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Des écoles catholiques, non catholiques

le dimanche, 01 mai 2005. Dans Cathéchèses et enseignements, Église catholique romaine

On se bat présentement dans l'intention de gagner notre gouvernement du Québec, à conserver l'enseignement de la religion catholique dans nos écoles soi-disant catholiques. Nous partageons parfaitement le point de vue de M. Georges Allaire, de Ste-Anne de la Pocatière, au sujet de l'enseignement de la religion catholique dans les écoles. Les athées et faux théologiens ont pris le contrôle des cours de religion, qui sont devenus anti-catholiques et tournent les jeunes contre la religion, ce sont ces mêmes théologiens et enseignants qui sont révoltés de l'élection du nouveau Pape car il est catholique, contrairement à eux. Depuis trente ans l'enseignement religieux n'est plus catholique, au Québec, c'était même impossible d'y enseigner le vrai catéchisme et les enseignements du Pape. Nous publions ci-dessous, avec la permission de l'auteur, les commentaires de M. Allaire, il donne la note juste.

Th. T.

par Georges Allaire

La Pocatière, le 5 mai 2005 Édition du mardi 10 mai 2005

L'abolition de l'enseignement religieux dans les écoles du Québec est un acte arbitraire et contraire à la démocratie. Quand les parents avaient la liberté, ils optaient pour son maintien. Étrange, par conséquent, qu'on estime sa présence contraire aux droits et libertés des gens et que l'abolition de cette liberté soit présentée comme une liberté.

Par contre, cette abolition est un bienfait pour la foi catholique, parce que, depuis deux générations, l'école n'enseignait plus la foi de l'Église dans ses cours d'enseignement catholique.

Ce n'est pas par hasard qu'une forte majorité d'étudiants en retenaient que la foi chrétienne était au moins absurde et au plus une coloration folklorique dépassée.

Le seul de nos propres enfants qui ait pris ces cours au sérieux est le seul qui se soit éloigné du Christ pendant plusieurs années ; d'ailleurs avec, comme conséquence, bien des souffrances humaines personnelles. D'autres, parmi nos enfants, entraient en classe de religion catholique (pas catholique) en priant le Seigneur de les protéger contre l'enseignement qu'on souhaitait leur inculquer.

En fait, l'enseignement scolaire de la religion catholique (pas catholique) a essentiellement servi à immuniser deux générations de Québécois contre la foi au Christ, en leur communiquant des lambeaux de foi décédée. Par suite, l'ensemble des Québécois ont la profonde certitude de connaître la foi d'une Église catholique (pas catholique) dont ils n'ont que faire.

En réalité, ils ont été rendus ignorants des données et de l'intelligence de la foi par ceux qui faisaient mine de les leur enseigner.

Observez d'ailleurs le choc et le désarroi de ces milieux d'enseignement et de pédagogie « religieux » devant l'élection de Benoît XVI, un pape catholique dont ils ne reconnaissent pas la religion.

Comme ces milieux ne seront réformables que par la tombe, vers laquelle ils se hâtent, l'arbitraire gouvernemental qui frappe leur œuvre d'interdit ne peut que favoriser la liberté des personnes qui voudraient aller à la source du Christ.

Il ne leur restera que l'Église fidèle au Christ en Benoît XVI et son catéchisme de l'Église catholique, lequel n'aurait jamais franchi les obstacles de l'enseignement scolaire confessionnel.

Paradoxalement, les personnes qui viennent arbitrairement de refuser l'enseignement de l'Église aux parents du Québec leur auront donné accès à cet enseignement.


Un pape catholique n'est pas une surprise

par Georges Allaire La Pocatière, le 19 avril 2005

A-t-on idée d'être surpris que les catholiques soient guidés par un pape catholique ? À en croire certaines conjectures, puis les réactions médiatiques, les catholiques allaient avoir ou devraient avoir un pape non catholique.

Il était pourtant acquis de tout temps qu'un pape des catholiques serait un pape catholique. À qui cela ne plaît, qu'il regarde ailleurs.

Le pape est contre l'avortement. Imaginerait-on un représentant de Jésus-Christ qui conseille à une mère de tuer son enfant ? Le pape est contre le divorce. Un fidèle du Christ peut-il prêcher l'infidélité ? Le pape est contre la contraception. Enlevez les deux « contre » et vous dites simplement que le Christ est pour la vie. Le pape refuse les femmes prêtres. Quelle qu'en soit la raison, avouons que le Christ a établi un sacré précédent. Le pape n'approuve pas la pratique homosexuelle. Peut-être Dieu sait-il distinguer un jardin de vie et un tas de compost. Un gars qui écœure le monde comme ça ne comprend rien à son temps. Le Christ a été crucifié.

Ratzinger, pardon Benoît XVI, et Jean-Paul II vous écœurent ? Vous préférez tuer un enfant, être infidèle, stérile et composté et mettre une femme en croix ? À la réflexion, qui est l'écœurant ?

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