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Argent libre d'intérêts

Par Louis Even le lundi, 01 avril 1940. Dans Réflexions

VERS DEMAIN 1 avril 1940 p5 1940_04_No11_P_005.doc ; Louis EVEN ; 365 mots

Dépêche de la Nouvelle-Zélande, datée du 5 mars, à laquelle les journaux n’ont guère fait de publicité :

"Wellington, N.-Z., 5 mars — Le bureau des directeurs de la banque de la Nouvelle-Zélande a voté hier l’octroi d’un prêt d’un million de livres sterling (environ $4,500,000) pour fins de guerre, sans intérêt. Le prêt est fait pour la durée de la guerre et les six mois qui la suivront." ....

La Nouvelle-Zélande, pays dont le tiers au moins des citoyens est gagné à la philosophie créditiste, montre ainsi à la Banque d’Angleterre et à ses satellites, les banques centrales des Dominions, qu’on peut financer l’effort de guerre sans emprunter des institutions privées et sans intérêt.

Que de privations inutiles imposées au monde depuis 25 ans parce que la dernière guerre n’a pas été financée de cette façon !

En Angleterre

La dette nationale anglaise en 1914, était de 650,000,000 livres sterling. En 1919, la guerre l’avait fait monter à 7,435,000,000 livres. Depuis lors, l’Angleterre a payé en intérêt 5,679,000,000 livres. Or, elle en doit encore 8,026,000,000.

Ainsi donc, après avoir payé près de six milliards d’intérêt sur une dette de sept milliards et demi, l’Angleterre doit encore un peu plus de huit milliards. Sans la charge d’intérêt, sa dette serait aujourd’hui au-dessous de deux milliards.

Au Canada

La situation est encore plus frappante au Canada. Notre dette fédérale, en 1919, était de $2,574,531,033. Nous avons payé, depuis, en intérêt et en principal, $2,838,292,553. Or, nous devons encore $3,101,667,570.

Ainsi donc, sur une dette de deux milliards et demi, nous payons plus de deux milliards et trois quarts, et nous devons encore au-dessus de trois milliards.

Si l’on eut éliminé toute charge d’intérêt, notre dette publique actuelle serait inférieure à 300 millions, c’est-à-dire moindre qu’en 1914. Et elle ne nous causerait pas de mauvais sang, ne comportant aucun intérêt annuel à payer.

On a préféré l’orthodoxie. La belle orthodoxie qui, pour la seule comptabilité bancaire du fédéral, saigne le public de 130 millions chaque année.

On nous répète encore que le contraire est impossible, que le gouvernement ne peut contracter aucun emprunt sans intérêt. Et pourtant cela peut se faire, puisque cela se fait.

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