EnglishEspañolPolskie

Nos écoles doivent être sous la direction de l'Église, source de la vérité et de la sagesse

Thérèse Tardif le lundi, 01 janvier 2001. Dans Éducation

Les syndicats marxistes responsables de la destruction des écoles catholiques

Le marxisme dans les écoles « Donnez-nous les enfants, et je vous assure que le communisme durera toujours, dit le communiste Castro, lors de sa révolution à Cuba. » Et l'une de ses premières préoccupations, après avoir saisi le pouvoir, a été de faire tous les efforts pour retirer les écoles et le peuple de l'influence de l'Église : « Retirer le peuple de l'impérialisme de Rome », disait-il dédaigneusement. Sous son régime, tous les enseignants devaient être membres du Parti communiste. On apprenait aux enfants à espionner leurs parents.

Au Québec, la révolution se fait plus sournoisement, mais avec autant d'effets, le programme marxiste a été appliqué dans nos écoles catholiques, depuis l'instauration du Ministère de l'Éducation, qui a fait le gouvernement s'emparer de tout notre système scolaire. Et les syndicats marxistes poussent pour rendre les écoles complètement laïques.

Des enseignants sans morale et sans vertu ne peuvent pas donner une bonne formation aux enfants, pas même dans les matières profanes. La science sans Dieu sert à la destruction de l'homme au lieu de servir l'homme.

Église éducatrice, civilisatrice

Notre-Seigneur a dit à ses apôtres, sur lesquels il a bâti l'Église : « Allez, enseignez toutes les nations. » Ce n'est pas aux syndicats qu'll a donné cette mission, c'est à l'Église. L'Église est la véritable éducatrice, la civilisatrice, ayant reçu son mandat de Dieu Lui-même. Sans l'Église, l'enseignement sera toujours un fiasco. Nous en sommes malheureusement et douloureusement témoins, depuis que le Ministère de l'Éducation a supplanté nos évêques dans la gouverne des écoles.

Le gouvernement a vidé les écoles de nos valeurs traditionnelles, de l'enseignement du catéchisme, de la morale et de la vertu. Ainsi on a fait de nos enfants des athées, des révolutionnaires, des drogués, des indisciplinés. Cela s'est fait à l'insu des parents, bien sûr, qui ne comprenaient pas vraiment ce qui se passait chez leurs pauvres enfants déboussolés.

Syndicats pour l'école laïque

Dans un article qui a pour titre « L'Éducation toujours à l'ombre des Églises », Jocelyn Berthelot, conseiller à la CSQ, (Centrale des Syndicats du Québec), se plaint de ne pas avoir obtenu la laïcisation complète des écoles, lors de l'application des nouveaux critères de la loi, le premier juillet 2000, pour lui l'Église est encore trop présente à l'école.

Ceux qui ont du jugement comprennent que nos écoles ne doivent pas seulement être à l'ombre de l'Église, comme M. Berthelot s'en plaint, mais elles doivent être sous la bienveillante surveillance de l'Église.

C'est l'ignorance de la vérité qui fait ces gens détruire l'édifice catholique du Québec, si durement bâti par nos ancêtres. Il est temps qu'ils se mettent à l'étude. Leur source d'inspiration a été Karl Marx, ce hideux personnage qui leur a enseigné à tout casser, à tout détruire les valeurs qui font la force d'un peuple. À l'école de Jésus, nos chefs syndicalistes recevraient un tout autre enseignement et seraient plus sages : « Aimez-vous les uns et les autres... Aimez même vos ennemis... Apprenez de Moi que je suis doux et humble de cœur, etc... »

La Centrale des Syndicats du Québec dénie aux évêques, les plus grands maîtres en éducation, le droit de surveiller l'enseignement qu'on diffuse aux enfants de l'Église catholique. Et c'est elle, la Centrale des syndicats qui se trouve la compétence pour orienter l'éducation dans la province de Québec. Oui, la compétence de détruire notre civilisation chrétienne, de bon sens.

Écoles vidées de la vérité

Depuis le premier juillet, toutes les écoles ont perdu leur statut confessionnel, et la loi défend d'en fonder d'autres. La loi permet de fonder des écoles particulières, mais pas confessionnelles. M. Berthelot se réjouit qu'il n'y aura plus aucun groupe qui pourra à l'avenir fonder des écoles confessionnelles, la loi de Legault ne le permettra pas. M. Berthelot se réjouit aussi de voir disparaître les membres de foi catholique au Conseil supérieur de l'Éducation.

« Enfin, dit M. Berthelot, les dispositions concernant le soutien à l'administration des aspects confessionnels de l'école sont abolies... Le service d'animation pastorale sera remplacé par un service d'animation spirituelle et à l'engagement communautaire. Conséquence de ce changement : Il n'y aura plus obligation pour ces professionnels de détenir un mandat des autorités religieuses... Le document d'orientation ministériel qui accompagnait le projet de loi 118, apporte quelques précisions quant à la nature de ce service. Sous bien des aspects, celles-ci rejoignent la perspective laïque...)

Comme on le voit, le ministre Legault a appliqué une bonne partie des revendications des syndicats, au lieu d'accomplir le désir des parents. De quel droit, les syndicats réclament-ils des écoles laïques ? L'éducation des enfants n'est tout de même pas de leurs affaires. Il est évident que les chefs des syndicats sont des militants marxistes athées. Et ce sont nos enfants qui sont l'enjeu d'un telle infamie depuis 1960. Ils sont si malheureux que plusieurs d'entre eux ne veulent plus vivre. Le taux des suicides chez les enfants est effarant.

Les catholiques doivent se lever pour défendre leurs droits. Surtout que ce sont eux qui paient le plus de taxes pour les écoles, puisqu'ils sont les plus nombreux. Les catholiques ont aussi le droit à des écoles vraiment catholiques, selon leur choix et leur foi, c'est un droit naturel imprescriptible et inaliénable que même une charte ne peut nier. Au nom de la « Charte des droits et libertés », les chefs des syndicats veulent faire perdre toutes libertés et tous droits aux descendants des fondateurs catholiques du Canada

Depuis 1960, date où les évêques ont été chassés de la direction des écoles de la province de Québec par le Ministère de l'Éducation, c'est la pagaille dans le système scolaire. Les professeurs s'en plaignent eux-mêmes. Un grand nombre d'entre eux sont en dépression parce qu'ils n'ont plus aucune autorité sur les enfants, plusieurs même reçoivent des raclés de leurs élèves.

Le journal « La Presse », de Montréal, nous a fait, à plusieurs reprises, des reportages sur la situation catastrophique des écoles de Montréal, fruit d'un enseignement sans Dieu et sans morale. De quel beau gâchis sommes-nous témoins dans province de Québec ?

La situation est identique en France. Le journal Rivarol, de Paris, sous le titre : « Résultat de mai 1968 » a fait une caricature spectaculaire des écoles sans Dieu de la révolution. En plus des batailles entre écoliers et contre les professeurs, il y a les actes immoraux qui se produisent entre garçons et filles, que Vers Demain ne peut se permettre de reproduire, mais qui sont fréquents aussi dans les écoles du Québec.

Voilà les résultats de la prise en charge des écoles par un gouvernement sans principes influencé par les syndicats marxistes.

Ce n'est pas la mission des syndicats de s'immiscer dans le domaine de l'enseignement. Ce domaine est de la responsabilité des parents à qui les enfants appartiennent de droit, puisque ce sont eux qui leur ont donné naissance.

L'Église enseignante vient aider les parents dans la lourde tâche d'éduquer leurs enfants. Évêques, prêtres, religieux et religieuses reçoivent une solide formation, en s'instruisant pendant de longues années à la source même de la vérité et de la sagesse pour pouvoir ensuite transmettre ces valeurs aux enfants.

La base de la vraie formation, c'est l'étude et la pratique des Commandements de Dieu. Sans les Commandements de Dieu, il ne peut y avoir de vraie formation. Le gouvernement des États-Unis avait passé une loi, défendant toute affiche des Commandements de Dieu dans les écoles. Il en a vu les conséquences par les tueries entre écoliers. Et il a abrogé sa loi l'an dernier.

Le Pape s'adresse aux Canadiens

L'Église se doit d'être de plus en plus présente dans l'éducation des enfants. Voici ce que dit récemment le Saint-Père justement aux Canadiens par leur nouvel ambassadeur près du Saint-Siège, S.E. M. Wilfrid Guy Licari :

(Osservatore Romano, 17 octobre 2000) Extraits : « En effet, la jeunesse actuelle a manifesté au mois d'août dernier, à Rome)... son désir de mener une vie belle et bonne, en se tournant vers Dieu et en servant son prochain.

« Cela nous rappelle l'attention que nous devons porter aux jeunes, à leur formation intellectuelle et professionnelle, ainsi que plus largement, à leur éducation humaine, morale et spirituelle. Il importe notamment de leur apprendre la valeur de la vie, de toute vie, depuis la conception jusqu'à la fin naturelle, car la vie est un don de Dieu dont nous ne sommes pas maîtres...

« ...Personne ne peut se substituer à la responsabilité parentale en ce domaine (de l'éducation) et la communauté nationale ne peut agir que sous mode de subsidiarité. De ce fait l'institution conjugale et familiale, en tant que cellule de base et de structure essentielle de la société à laquelle aucune autre structure ne peut se substituer ou être mise sur un pied d'égalité, doit être privilégiée dans les décisions politiques et économiques. Les parents, le père et la mère, qui sont les premiers éducateurs de leurs enfants, remplissent auprès d'eux une mission sociale de premier plan. Ils ont en charge leur éducation spirituelle, morale et civique ; pour la remplir correctement, ils ont besoin d'être pleinement reconnus, soutenus et épaulés par les dirigeants. De même les groupes religieux, reconnus par l'Autorité légitime, doivent pouvoir apporter leur concours au système éducatif, pour inculquer aux jeunes, dont les parents le demandent, les valeurs et les principes religieux fondamentaux... »

Chers parents, vous qui désirez l'excellence pour vos enfants, ne remettez pas l'éducation de vos enfants entre les mains de gens sans foi ni morale. En attendant d'avoir des écoles vraiment catholiques pour vos chers petits, faites vous-mêmes l'enseignement à la maison, en commençant par l'enseignement du catéchisme, dont vos enfants ont été privés depuis qu'ils fréquentent l'école. Plusieurs parents enseignent à la maison et ils s'en félicitent.

Que la sainte Famille aide les parents dans leur lourde tâche d'éduquer leurs enfants.

Thérèse Tardif

Poster un commentaire

Vous êtes indentifier en tant qu'invité.

Panier

Dernière parution

Infolettre & Magazine

Sujets

Faire un don

Faire un don

Haut