EnglishEspañolPolskie

«Mon peuple se meurt, faute de connaissance»

Alain Pilote le samedi, 01 janvier 2022. Dans Éditorial

Ce qui était évident autrefois l'est de moins en moins aujourd'hui. Autrefois, la grande majorité des gens croyait en l'existence de Dieu, mais aujourd'hui, de plus en plus de gens se disent athées. Dans son édition du 22 octobre 2021, le quotidien Le Devoir rapportait la nouvelle suivante : Selon un sondage Léger-Le Devoir, à la question « Personnellement, croyez-vous en Dieu ? », 51 % des Québécois ont répondu oui et 49 %, non. Chez les francophones du Canada et du Québec, la majorité de non-croyants est déjà atteinte.

Pourtant, d'un simple point de vue logique, il est beaucoup plus difficile de croire que le monde s'est créé tout seul que de croire qu'il a été créé par Dieu. Si les scientistes s'accordent pour dire que l'univers a été créé à partir d'une explosion, le « Big Bang », vouloir expliquer que la Terre, toutes les planètes, les étoiles et galaxies se sont placées où elles sont par hasard, sans intervention divine, requiert une foi bien plus grande que de croire en l'existence de Dieu, car que le résultat final soit arrivé par hasard requiert une chance sur des milliards de milliards (ou 1 suivi de 32 zéros). Si notre planète était un peu plus loin, ou un peu plus proche du Soleil, la vie sur Terre serait impossible. Comme le disait Louis Pasteur, « un peu de science éloigne de Dieu, mais beaucoup y ramène. »

Autre exemple : autrefois, il paraissait évident que les premiers responsables pour élever un enfant étaient leurs parents biologiques, la famille naturelle. Eh bien, ce n'est plus le cas aujourd'hui, alors que même les cours de justice affirment que « l'enfant appartient à l'État, et non aux parents », et que les gouvernements remettent en question la primauté parentale (voir page 4), et affirment que les enfants doivent être retirés dès leur plus jeune âge de « la mauvaise influence » de leurs parents (voir page 8).

Pourtant, comme l'affirme l'enseignement de l'Église selon le principe de subsidiarité, « vouloir que le pouvoir civil envahisse arbitrairement jusqu'au sanctuaire de la famille, c'est une erreur grave et funeste... L'autorité paternelle ne saurait être abolie, ni absorbée par l'État » (voir page 9).

On peut lire dans la Bible ces paroles : « Mon peuple se meurt, faute de connaissance » (Osée 4, 6). Et dans la lettre de saint Jude (1,10) : « Ils blasphèment tout ce qu'ils ignorent ». Si les gens étaient renseignés, éduqués sur la vérité, ils n'auraient pas les préjugés qu'ils ont aujourd'hui sur la religion et autres sujets.

Par exemple, si les gens connaissaient ce qu'était le bonheur du ciel, de vivre éternellement avec Dieu, les anges et les saints (voir page 16), ils agiraient en conséquence et changeraient leurs comportements. Si les gens connaissaient les bienfaits du sacrement du pardon, de la confession, ils n'hésiteraient pas à aller se confesser au prêtre (voir page 20).

Le système financier actuel est rempli de contradictions (voir page 24). Par exemple, on entend beaucoup parler dans les médias d'information d'inflation. Pour le commun des mortels, l'inflation, c'est la hausse des prix, mais pour les conseillers économiques des gouvernements, l'inflation signifie qu'il y a trop d'argent en circulation, et alors on prend des moyens malhabiles pour la combattre (voir page 26).

La meilleure façon d'empêcher les prix d'augmenter, c'est de les faire baisser, tout simplement, sans pénaliser les producteurs. C'est ce qu'accompliraient les propositions financières de la Démocratie Économique, de l'ingénieur écossais Clifford Hugh Douglas (voir page 30). Si les gens connaissaient la Démocratie Économique, ils n'hésiteraient pas à la réclamer à grands cris de la part de leurs représentants élus.

Mais pour que ces vérités sur l'existence de Dieu, la primauté parentale, la confession, les propositions financières de la Démocratie Économique soient connues, il faut qu'elles soient prêchées, entendues. Comme le dit saint Paul dans sa lettre aux Romains (10, 9-18) : « Comment invoquer Dieu, si on n'a pas mis sa foi en lui ? Comment mettre sa foi en lui, si on ne l'a pas entendu ? Comment entendre si personne ne proclame ?... La foi naît de ce que l'on entend. »

C'est ici que vous aussi, cher ami lecteur, avez un rôle à jouer : faire connaître le message de Vers Demain autour de vous. Vers Demain essaie par tous les moyens possibles de faire connaître ces propositions de Douglas, par exemple par les sessions d'étude sur la Démocratie Économique que nous organisons chaque année à Rougemont, basées sur le livre La Démocratie Économique vue à la lumière de la doctrine sociale de l'Église (voir page 12).

Mais ce n'est pas tout le monde qui peut se déplacer et venir à Rougemont, surtout en ces temps de déploiement de mesures sanitaires, où de plus en plus de libertés disparaissent (voir page 21). Alors nous avons mis en ligne, sur notre site web (www.versdemain.org/formation) sous forme de capsules vidéos et questions, les différentes leçons de ce livre, de sorte que chacun pourra suivre ces leçons à partir de chez lui, à son propre rythme. Nous sommes certains que cet ajout sera apprécié de tous. Alors, bonne étude !

Alain Pilote

Poster un commentaire

Vous êtes indentifier en tant qu'invité.

Panier

Dernière parution

Infolettre & Magazine

Sujets

Faire un don

Faire un don

Haut