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Dangereuse dégradation des valeurs avec la loi C-38

le lundi, 01 août 2005. Dans Mariage - Famille

Par Mgr Brendan O'Brien

Voici des extraits des commentaires que Monseigneur Brendan M. O'Brien, archevêque de St. John's, Terre-Neuve, Président de la Conférence des évêques catholiques du Canada, a donnés le 28 juin 2005, au sujet de l'adoption du projet de loi C-38 par la Chambre des Communes :

1. Avec l'adoption par la Chambre des communes du Projet de loi C-38, le 28 juin 2005, les Canadiens et les Canadiennes ont franchi une étape regrettable vers l'élimination de la reconnaissance civile et sociale et de la valorisation de la relation unique et privilégiée d'un homme et d'une femme dans le mariage.

2. Les enjeux ne portent pas seulement sur la définition et les fondements du mariage tels que reconnus et célébrés depuis des temps immémoriaux par toutes les religions et les cultures, et inscrits dans la nature. C'est aussi l'avenir du mariage comme institution sociale fondamentale qui est en jeu, de même que l'importance pour la société du rôle irremplaçable d'un mari et d'une épouse dans la conception et l'éducation des enfants. C'est leur alliance qui garantit un environnement stable à la vie de famille, une continuité entre les générations et des modèles parentaux impliquant un père et une mère.

3. L'adoption du projet de loi C-38 par la Chambre des communes, conjuguée au contexte difficile des soins de santé au Canada, illustre bien la dangereuse dégradation des valeurs communes soutenues par les Canadiens et les Canadiennes. Ce déclin préoccupant de la sauvegarde du bien commun s'observe aussi dans la croissance des échecs matrimoniaux et du nombre d'avortements, et dans la décroissance du nombre de naissances.

4. Face aux manœuvres politiques entourant le vote sur le Projet de loi C-38, il est particulièrement troublant de constater le refus systématique de certains partis politiques et de leurs leaders de reconnaître et de respecter la liberté de conscience et de religion. Des députés ont été soumis à la clôture des débats et contraints à voter selon les lignes de parti sur un enjeu qui divise profondément les Canadiens et trouble leurs convictions. Cela est de mauvais augure pour les futurs débats sur la mise en œuvre du projet de loi C-38 dans les provinces et territoires, particulièrement en ce qui a trait aux lois relatives aux droits de la personne et à la célébration des mariages, de même qu'aux politiques scolaires sur les questions morales et sociales. L'introduction de plusieurs amendements au Projet de loi C-38 n'amoindrit en rien les préoccupations liées à la protection des libertés de conscience et de religion qui, telles que l'énonce la Charte canadienne des droits et libertés, comptent parmi les droits de la personne les plus élémentaires. Ces inquiétudes ont été maintes fois exprimées par de nombreux groupes entendus par le Comité législatif spécial chargé du Projet de loi C-38.

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