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Les fermiers en Pologne craignent d'être liquidés par l'Union Européenne

Thérèse Tardif le vendredi, 01 mars 2002. Dans Crise financière, La politique

Les fermes de moins de dix acres devront disparaître ou être agrandies

Les fermiers résistent, ils ne veulent pas donner leur terre aux financiers

Comme dans tous les autres pays, les financiers ont décrété la mort des petites fermes en Pologne, car elles sont la bête noire du mondialisme. L'agriculture compte 25% de l'emploi en Pologne. Les fermiers ne se sont pas laissé déposséder par le communisme en 1950. Ils n'ont pas l'intention de remettre leurs biens et liberté entre les mains des financiers internationaux. Nous puisons ces informations du journal « The Wanderer » du 10 janvier 2002 :

Varsovie — Étant donné que la Pologne fait les démarches pour devenir membre entier de l'Union Européenne, sa puissante paysannerie pourrait se faire couper la tête et être jetée dans la poubelle de l'histoire, victime du système bureaucratique de Bruxelles, rapporte le « Christian Science Monitor », du 2 janvier 2002.

« D'un rapport de Stryszow, Pologne, Aric Farnam a révélé que les politiques de l'Agriculture de l'Union Européenne réclament la liquidation de toutes les fermes en dessous de 10 acres. Une sentence de mort qui affectera 1,6 million des deux millions de fermes du pays. » : (NDLR : L'Union Européenne, étant au service des financiers internationaux, comme tous nos gouvernements d'ailleurs, il est certain que les fermiers, en Pologne, subiront le même sort que les nôtres et disparaîtront, s'ils ne résistent pas.)

« Les petits propriétaires de fermes mènent le combat contre les grandes et belles politiques agricoles de l'Union Européenne à laquelle la Pologne espère se joindre en 2004," écrit Farnam.

Depuis des années, les fermiers en Pologne souffrent des politiques agricoles de l'Union Européenne qui conduisent aux grèves, aux blocages de routes et aux manifestations, ce qui a développé un sentiment anti-Union Européenne qui s'est manifesté, d'une manière surprenante, par une grande opposition, dont on ne s'attendait pas, lors des élections, en septembre dernier, alors qu'un vote de 10,2% a été accordé aux partis anti-Union Européenne.

L'un des principaux facteurs de la peur qui a conduit la « ligue des familles polonaises », l'aile forte du parti catholique, à faire une étonnante et grandiose démonstration, c'est l'idée qu'une large partie de l'ouest de la Pologne, le cœur de la paysannerie, tomberait dans les mains de riches étrangers qui recherchent des terres à bon marché, des fermes et des propriétés bien entretenues.

Farnam a rapporté que les bureaucrates de Bruxelles déclarent que les petites fermes polonaises sont inefficaces, insalubres et maintiennent la pauvreté. La politique agricole de l'Union Européenne ordonne que la Pologne modernise et restructure son secteur agricole en dedans des huit prochains mois. Cela signifie l'application de règlements qui empêcheront les petits fermiers de vendre leurs produits et qui jetteront, hors de leur terre, plus d'un million d'entre eux.

Mais la plupart des fermiers polonais disent NON, de peur de finir dans des conditions encore plus pauvres que les chômeurs des villes.

Farnam cite les paroles d'un petit propriétaire : « Les communistes ont essayé de nous sortir de nos terres en 1950 et ils n'ont pas réussi. Nous resterons. C'est la seule vie que nous connaissons et qui nous convient bien. Qui sont ces politiciens qui disent que nos fermes sont trop pauvres ? »

« La moyenne des fermiers dans le sud de la Pologne possèdent seulement 10 acres, mais la majorité possèdent une maison confortable, une automobile, et quelques autres commodités de luxe. » Farnam écrit : Même si leurs produits se vendent presque pour rien, le blé est à cinq sous la livre, et cinq gallons de lait se vendent quatre dollars.

(NDLR : Mais ils sont propriétaires de leur ferme, ils ne sont pas endettés envers les banques, ils n'ont pas d'intérêt à payer, ils peuvent utiliser leurs profits pour leurs besoins personnels.)

Dans son rapport annuel sur les états candidats, paru le mois dernier, l'Union Européenne classe le grand nombre des petites fermes pauvres de Pologne comme étant les plus sérieuses barrières à leur adhésion parmi les pays de l'Union Européenne. L'agriculture compte 25% des emplois en Pologne, contrairement à 4% dans l'Union Européenne.

Farnam continue : « La Commission européenne dit que les fermiers polonais ne seront pas éligibles aux mêmes subsides que les anciens membres de l'Union Européenne, aussi ils doivent encore se conformer aux normes désignées pour avoir des fermes plus grandes et plus modernes. Ce qui fait que plusieurs Polonais se demandent s'il en vaut la peine de se joindre à l'Union Européenne. Depuis 1996, la restructuration préliminaire et l'implantation des mesures de l'Union Européenne ont contribué à faire baisser les revenus des fermes à plus de 30%, en Pologne. Ce problème est aggravé par l'afflux massif, sur les marchés polonais, des produits subventionnés des fermes industrialisées de l'Europe de l'ouest.

Un membre important du gouvernement britannique et parfois son conseiller, Sir Julian Rose, a parlé devant le Parlement polonais au printemps dernier. Il a prié le gouvernement polonais de ne pas supporter les règlements démodés de l'Union Européenne.

Selon M. Rose, cette même politique agricole a dévasté son pays, elle a mis en faillite plus de 1.2 million de fermiers britanniques et elle a fait couper de 70% le revenu du restant des autres fermiers. Le résultat, dit-il, est : pollution, perte de biodiversité, épidémies dans le bétail, nourriture malsaine, communauté ruinée.

« Je suis en Pologne pour vous supplier de batailler pour l'avenir de vos belles petites fermes à produits diversifiés, dit-il. Dites NON ! au principe de l'agriculture intensive qui a détruit mon pays. »

Réflexions de Vers Demain

Nos spécialistes en agriculture, qui manipulent les lois de la nature établies par Dieu, ruinent les fermiers.

En reniant Dieu, nos universitaires se mettent entre les mains de Satan. Qu'est-ce que Satan n'inventera pas, en se servant d'eux, pour détruire tout ce que Dieu a fait de beau et de bon pour l'homme sur la terre ?

Les fermiers polonais, forts de l'expérience des fermiers ruinés des autres nations, ont mille fois raison de défendre leurs petites fermes.

Cette situation de réduction de la vie des hommes aux seules lois du bénéfice de quelques-uns, devient la nouvelle définition du socialisme et du capitalisme qui se fondent, qui s'allient pour établir un nouvel ordre mondial totalitaire. Attention, les communistes se sont toujours servis de bonnes raisons pour nous duper et arriver à leurs plans.

Les bienfaits de la ferme familiale

Dernièrement, je me suis entretenue avec un jeune homme de 16 ans qui travaille avec son père sur la ferme. Quelle différence d'intelligence, de raisonnement, de savoir-faire, de santé, de force, de vaillance, avec les étudiants désabusés de nos écoles sans Dieu.

Son père et sa mère vivent sur une ferme à l'orée des bois. Ils observent la loi de Dieu dans le mariage. Notre jeune homme n'a pas à chercher de la compagnie, il a onze frères et sœurs.

Plutôt que de les détruire, nos gouvernements devraient s'appliquer à favoriser ces fermes familiales si pratiques et si nécessaires pour élever une famille nombreuse et former des hommes forts physiquement et spirituellement qui relèveront notre peuple et notre Église en voie de disparition. En abattant les fermes familiales, nos hommes d'État ont abattu la famille. C'est encore plus insensé que d'inventer de la moulée à rendre les vaches folles.

Prions pour que nos hommes d'État reviennent à Dieu et ils reprendront de l'intelligence. Réclamons le Crédit Social qui libérerait les fermiers et tout le monde des griffes des financiers internationaux.

Thérèse Tardif

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