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Simples Notions

le dimanche, 01 janvier 1939. Dans Cahiers du Crédit Social

Georges a douze ans. Il est au magasin.

─ Vois-tu, Georges, toutes ces choses-là sur les étagères. Pour qui est-ce ?

─ Pour ceux qui en ont besoin et qui viennent acheter.

─ Que faut-il pour que les produits traversent le comptoir ?

─ Il faut de l'argent de ce bord-ci qui va passer de l'autre bord.

─ S'il y a cent dollars de produits de l'autre côté, combien faut-il d'argent de ce côté-ci pour que les produits traversent ?

─ Il faut cent dollars, Monsieur.

─ S'il y a cent dollars de produits de l'autre côté et seulement soixante dollars d'argent de ce côté-ci, les produits peuvent-ils tous traverser ?

─ Non, monsieur.

─ Si, derrière tous les comptoirs du Canada, les hommes peuvent placer douze milliards de produits et si, devant tous les comptoirs du Canada, les hommes et les femmes ne peuvent avoir que neuf milliards d'argent, les douze milliards vont-ils traverser ?

─ Non, monsieur.

— Que faire, pour qu'ils traversent tous, quand il y a douze de produits et rien que neuf d'argent dans les mains des hommes et des femmes ?

─ Je ne sais pas, monsieur.

─ Alors on va faire venir un homme mieux au courant. C'est l'électeur Michel Grandmaison.

─ Que faire, Monsieur Grandmaison, quand le Canada a douze milliards de produits à vendre et que les Canadiens n'ont que neuf milliards de pouvoir d'achat ?

─ On ne les achète pas tous.

─ Et si on ne les achète pas, est-ce que la production va se maintenir ?

─ Je ne pense pas.

─ Comment appelle-t-on cela, quand la production arrête ?

─ C'est le chômage.

─ Alors que faut-il faire pour supprimer le chômage ?

─ Faudrait que la production se vende.

─ Qu'est-ce qui manque pour cela ?

─ De l'argent.

─ Quelle est la solution ?

─ Je ne sais pas.

─ Les autres électeurs savent-ils ? Et leurs députés le savent-ils ?

─ Peut-être. Ça ne paraît pas que les députés savent quoi faire. Mais dites-moi donc, vous ?

─ Eh bien, il me semble que si les travailleurs sont capables de placer douze milliards de produits d'un côté du comptoir, ceux qui sont chargés de fabriquer l'argent devraient voir à placer douze milliards de l'autre côté. S'il y a incompétence, maladresse ou mauvaise volonté, ce n'est sûrement pas du côté des travailleurs. S'il existe une merveilleuse technique dans la production, il en manque terriblement dans la monnaie. Le Crédit Social présente la solution.

Économiste sans diplôme

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