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Pourquoi la route ?

Gilberte Côté-Mercier le jeudi, 01 mars 2001. Dans Apostolat

Se donner doit vouloir dire quelque chose. Se donner, c'est plus que donner, plus que donner son argent, de ses biens. Se donner, c'est s'offrir soi-même, s'user, s'épuiser, se vider de ses forces physiques, intellectuelles et spirituelles. Se donner, c'est verser son âme dans l'âme des autres.

Et le moyen le plus sûr pour arriver à cette perfection de se donner, c'est de prendre la route.

C'est bâtir un monde temporel meilleur que je veux, c'est sur le terrain politique que je dois travailler ; quand même, là aussi, mon programme doit être la route, car c'est le programme le plus parfait du "donné". Si je veux être vraiment un donné, c'est sur la route que je le serai.

"Et le moyen le plus sûr pour arriver à cette perfection de se donner, c'est de prendre la route.

Jésus, le grand donné, n'a-t-il pas pris la route du ciel vers la terre ? Et ses parents qui l'attendaient, Marie et Joseph l'ont reçu, leur enfant, sur la route. Le Fils de Dieu, la deuxième personne de la Sainte-Trinité, n'a pas fait son entrée sur la terre dans un palais, ni même dans un berceau ordinaire. Il est venu au monde sur la route, dans une grotte trouvée occasionnellement au bord du chemin. Jésus est le grand Pèlerin du Ciel sur la terre.

Et tout de suite après sa naissance, le Fils de Dieu a obligé ses parents à reprendre la route, la route de l'exil cette fois. Et vous voyez, s'en allant à travers le désert, ces trois plus grands personnages de l'histoire, Jésus, Marie, Joseph, sur la route. La route est leur programme et leur maison.

Et plus tard, quand Jésus enseignait la vie divine aux hommes, ses paroles étaient semées sur la route. Ses pieds bénis faisaient leur marque sur tous les chemins de la Palestine. Il marchait, Jésus le prophète, Il parcourait les villes et les campagnes. Et sur la route, il trouvait des esprits à éclairer, des cœurs à gagner, des corps à guérir, des peines à consoler. Le Verbe de Dieu venait enseigner aux hommes comment vivre, et Lui-même, c'est sur la route qu'Il vivait.

La plénitude de la vie humaine, qui ne peut être que la vie divine, on ne peut la trouver que sur la route, puisque c'est là sur la route qu'on trouve Celui qui est la vie, Jésus-Christ.

La plénitude de la vie pour soi-même, le salut pour les autres, c'est la même chose. Et le salut politique d'un peuple, c'est la même chose aussi que le salut tout court.

Le programme de ceux qui veulent sauver les autres, sauver la société, sauver la politique, ne saurait être que la route.

Et Jésus, n'est-il pas allé jusqu'à mourir sur la route ? Il fut crucifié sur la place publique, au milieu des foules de la route. Et c'est là que se couronna l'œuvre de notre salut.

Nous sommes les disciples du Christ, si nous voulons sauver nos frères. Nous les sauverons avec Lui. Nous devons Le suivre sur la route.

Que nous le voulions ou non, nous sommes des pèlerins sur la terre. Nous sommes en route vers le Ciel. Soyons-le par amour, entraînons avec nous vers le Ciel tous nos frères de la terre. Soyons, tous, joyeux et ardents pèlerins. Allons, allons chercher les autres, qui ne viennent pas tout seuls.

Le Seigneur, en faisant ses adieux à ses apôtres, avant de quitter la terre, leur a dit : "Allez, enseignez toutes les nations". Est-ce que cela ne voulait pas dire : "Prenez la route, toutes les routes du monde sont votre programme et votre maison ?..."

Gilberte Côté-Mercier


 

Gilberte Côté-Mercier

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