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Qu'est-ce que l'inflation ? Une peste congénitale du système monétaire actuel

Louis Even le samedi, 01 mai 2004. Dans Crédit Social

Ce sont les prix qui montent. C'est la vie chère. C'est la hausse du coût de la vie C'est l'argent qui n'a pas de valeur.

Louis Even a rédigé l'article suivant en 1971 :

Qu'est-ce que l'inflation ?

Ne demandons pas aux économistes, distingués ou non, de définir l'inflation : premièrement, parce que les plus distingués nous emberlificotent avec un jargon qui déroute au lieu d'éclairer les profanes que nous sommes ; deuxièmement, parce que à quoi sert de définir une maladie sans rien offrir d'efficace pour la guérir ?

D'après le dictionnaire Larousse du XXe siècle, « on entend généralement par inflation l'augmentation de la circulation monétaire, monnaie proprement dite ou monnaie fiduciaire »,

Si c'était seulement cela, l'inflation, si c'était seulement une augmentation de la circulation monétaire, s'en plaindrait-on tant ? On a bien plus souvent entendu gémir de la non-circulation que de la circulation monétaire.

Précisant sa définition dans un « supplément » édité en 1961, le même Larousse dit : « L'inflation est une augmentation de la circulation monétaire, sans rapport avec l'augmentation du volume des transactions. » Autrement dit, l'inflation provient de ce que l'augmentation des transactions commerciales se trouve en retard sur l'augmentation de la circulation monétaire. Dans ce cas, (les dirigeants des pays du Canada, des États-Unis, de Londres) et d'autres ont été mal avisés de vouloir corriger l'inflation par l'austérité, par la restriction des transactions commerciales.

Par ailleurs en essayant de ralentir la circulation monétaire par la hausse des taux d'intérêt, ces chefs de gouvernement activaient un facteur d'inflation, un facteur d'augmentation des prix, puisque tout l'intérêt chargé aux producteurs pour leurs emprunts de crédit bancaire doit être ajouté à leurs autres dépenses dans le calcul de leurs prix.

Ce qui veut dire que, dans le système actuel, la lutte à l'inflation tourne en rond : ce que vous retranchez dans un endroit repousse dans un autre.

Mais au moins, ces définitions du dictionnaire rattachent l'inflation au secteur financier du système économique, au secteur de l'argent, au système monétaire. Cela soulage un peu des blâmes généralement jetés sur le peuple qui ne sait pas se limiter à vivre selon ses moyens... financiers.

Une définition attrayante par sa formule imagée, compréhensible pour le non-diplômé, dit de l'inflation : « C'est trop d'argent courant après un manque de produits. » Pittoresque, mais faux quand même. Ce n'est certainement pas le cas aujourd'hui, du moins pas dans nos pays développés. Essayez donc de convaincre la femme qui s'en va au magasin : « Madame, vous souffrez d'inflation parce que vous courez chercher des produits avec trop d'argent dans votre porte-monnaie ! » Puis, vous adressant au marchand qui va la recevoir : « Monsieur, on est dans l'inflation, parce que vous n'êtes pas capable de trouver assez de produits pour répondre à votre clientèle ! » La dame et le marchand vous penseront échappé d'un asile mental.

Mais demandez à n'importe quelle personne non droguée de l'inflation : « D'après vous, qu'est-ce que c'est que cela, l'inflation dont tout le monde se plaint ? » La réponse sortira vite : « Ce sont les prix qui montent... C'est la vie chère... C'est la hausse du coût de la vie... C'est l'argent qui n'a plus de valeur... »

Un mal de finance

En 1940, en plein temps de guerre, deux litres de lait coûtait 8 cents au consommateur de Montréal. Aujourd'hui (en 2004), elle lui coûte (un dollar et 60 cents). Et n'allez pas croire pour cela que le sort des cultivateurs soit trois ou quatre fois meilleur. Oh ! non. D'abord, ce ne sont pas eux qui touchent ce montant. Puis, comme tout le monde le dit fort bien : l'argent n'a plus de valeur. $1.60 en (2004) ne sont pas ce qu'étaient $1.60 en 1940.

Le lait de 1940 et le lait de (2004) ont la même valeur nutritive, mais l'argent qui les évalue n'a pas la même valeur.

Le lait, c'est du domaine de la production. Le prix, c'est du domaine de la finance, du domaine de la monnaie. Le système monétaire est un grand malade. Il s'enfle. De temps en temps il se désenfle un peu en puant : il l'a même fait pendant dix ans avant la guerre. Puis il se « réenfle ». Et ça n'empêche qu'il veut tout régenter, tout contrôler, ce malade-là. Et les hommes se laissent conduire par ses décisions.

(Nos gouvernements canadiens, le fédéral ou les provinces vont quêter, aux États-Unis ou ailleurs), la permission pour les Canadiens de mettre en œuvre leur capacité productive, les ressources matérielles de leur pays, et d'en faire bénéficier la population. Ils appellent cela investissements de capital étranger. Le capital en question, ce ne sont pas des bras ni des cerveaux ; ce sont des signes monétaires, consistant surtout en chiffres dans des comptes de banque. Avec ces signes – d'où qu'ils viennent, les Canadiens ont le droit de construire des écoles, des hôpitaux, des routes, des barrages, par leur propre travail, avec leurs propres compétences, avec des matériaux de leur propre pays. Mais sans ces signes, ils doivent attendre. (Nos hommes politiques) ne semblent pas penser que pareils signes « originant » au Canada pourraient produire le même effet.

Peut-être se sont-ils fait accroire que ce serait « inflationnaire » d'émettre ces permis au pays même, et que ce n'est pas « inflationnaire » quand les permis nous viennent de l'étranger. Que feraient nos dirigeants politiques du Canada, s'il n'y avait pas d'Europe ni d'États-Unis ? Laisseraient-ils inemployées les ressources humaines et matérielles du pays, en attendant qu'il surgisse quelque autre pays ailleurs, où il pourrait aller solliciter les permis ? Permis dont les frais doivent être payés aux étrangers qui doivent les lui accorder.

Tel est l'avilissement auquel conduit la soumission à un système monétaire malade, vicié nanti du pouvoir de refuser ou permettre et conditionner le degré d'animation économique d'un pays qui n'est pourtant pas du tiers monde !

Ce seul spectacle ne justifie-t-il pas le qualificatif de « vicié » appliqué au système monétaire actuel, pourtant considéré comme sacré et intouchable ? Si ce système avait une âme, on l'appellerait « vicieux ». Il n'a pas d'âme, mais, hélas ! il y a des esprits humains pour accepter ses conditions, pour s'y soumettre sans réticences, pour le protéger et même le « championner ». Comment qualifier ces esprits ?

Contradiction et perversion

L'inflation, la montée des prix, contredit directement le réel. Avec une production de plus en plus abondante, de plus en plus facile, requérant de moins en moins de labeur humain, la condition pour l'obtenir, le prix devrait baisser dans la même proportion. Or, c'est le contraire qui arrive. Cette fausseté financière est une perversion qui jette du sable dans l'engrenage d'un système économique qui, autrement, fonctionnerait à merveille.

La fonction d'un système producteur est de produire : produire les biens répondant à des besoins humains, d'ordre public comme d'ordre privé. Or, personne ne blâmera le système producteur canadien de refuser ce rôle ou de le mal accomplir quand le système financier ne lui met pas d'entraves.

De même, le système de transport a comme fonction de transporter, et lui aussi accomplit très bien cette fonction, quand des conditions de finance ne le paralysent pas ou ne le ralentissent pas.

De même encore, le système de livraison a pour fonction de livrer les produits là où ils sont réclamés par les besoins. Et lui aussi sait bien s'en acquitter quand les conditions économiques ne viennent pas le lui interdire.

Mais le système financier, lui, qui ne produit rien, qui ne transporte rien, qui ne livre rien, a pour fonction de financer, sinon il porterait mal son nom. Financer quoi ? Financer la production, non pas créer lui-même de la richesse, mais servir les producteurs de biens, en leur fournissant les permis de mobiliser le travail et les matériaux servant à produire la richesse. Or, c'est toujours lui, le système financier, qui ralentit ou immobilise la production par le refus de sa propre fonction.

De même, pour le transport des produits, ce n'est pas au système financier de s'en charger, mais c'est à lui de le financer. Or quand ça ne va pas dans les transports, c'est toujours pour des questions financières.

Et pour la livraison des biens aux besoins, n'a-t-on pas un système souple, capable et avide de livrer les produits aux maisons les plus reculées et les plus isolées du pays ? Mais quand la finance n'est pas là pour payer quand il faut payer, les biens les plus nécessités restent sur les étagères des détaillants ou dans les entrepôts, les livreurs attendent et les familles pâtissent de privations dans un pays qui a tout ce qu'il faut pour répondre à leurs besoins.

Coupable : le système financier qui ne finance pas. Et comme il n'a pas d'âme, les coupables sont ceux qui, détenant des fonctions de commande ou d'influence, refusent d'exercer leur pouvoir ou leur influence pour faire du système financier ce qu'il devrait être : un système de service et non pas un système de régie et de conditionnement.

Maladie congénitale

L'inflation est une peste congénitale du système monétaire actuel. Il n'est plus permis d'ignorer que la circulation monétaire actuelle n'a plus rien à voir avec l'or ou autre matière de valeur intrinsèque. Cette sorte de monnaie n'était, après tout, qu'une denrée intermédiaire, une monnaie-marchandise : un vendeur échangeait sa marchandise, ou son travail, contre une denrée de petite dimension mais de grande valeur, de l'or ou un autre métal précieux, et le récipiendaire de cette denrée précieuse pouvait à son tour l'échanger contre une denrée utile pour ses besoins. Cela, c'est du temps passé. Cette monnaie de valeur intrinsèque a été depuis assez longtemps remplacée, partiellement d'abord, puis complètement par de la monnaie fiduciaire, du simple papier chiffré, obtenant sa valeur de sa légalisation et de la confiance mutuelle. Plus encore, le plus gros de la masse monétaire naît aujourd'hui comme une simple inscription de crédit dans le compte bancaire d'un emprunteur. L'emprunt donne naissance à un compte qui n'existait pas et qui n'en supprime ni diminue aucun autre ; c'est une nouvelle base à chèque qui augmente la circulation monétaire à mesure que l'emprunteur fait ses paiements de production par chèques tirés sur ce nouveau compte.

Évidemment, il doit rembourser à terme, selon des conditions fixées entre lui et le banquier. Rembourser, donc retirer de la circulation monétaire un montant égal à celui qu'il a ainsi mis en circulation, plus de l'intérêt que lui n'a pas mis en circulation.

Il est clair que la production financée de cette manière doit nécessairement inclure dans ses prix plus d'argent qu'elle en a mis en circulation. L'argent mis en circulation par les dépenses du producteur forme du pouvoir d'achat dans les mains qui en reçoivent ; mais ce pouvoir d'achat ne peut égaler des prix qui exigent en plus de l'argent non distribué.

Cette difficulté mathématique est cumulative. L'emprunteur qui réussit à satisfaire le remboursement plus l'intérêt doit chercher le montant additionnel dans une circulation monétaire lancée par d'autres emprunteurs. Le problème sera plus difficile à résoudre à mesure que plus d'emprunts exigeront plus de remboursements dépassant les sommes mises en circulation.

Ainsi s'allonge une chaîne d'endettements collectivement impayables. Ceux qui réussissent à extraire de la circulation plus d'argent qu'ils n'y ont mis le font en rendant cette même opération plus difficile à accomplir par les autres. D'où une concurrence effrénée et d'où aussi une poussée inévitable à la hausse des prix pour pouvoir faire face à de telles obligations de remboursement. Et la situation serait encore pire sans les faillites qui font disparaître des producteurs sans qu'ils aient pu extraire plus d'argent qu'ils en avaient mis en circulation.

Décalage permanent

L'intérêt sur la naissance de l'argent n'est pas la seule cause de la disparité entre les prix et le pouvoir d'achat. Il n'existe, en effet, aucune concordance, ni en montant ni en temps, entre le rythme auquel se forme les prix et le rythme auquel le crédit utilisé pour financer la production devient du pouvoir d'achat entre les mains du public consommateur.

Les prix comptables se forment au fur et à mesure que le produit avance en stage de la matière première à sa mise sur le marché comme produit fini. Le produit fini et l'étiquette de son prix de vente se présentent en même temps sur le marché. Mais les sommes dépensées en cours de production, toutes dûment facturées dans le prix, ne sont point pour cela rendues, ni intégralement ni en même temps, entre les mains des individus comme pouvoir d'achat.

Tout le monde sait, bien, par exemple, que le profit du vendeur, qui sera la légitime rémunération de son service, est compté dans le prix de vente sans avoir été encore distribué à personne comme pouvoir d'achat. Il faut payer avec de l'argent qui n'a encore jamais été mis en circulation !

De même, ne sont pas encore mis en circulation les montants prévus comme réserves pour dépréciation, par des producteurs qui ne veulent pas voir leurs moyens de production devenir inutilisables et sans remplacement. Ces montants font partie du prix, mais ne seront mis en circulation que par des dépenses pour réparations ou renouvellement, peut-être seulement dans un, deux, cinq ou dix ans. Le prix est devant le public, le pouvoir d'achat n'est pas rendu dans le public.

D'autre part, il y a, dans le prix de la production actuelle, des sommes relatives à de la machinerie ou d'autres articles fabriqués il y a plusieurs années. Leur fabrication distribua du pouvoir d'achat en ce temps-là. Mais qui peut dire que l'argent devenu pouvoir d'achat il y a cinq ou vingt ans est encore disponible dans le public pour acheter des prix facturés dans la production d'aujourd'hui ? On ne peut pas payer la production d'aujourd'hui avec de l'argent déjà dépensé en ce temps-là ou depuis.

Puis, si l'argent vraiment rendu dans le public par les dépenses faites pour les produits actuellement mis en vente constitue du pouvoir d'achat, cela veut-il dire que tout cet argent-là va être utilisé comme pouvoir d'achat ? Si, disons, un cinquième de cet argent est épargné, il ne restera en pouvoir d'achat que quatre cinquièmes pour payer cinq cinquièmes, car l'épargne se trouve dans le prix du produit mis en vente. Même si cette épargne est placée et redistribuée, supposons, en construction d'usines nouvelles, elle entrera de nouveau comme frais de capital dans les prix des produits sortant de cette usine. La même somme ne peut pas liquider deux prix ; elle est bien redevenue du pouvoir d'achat pour appliquer contre de nouveaux prix, mais elle n'aura en aucune manière contribué à éteindre le prix né lors de sa première venue en pouvoir d'achat. Le vide créé dans le pouvoir d'achat par l'argent épargné ne peut, dans le système, être comblé que par des hausses de salaires qui, en même temps, haussent les prix.

C'est dire que l'épargne — pas épargne de choses, mais épargne d'argent — tant recommandée par le système et préconisée pour combattre l'inflation, est elle-même facteur d'inflation. Pour comprendre cela, il faut raisonner en termes de réalités et non pas en termes d'argent.

Pour que l'épargne ne nuise pas au pouvoir d'achat, elle devrait être remplacée entre les mains du public par du pouvoir d'achat équivalent sans créer de prix, donc provenant d'ailleurs que du système producteur. Mais cela, c'est une autre histoire, inadmissible pour ceux qui ne veulent pas entendre parler de substituer le système sain du crédit social au système vicié du crédit bancaire.

On pourrait allonger la liste des facteurs de décalage entre les prix et le pouvoir d'achat. Mais il faut se limiter dans cet article. C'est un thème fréquemment touché dans Vers Demain et on y reviendra.

Aveugles ou rebelles à la lumière

Les exemples ci-dessus sont donnés pour montrer qu'il n'y a dans le système actuel de finance aucun mécanisme pour établir l'équivalence entre le total des prix et le total de pouvoir d'achat disponible devant les prix.

Les économistes « orthodoxes » se sont toujours obstinés à dire que la production finance automatiquement la consommation. Autrement dit, que l'argent entre les mains des consommateurs est toujours égal à la somme des dépenses faites en cours de production et inscrite dans les prix.

C'est une fausseté monumentale, que les faits condamnent. Ne voit-on pas aujourd'hui le besoin quasi général d'emprunter des crédits, non pas seulement pour la production, mais pour permettre d'acheter des produits qui sont bel et bien finis, placés devant des gens qui en ont besoin, mais qui n'ont pas de quoi les payer. Et cela ne vient pas seulement de ce que les uns ont plus d'argent qu'il leur en faut pour leurs besoins et les autres pas assez. Cette circonstance existe certainement, mais le fait provient plus de l'inégalité entre le total du pouvoir d'achat en présence du total des prix.

C'est ce qu'a exprimé l'homme de génie qui s'appelle C.H. Douglas, décédé en 1952. C'est dès 1918 qu'il exposa au monde ce mal inhérent au système actuel. Il se condensa sous la forme d'un théorème (le fameux théorème A + B) qui a fait baver la mafia des financiers qui mènent le monde par le contrôle du crédit, des économistes qui les blanchissent et des politiciens qui exécutent leurs ordres.

Et Douglas a montré comment, par de simples modifications du système financier actuel, mais modifications faites à la bonne place, sans léser les intérêts légitimes de personne, sans supprimer le système de propriété privée, d'initiative personnelle et de libre entreprise, ajusterait en tout temps le pouvoir d'achat global au prix global de la production offerte, tout en assurant à chaque personne un dividende social comme première base de pouvoir d'achat. Les influents et les puissants du jour ne veulent pas en entendre parler, même s'ils ont des casse-tête financiers incessants dans l'exercice de leurs fonctions.

Devant un pouvoir d'achat déficitaire, se multiplient les demandes de hausses de revenus, surtout par les salaires. Le pouvoir d'achat A ne pouvant payer les prix A + B, tous réclament le B qui manque. Mais, dans le système actuel, le B ne peut venir que par hausses de salaires ou d'autres formes de rémunération, donc en s'ajoutant aux prix. Ce qui ne corrige rien. Le A peut devenir plus gros, mais le A + B est lui aussi grossi d'au moins autant. C'est la spirale ascendante. C'est l'inflation inhérente au système qu'on refuse de corriger.

Et parce que l'on ne veut pas le corriger, alors que l'inflation atteint un rythme galopant, où va-t-on aboutir ? On aboutira, et peut-être vite, à l'effondrement de toute la structure, à la recherche d'un refuge dans le socialisme d'État, donnant dans la vaine planification de toutes les activités économiques, à la conscription des bras et des cerveaux, à l'assassinat des libertés personnelles. C'est cette sorte de salut que réclament déjà des aveugles, conscients ou inconscients, qui se croient une vocation d'éclaireurs et de sauveurs des victimes d'un mal qu'ils ne comprennent pas.

Quelles mesures faut-il introduire pour purger le système de ses vices de plus en plus pernicieux ? Comment établir l'équilibre entre les prix et le pouvoir d'achat ? Comment satisfaire le prix comptable de la production pour permettre aux producteurs de récupérer leurs dépenses — ce qui est justice — et en même temps ajuster le prix à payer pour qu'il soit accessible à la communauté des consommateurs ?

C'est ce qui fera le sujet d'un prochain article dans Vers Demain.

Louis Even

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