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Session en ligne sur la Démocratie Économique

le samedi, 01 janvier 2022. Dans Crédit Social

Étudiez les propositions financières de Douglas à votre propre rythme dans le confort de votre foyer en visitant notre site web www.versdemain.org/formation

Qu'est-ce que la Démocratie Économique, ou Crédit Social, telle qu'enseignée par Douglas et Louis Even ? Les lecteurs réguliers de Vers Demain savent que chaque numéro de cette revue contient des articles sur les propositions financières du Crédit Social, non pas le crédit social chinois, qui est une forme de dictature et de contrôle, mais le Crédit Social de l'ingénieur écossais Clifford Hugh Douglas, repris par Louis Even. Ces propositions financières sont plus d'actualité que jamais pour résoudre les problèmes économiques d'aujourd'hui.

Cette idée du Crédit Social, ou Démocratie Économique, peut susciter de nombreuses questions parmi les nouveaux lecteurs, et un seul article n'est certainement pas suffisant pour répondre à toutes ces questions, ou pour donner une bonne compréhension de tout le concept du Crédit Social. De plus, la plupart des gens n'ont tout simplement pas le temps de lire de longs livres sur le sujet.

Alors, voici la solution : les propositions du Crédit Social expliquées en différentes leçons, chacune étant la suite logique de la précédente, dans un livre intitulé La démocratie économique vue à la lumière de la doctrine sociale de l'Église.

Depuis 2006, plus de 25 sessions d'étude s'étendant sur une semaine ont eu lieu a Rougemont pour couvrir la matière contenue dans ce livre, et des centaines de personnes, y compris plus de 70 évêques d'Afrique, ont ainsi assisté à ces sessions. On peut d'ailleurs retrouver les impressions et appréciations de ces évêques dans une brochure de 96 pages reproduite sous format pdf sur la page d'accueil du site internet de Vers Demain.

Mais puisque ce n'est pas tout le monde qui peut se libérer pour une semaine et assister en personne à ces sessions, nous avons décidé de la reproduire en série de capsules vidéo accessibles à tous, en tout temps. Elles sont présentées par la même personne qui a écrit le livre sur la démocratie économique et donne les sessions d'étude à Rougemont : Alain Pilote (le rédacteur de la revue Vers Demain).

La première leçon de ce livre débute avec les principes, et de là, on bâtit les fondations pour avoir une pleine connaissance de tout ce que le Crédit Social implique. À la fin de chaque leçon, on retrouve une liste de questions qui résument ce qui doit être retenu comme essentiel.

Objectifs de la formation

De façon générale au terme de cette formation, l'étudiant pourra :

  • Connaître les principes de la démocratie économique et les expliquer
  • Expliquer qui sont les vrais maîtres du monde
  • Réaliser la gravité de la pauvreté qui ravage le monde en face de l'abondance
  • Identifier les injustices sociales dans leur milieu causées par le système financier actuel
  • Connaître les principes de base de la doctrine sociale de l'Église Catholique
  • Être capable d'informer et de former les autres sur les grands principes de la démocratie économique

Approche pédagogique

Ce cours est conçu selon une approche pédagogique propre à la formation à distance. Le matériel didactique et la formule utilisée permet d'adopter une démarche d'apprentissage autonome. Vous pourrez ainsi gérer votre temps d'étude et prendre en charge votre formation. Les qualités primordiales à déployer dans ce cours sont donc l'initiative et le goût du travail personnel. Afin d'obtenir la certification, vous devrez répondre aux questionnaires à la fin de chaque leçon et passer l'examen de fin de session.

Vous êtes tous donc invités à suivre ce cours en ligne, pour devenir vous-même un propagateur de la lumière de la démocratie économique. Bonne étude !

Synthèse de la formation sur la démocratie économique

L'abbé André Nicaire Tehoua (photo à gauche), actuellement économe pour la Conférence des Évêques catholiques du Cameroun, a participé en deux occasions (2014 et 2015) à notre session d'étude à Rougemont sur la démocratie économique, et est depuis notre représentant au Cameroun. Du 24 au 27 octobre 2019, il organisait à Yaoundé, dans la grande salle de conférence de la Conférence épiscopale du Cameroun, une session semblable sur la démocratie économique (en se servant du même manuel de base), avec 110 participants, qui ont, durant quatre jours, suivi la présentation de 15 thèmes développés par 5 prêtres et 3 fidèles laïcs. Voici des extraits de la synthèse de cette session, écrite par l'abbé Tehoua :

par l'abbé André Nicaire Tehoua

Dans notre monde moderne, on constate que la famille humaine est en proie à de nombreux problèmes d'ordre temporel (matériel) tels que la pauvreté, la faim, la misère, l'endettement, les guerres, le réchauffement de la planète, les crises économiques récurrentes. À voir de près, tous ces problèmes sont un problème d'argent lié au fonctionnement du système monétaire actuel. Ces problèmes mettent en péril non seulement la liberté et la dignité de la personne humaine, mais aussi le salut des âmes. Face à cette situation, l'Église catholique ne peut rester indifférente. C'est pourquoi, depuis 1891, elle a progressivement élaboré un ensemble de principes moraux ou éthiques appelés Doctrine Sociale et sur lesquels elle juge les systèmes (monétaire, politique, économique, social). Le monde serait meilleur si l'ensemble de ces principes étaient appliqués.

Afin de voir comment appliquer de façon concrète lesdits principes, l'Église invite les fidèles laïcs dont le rôle propre, selon le Concile Vatican II, est justement de renouveler l'ordre temporel et l'ordonner selon le plan de Dieu pour sa créature, de trouver des solutions techniques qui appliqueraient cet enseignement social. C'est dans cette perspective que Louis Even, Fondateur des Pèlerins de Saint Michel, avait décidé de promouvoir la Doctrine du Crédit Social ou Démocratie Économique lorsqu'il l'avait découverte en 1934, car il avait compris à quel point le Crédit Social était non seulement la réponse technique aux problèmes socio-économiques, mais aussi qu'elle appliquerait à 100% la Doctrine Sociale de l'Église en économie politique. Il décida de la promouvoir à travers le monde.

Une fois formés, les laïcs doivent s'engager dans les affaires de la cité afin de changer l'ordre temporel dans le but de l'ordonner selon le plan de Dieu pour sa créature. La Doctrine Sociale, qui n'est pas ingérence et révolte, établit un devoir sociétal cohérent du fidèle laïc. En assumant son devoir sociétal, le fidèle laïc doit relever les défis de voir l'économie, la politique, la finance et le social sous le prisme de la Doctrine Sociale.

C'est dans cette perspective qu'une économie sociale et solidaire doit être promue aujourd'hui, celle qui s'appuie sur les logiques de solidarité, de charité et d'association et qui ne saurait l'être véritablement sans un système d'argent juste, social, arithmétique et humain.

Si dans une économie sociale et solidaire, le système financier ou monétaire ne finance pas à la fois la production (système producteur) et la consommation (système consommateur), l'économie ne saurait atteindre sa fin qui est de faire joindre les biens et services à ceux qui ont en besoin. Car tant qu'il reste des personnes mal nourries, mal logées, mal soignées, mal habillées, etc, l'économie doit être à chaque fois interrogée sur sa fin, son but.

L'économie ne doit pas prendre des moyens pour des fins comme c'est le cas aujourd'hui dans notre monde. Le but de l'économie n'est pas la création d'emplois, la distribution de l'argent ou la recherche d'une balance commerciale excédentaire. L'emploi ou le travail et l'argent ne sont que des moyens qui permettent à l'économie d'atteindre sa finalité.

Une économie sociale et solidaire instituée en système économique à trois dimensions inséparables et dynamiques (productrice, financière et consommatrice) s'appelle le Crédit Social ou la Démocratie Économique. Elle doit pouvoir produire tout ce dont les citoyens ont besoin et les leur distribuer en mettant l'argent (le pouvoir d'achat) entre les mains de chaque citoyen consommateur.

L'économie, qui signifie étymologiquement « bonne gestion de la maison commune » ne devrait exclure aucun membre de cette maison dans la distribution des biens et services. La Démocratie Économique ou Crédit Social est une philosophie d'association basée sur la confiance qui veut que tous les membres de la société profitent de ce qu'ils ont comme bien commun et que la société existe pour ses membres. Cette philosophie humaniste veut aussi que la politique et l'économie soient au service de la personne humaine.

Malheureusement, cette bonne philosophie n'est pas encore appliquée systématiquement dans notre monde moderne. C'est ce qui explique « la pauvreté actuelle en face de l'abondance » depuis le XIXème siècle, car il y a une abondante production des biens de consommations et d'équipement au point que l'abondance nous écrase.

De quoi manquent les hommes dans ce monde moderne de grande production ? De l'argent ou des biens de consommation et d'équipement ? Comme on peut le constater aisément, cette multitude souffre d'une pénurie d'argent, ce qui les empêche d'accéder dignement et librement à l'abondance des produits offerts en vente par les champs et les industries.

De cette difficulté d'accès aux biens désirés nécessairement, il résulte qu'une partie des gens meurent de faim et des maladies guérissables, ceci dans un monde qui ne souffre pas de manque physique de produits. Ainsi, par jour, plus de 40 000 enfants meurent de faim ou de maladies non traitées faute d'argent entre les mains de leurs parents pendant que pourrissent ou se périment les produits nécessaires dans les magasins et officines. D'où le scandale de la pauvreté que ne cesse de dénoncer l'Église à travers les papes.

Ceci nous renvoie à faire une distinction entre l'argent et les richesses réelles : l'argent n'est pas une richesse, il n'est pas une chose, mais les richesses réelles, telles que les biens de consommations et d'équipement, ne sont pas distribuées s'il n'y a pas d'argent. D'où le lien entre l'argent et les richesses réelles.

Intéressons-nous à la naissance et à la mort de cet élément qui fait défaut, l'argent. Oui, l'argent naît facilement à la banque et meurt aussi facilement à la banque, mais ceci à des conditions insupportables. Car « les banques créent l'argent sous forme de dettes » quand elles accordent un crédit bancaire : tout l'argent en circulation est venu par un prêt bancaire assorti d'intérêt et doit être remboursé grossi à la banque.

Un défaut technique de l'actuel système d'argent réside en ceci que les banques créent le capital qu'elles prêtent avec intérêt, mais ne créent pas l'intérêt qu'elles réclament aux emprunteurs. Étant donné que les emprunteurs ne créent pas cet argent réclamé, et que l'argent par sa nature ne fait pas de petits (bébés-argent) selon les constats d'Aristote et de Saint Thomas d'Aquin, il est impossible de rembourser à la fois le capital emprunté de la banque et l'intérêt non créé par personne sans faire entorse à un autre emprunteur qui a obtenu derrière le premier un prêt d'argent avec les mêmes engagements.

Cela montre que dans le système financier actuel, le montant des remboursements dépasse le montant obtenu des prêts. Quelle population pourra croître avec les taux de mortalité supérieurs aux taux de natalité ?

Mais quel argent les banques privées créent-elles ? Argent physique ou argent de comptabilité ? Il y a deux sortes d'argent : le numéraire ou physique et le virtuel ou l'argent de comptabilité. Les banques privées créent l'argent de comptabilité qui est l'argent moderne. Il fait plus de 95% de la masse monétaire dans le monde. Il est très facile à créer. C'est l'argent dont dépendent les affaires (on n'achète pas un avion avec des billets de banque). C'est lui qui fait marcher l'argent physique. Le système par lequel les banques privées créent l'argent de chiffres s'appelle le système de couverture fractionnaire qui permet de prêter 10 fois, 30 fois, et même 100 fois leurs réserves en numéraire : avec un billet de 10 mille francs CFA, le banquier est autorisé à prêter 100 mille francs CFA en argent de chiffre, argent virtuel. Les conséquences de la création monétaire sous forme de dette sont entre autres la pénurie ou rareté d'argent en tout temps, les dettes impayables des entreprises, des particuliers et des États souverains, la perte de la souveraineté des États, le chômage, la vie chère, les guerres, le gaspillage des ressources, les populations.

La solution à l'argent-dette est la création d'argent libre de dette par la société ou la nation elle-même en fonction des besoins du développement. Le représentant de la nation qui est le gouvernement souverain doit assumer sa première fonction régalienne en créant l'argent nécessaire au financement de la production et de la consommation des biens et services. Si le gouvernement créait son argent, finis les dettes publiques, les taxes, le manque d'argent pour développer le pays, la soumission de l'État à des financiers. La meilleure façon pour qu'un État souverain ne s'endette pas est de créer et de contrôler sa propre monnaie. Le pouvoir monétaire est un pouvoir constitutionnel qui doit être inscrit dans la loi fondamentale aux cotés des pouvoirs exécutif, judiciaire et législatif.

Les propositions financières scientifiques du Crédit Social comportent trois principes techniques inséparables que sont la création monétaire libre de dette par le gouvernement souverain – souveraineté monétaire –, le dividende social mensuel à tous et à chacun et l'escompte compensé ou le juste prix (ajustement scientifique des prix).

Ces propositions financières de la démocratie économique constituent la seule solution scientifique connue jusqu'à ce jour pour régler systématiquement le manque chronique du pouvoir d'achat, le problème du chômage, les problèmes actuels de l'environnement, des guerres et conflits armés dans le monde. Ainsi, la démocratie économique qui est une finance saine et efficace mettrait fin au gaspillage des ressources naturelles et diminuerait significativement les pollutions tout en garantissant l'épanouissement de la personne humaine. Le Crédit Social (ou la Démocratie Économique) a été élaboré en 1917, année des apparitions de La Vierge Marie à Fatima, par l'ingénieur écossais Clifford Hugues Douglas et publié pour la première fois en 1918.

Mais les financiers internationaux qui ont le monopole de l'argent font tout leur possible pour maintenir leur système d'argent-dette d'appauvrissement, d'injustice et d'exclusion au détriment du Crédit Social. C'est pourquoi ils usent de la supercherie sur la monnaie (sa nature et sa fonction), de la violence pour assassiner les présidents patriotes qui veulent se défaire de leurs griffes, la corruption des élites, du mensonge, etc. C'est ainsi que dans l'histoire du contrôle bancaire aux États-Unis d'Amérique, les banquiers de Londres ont recouru à tous les moyens pour interdire la création d'argent-libre de dette usurpant ainsi le pouvoir monétaire de l'État américain avec la loi sur la réserve fédérale américaine (en réalité, elle n'est ni fédérale, ni américaine). Toutes les tentatives d'adopter le Crédit Social aux États-Unis se sont soldées par des échecs à cause de la corruption des sénateurs et surtout à cause de l'ignorance des populations, lesquelles populations devraient être éduquées par les hommes politiques sur le fait monétaire. Malheureusement, ceux-ci ne poursuivent pas l'intérêt général.

C'est d'ailleurs pourquoi, le Crédit Social qui n'est pas un parti, mais une conception nouvelle de l'économie, ne peut être appliqué que quand la population le connaîtra. Le Crédit Social ne croit pas aux joutes électorales et au système des partis politiques pour être adopté et appliqué pour le bonheur de tous. Parce que les partis politiques affaiblissent le pouvoir du peuple par le fait même qu'ils divisent le peuple en fractions antagonistes en perpétuelle lutte fratricide, inutile et nuisible. Un peuple divisé est un peuple faible. Un peuple faible ne saurait combattre son ennemi commun.

Seul un peuple éclairé, organisé et conscient qu'il cherche la même chose peut faire adopter la démocratie économique, ceci avec le secours du Bon Dieu et de ses anges fidèles. Car le combat pour l'application du Crédit Social est aussi un combat spirituel dans la mesure où les financiers internationaux qui ont comme but ultime d'installer un gouvernement mondial, sont sous les ordres de Lucifer.

Nous avons nécessairement besoin du secours divin pour l'instauration du Crédit Social. Et le Bon Dieu qui a une option préférentielle pour les pauvres selon les Saintes Écritures, ne nous abandonnera pas dans ce combat pour le mieux-être de chaque citoyen par le dividende à tous et à chacun. C'est aussi un combat pour le salut des âmes. Car le pape Benoît XV écrivait : « C'est sur le terrain économique que le salut des âmes est en danger ». Ainsi un minimum de sécurité économique garantie à chaque citoyen lui permettra de pratiquer la vertu, comme nous rappelle Saint Thomas d'Aquin en ces termes : « Il est impossible de pratiquer la vertu sans un minimum de bien-être ». L'industriel Henry Ford disait : « Si le peuple comprenait le système bancaire, je crois qu'il y aurait une révolution avant demain matin ».

Conclusion

Nous qui avons bénéficié de la formation sur la Démocratie Économique devrons la monnayer en la répandant autour de nous afin qu'un plus grand nombre de personnes soit informé d'une part de l'escroquerie de l'actuel système bancaire et d'autre part, de l'existence d'une solution scientifique géniale pour sortir le monde de la dictature d'argent.

En attendant l'application du Crédit Social, nous sommes tous invités à changer notre rapport avec l'argent, ce qu'implique d'éviter d'être esclave de l'argent, d'éviter les dépenses excessives et non programmées, de faire aumône, d'éviter la consommation des aliments qui nous créeront des problèmes de santé, source de dépenses colossales, etc. v

 

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