Jean-Paul II

Message de Jean-Paul II pour le 1er janvier 2000

Dans son message pour la journée mondiale de la paix, du 1er janvier 2000, Sa Sainteté Jean-Paul II rappelle "le principe de la destination universelle des biens de la terre, principe qui ne retire rien à la légitimité de la propriété privée, mais qui en élargit la conception et la gestion à son indispensable fonction sociale en faveur du bien commun..." (Voir texte en page 2-3)

En ce début du troisième millénaire, soyons des apôtres invincibles de feu pour le rétablissement de la paix dans le monde. Le Christ-Roi règne sur les nations par son Église. La royauté sociale de Notre-Seigneur Jésus-Christ n'est pas autre chose que l'application de la doctrine sociale de l'Église. L'Église a non seulement les promesses de la vie éternelle, mais sa doctrine sociale a les promesses de la paix du Christ dans le règne du Christ.

Commentaires de Vers Demain

Ces paroles du Saint-Père, dans son message du 1er janvier 2000, sont exactement dans la ligne de Vers Demain, et bien entendu dans la ligne du Jubilé de l'an 2000, où doit prévaloir un esprit de justice. Jean-Paul II dit que « c'est le moment d'une nouvelle et profonde réflexion sur le sens de l'économie et de ses finalités ». Louis Even n'a jamais manqué de rappeler dans tous ses écrits, et spécialement dans son chef-d'œuvre « Sous le Signe de l'Abondance », que le but premier de l'économie est de satisfaire les besoins humains (produire ce dont les gens ont besoin, et s'assurer que ces produits joignent ceux qui en ont besoin) et non pas de créer des emplois ou rapporter des piastres (ce ne sont que des moyens). Un « modèle de développement » basé sur la création de besoins artificiels, simplement pour créer des emplois, entraîne le gaspillage des ressources et la destruction de l'environnement.

Le Pape a raison de dire que l'économie actuelle a été « envahie par le facteur financier et monétaire », qui, en monopolisant aux mains des banquiers le contrôle de la création de l'argent, leur a donné un véritable pouvoir dictatorial sur la vie économique, selon les célèbres paroles de Pie XI dans son encyclique Quadragesimo Anno : « Ce pouvoir est surtout considérable chez ceux qui, détenteurs et maîtres absolus de l'argent et du crédit, gouvernent le crédit et le dispensent selon leur bon plaisir. Par là, ils distribuent le sang à la vie économique dont ils tiennent la vie entre leurs mains, si bien que sans leur consentement, nul ne peut plus respirer ».

Jean-Paul II rappelle aussi que l'économie doit servir « tout homme et tout l'homme ». Quelle meilleure méthode que le dividende à tous, tel que préconisé par la philosophie du Crédit Social, pour garantir à chaque être humain un minimum de biens matériels qui, selon les mots de Pie XI, encore dans Quadragesimo Anno, seraient « assez abondants pour satisfaire aux besoins d'une honnête subsistance et permettre aux hommes de s'élever à un degré d'aisance et de culture qui, pourvu qu'on en use sagement, ne met pas d'obstacle à la vertu, mais au contraire en facilite singulièrement l'exercice ».

Le Souverain Pontife parle de « trouver des solutions définitives au vieux problème de la dette internationale », Les lecteurs de Vers Demain savent que le seul moyen d'empêcher la création de dettes, c'est que le gouvernement souverain de chaque pays reprenne son droit de créer l'argent pour le pays, et cesse d'emprunter cet argent à intérêt des banques privées. Car même si on efface les dettes actuelles, si on continue après à emprunter à intérêt des banques, d'autres dettes vont s'accumuler inévitablement. La seule solution « définitive », pour régler le problème une fois pour toutes, c'est celle que Vers Demain propose.

Chers amis de Vers Demain, votre programme d'action est tout fixé pour cette année 2000 : répandons Vers Demain, afin que la doctrine sociale de l'Église soit appliquée, pour obtenir la justice pour tous et la sécurité économique pour chaque individu, ce qui aidera à rétablir la paix véritable dans les familles et dans les nations.

Alain Pilote


"Ah ! Si nous aimions le Christ de tout notre esprit, de toutes nos forces, si par le cri de nos supplications, nous ravissions la grâce du Sacrement de l'Amour, comme tous nos préjugés passionnels fondraient. Nous nous éprendrions d'abord et par-dessus tout de la grande Politique de la vérité, Politique de droiture envers Dieu, la seule politique riche d'éternité, la Politique du Christ-Roi." Jacques d'Arnoux

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