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Le maître l'homme ou le milieu

Par Louis Even le mercredi, 01 mai 1940. Dans Réflexions

Trop de gens n’ont du Crédit Social qu’une idée très limitée. Ils n’y voient qu’une manufacture d’argent, une augmentation de l’argent.

Dans son essence, le Crédit Social n’est pas autre chose que la poursuite, dans l’association, du bien commun des associés.

L’homme n’est pas comme l’animal. L’animal doit s’adapter au milieu où il se trouve et survivre ou disparaître. L’homme, lui, peut maîtriser son milieu. Si le milieu, même l’atmosphère financière, où il se trouve, ne lui convient pas, ne le sert pas, il doit modifier son milieu au lieu de se perclure lui-même pour s’ajuster au milieu.

Dans le domaine monétaire, le Crédit Social ne fait pas qu’augmenter l’argent, il le place aussi où il faut. Il démocratise l’argent par le dividende, par l’escompte compensé et par les salaires qu’il rend possibles.

De plus, il enlève à l’argent le caractère puissance pour en faire un service. Il remplace automatiquement entre les mains des consommateurs l’argent qui, pour une cause ou une autre, a disparu de la circulation. Du coup, il corrige graduellement la mentalité qui cause la thésaurisation et la course à l’argent.

Outre cela, il libère les gouvernements en les désendettant. Il les rend capables de remplir leur fonction de surveillants pour la sauvegarde du bien commun.

Ces considérations devraient aider à résoudre la question qui se pose dans plusieurs esprits : "Sous le Crédit Social, les gros financiers et les trusts ne centraliseront-ils pas la monnaie comme ils le font de nos jours ?"

Nous reviendrons sur ce sujet.

 

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