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82% des Québécois en faveur d'un salaire à la mère au foyer

Thérèse Tardif le mardi, 01 mai 2001. Dans Débats de société

Seuls les « spécialistes du mensonge » ne sont pas d'accord

Le journal "La Presse" du 8 mars 2001, nous donnait le résultat d'un récent sondage de Radio-Canada qui révélait que 82% des Québécois sont en faveur d'un revenu pour la mère au foyer.

Voici ce que dit "La Presse" sous la plume de Louise Leduc :

« Titre : Quatre Québécois sur cinq disent OUI au salaire pour le parent au foyer.

« Plus de 82% des personnes sondées se disent « très » ou « assez » favorables à l'octroi d'un salaire au parent qui reste au foyer pour s'occuper des jeunes enfants. Les spécialistes, eux, s'indignent. Irréaliste, rétrograde, disent-ils d'une même voix.

« Au Québec, l'idée est surtout véhiculée par les Bérets Blancs (Vers Demain) qui réclament depuis plus de 20 ans 12 000 $ pour la femme au foyer. Ils disent s'inspirer en cela de la « Charte des droits de la Famille » élaborée par le Saint-Siège en 1983. Cette charte fait la promotion de mesures sociales « telles que les allocations familiales et la rémunération du travail d'un des parents au foyer (qui) doit être telle que la mère de famille ne soit pas obligée de travailler hors du foyer, au détriment de la vie familiale, et en particulier de l'éducation des enfants.

« Selon Thérèse Tardif, porte-parole des Bérets Blancs, « les mères vont travailler parce qu'elles y sont obligées, parce qu'un salaire ne suffit plus. Personne, cependant, ne saurait remplacer une mère auprès de ses enfants.

« Cette perspective de rémunérer un parent au foyer fait rager Jean-Luc Migué, président du conseil scientifique de l'Institut économique de Montréal. De la plus stricte obédience néolibérale, M. Migué soutient « qu'avoir une famille est un choix. Un enfant n'est pas un bien social et ne rapporte rien à la société ».

Et l'article de "La Presse" continue avec Ruth Rose, professeure des sciences économiques à l'UQAM qui dit : « Un salaire aux femmes au foyer risquerait d'inciter les femmes à choisir cette voie... »

Des spécialistes du mensonge

On ne peut pas être surpris de la forte opposition des nos professeurs d'université à un salaire pour la mère au foyer, car ce sont eux, les premiers, qui se sont fait laver le cerveau par les marxistes, champions de l'escroquerie et du mensonge, dont le but était de détruire la famille, en orientant les femmes vers le travail à l'extérieur du foyer.

Pour détruire la famille, les marxistes ont fait et font encore croire à nos filles que la belle carrière d'élever des enfants est une tâche dégradante. Et que, pour être autonome, il fallait travailler comme une esclave, non pas pour son propre bonheur, celui de son époux et de ses enfants, mais pour servir un patron toujours plus exigeant.

Et Migué va jusqu'à dire qu'« un enfant n'est pas un bien social et ne rapporte rien à la société ». C'est le président du conseil de l'Institut Économique de Montréal qui dit de telles absurdités. S'il n'est pas l'un de ces spécialistes marxistes du mensonge, il est sans aucun doute un spécialiste de la sottise. Il faut aller à l'université pour se spécialiser en tromperie.

Spécialiste de la vérité

Le R. P. Michel Schooyans, professeur à l'université Louvain, en Belgique, membre de l'Académie pontificale des sciences sociales à Rome, et portant bien d'autres titres, est d'un tout autre avis que Migué. Dans son livre, « La face cachée de l'ONU », il nous cite, par exemple, le résultat des recherches sur la valeur de la famille, de Gary Becker, chef de file de l'école de Chicago, prix Nobel d'économie en 1992.

« Dans ses recherches, Gary Becker a constaté que l'activité parentale n'était pas prise en compte dans les comptabilités nationales. Il a donc commencé à la mesurer, à la calculer de façon précise. Il en est surtout arrivé à la conclusion que la famille est le lien primordial où se forme le capital humain. Or, a-t-il démontré, le capital humain représente aujourd'hui plus de 80% de la richesse d'une nation moderne - le capital physique (installations industrielles, ressources naturelles) représente à peine 20%.

« Évidemment, la prospérité des peuples dépend aussi d'autres facteurs : du système du gouvernement, sa compétence, son honnêteté, etc., du système économique. Toutefois, le plus important, c'est la famille. C'est là que l'enfant est d'abord éveillé aux qualités humaines qui seront plus tard hautement appréciées dans la société en général, économique et politique en particulier : sens de l'initiative, de la ponctualité, de l'ordre, de la solidarité, etc.

« Gary Becker a eu, en outre, la curiosité de mesurer l'apport de la mère de famille à la formation du capital humain. C'est elle qui contribue le plus à nourrir, soigner, éduquer, instruire les enfants ; elle cuisine, lessive, coud, nettoie ; elle réconcilie, enseigne à épargner et à économiser, aide dans les études, initie au beau, sensibilise au bien, oriente les loisirs. Becker a ainsi calculé qu'au moins 30% du Produit Interne Brut (PIB) d'une nation provenait du travail de la mère – contribution totalement négligée et ignorée dans les comptabilités nationales.

Il serait bon de compléter l'enquête en étudiant aussi l'apport du père dans la formation des enfants et donc du capital humain. Il ressort de ces études que la famille est un bien d'une importance fondamentale.

Protéger la famille

« Conclusion, les États doivent protéger la famille contre les programmes de caractère totalitaire que l'ONU veut imposer et dont l'objectif est la destruction de l'institution familiale. En outre les pouvoirs publics doivent réviser les législations nationales qui anémient les familles. Il faut que les pouvoirs publics reconnaissent l'activité parentale, car, rendant service à leurs enfants, les parents rendent service à la société. En outre Gary Becker souligne que les écoles catholiques sont plus performantes que les autres. La raison de ces meilleures performances est double. Dans les familles catholiques, les parents font pression sur leurs enfants et ils font aussi pression sur les écoles fréquentées par leurs enfants.

« La moindre des choses serait que l'État offre aux femmes les conditions d'un choix vraiment libre entre l'engagement à temps plein au service de la famille et l'engagement professionnel intégral ou partiel. De même, il est élémentaire que l'État offre aux parents la possibilité de choisir librement l'école que fréquentent leurs enfants. Cela serait autant dans l'intérêt de la société que celui de la famille elle-même.

« Ces études valorisent fortement l'institution familiale. Cette valorisation provient du fait que la famille est la clé du bien-être et du bonheur dont le bien commun de la société future a besoin. Or avec la baisse de la fécondité, on risque de manquer de capital humain qui se forme dans la famille. Donc les pouvoirs publics doivent promouvoir la famille non seulement parce qu'elle est un bien pour les membres qui la composent, mais aussi parce qu'elle est un bien pour la communauté politique et économique. Dans le domaine de la politique familiale, le devoir de l'État coïncide avec les intérêts souverains de celui-ci.

« Ces mêmes études montrent que c'est dans la famille que se forment des personnalités fortes, libres, autonomes, capables de jugement personnel. Ces personnes-là sont capables de résister aux totalitarismes....

« Comme tous les totalitarismes, celui de l'ONU rêve de contrôler le nombre et la « qualité » des femmes et des hommes. C'est la guerre anticipée : on n'attend pas que les hommes soient adultes pour les tuer ; on les tue dans le sein de leur mère, ou on les empêche de naître. » (Michel Schooyans)

Et le travail de la mère hors du foyer, prêché par les marxistes, favorise cela.

Que l'argent dépensé par le gouvernement pour les garderies soit remis directement à la mère au foyer.

Oui, c'est logique, c'est bon, c'est louable, c'est même une nécessité de réclamer 12 000 $ pour la mère au foyer.

Thérèse Tardif

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