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Plan du dollar-mois

le jeudi, 01 avril 1937. Dans Cahiers du Crédit Social

Campagne décisive du Crédit Social de la Province de Québec

MOT D'ORDRE — Faire chacun sa part, librement, volontairement.

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OBJECTIF — 1000 Clairons, 40,000 Volontaires du Crédit Social.

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Du désert à la terre promise

Le système monétaire actuel est inapte à remplir sa fonction. Il faut le remplacer. Le mot d'ordre est lancé et le peuple averti en convient. Mais par quoi le remplacer ? Tous les amis de l'ordre, de la paix, de la logique, qui sont indépendants et se renseignent, optent pour le Crédit Social.

Mais où se renseigner ? Qu'est-ce donc, le Crédit Social ? Au sortir de l'école, qui devient le seul et unique éducateur du peuple ? Le journal, la presse. La presse est la chose des gros financiers, des profiteurs du système économique actuel. Aussi les gros journaux ne veulent rien dire en faveur du Crédit Social.

Il faut donc trouver d'autres moyens de propagande. La prédication ? Très bien ! Les prédicateurs sont encore peu nombreux. Ils ont tout de même réussi à former de nombreux cercles d'étude et d'action. Mais ce moyen, outre qu'il est très coûteux, n'est pas suffisamment souple, efficace, unifié.

Il faut absolument un organe de liaison, d'éducation, d'organisation ! Les Cahiers du Crédit Social de Louis Even se sont imposés à l'attention et ils le méritent, n'est-ce pas ? Ils ont fait la joie, la satisfaction de tous ceux qui cherchaient en vain la solution aux maux actuels, le remède aux causes de la crise.

Ce bulletin mensuel rend d'immenses services à la cause de l'éducation populaire sur le mal monétaire et son remède. Répandons-le donc, propageons-le sans crainte, maintenant surtout que nous n'avons plus d'inquiétude de conscience, maintenant que les moralistes nous ont assurés que "Le Crédit Social n'est pas du communisme ; qu'il protège au contraire la liberté individuelle" (Père Lévesque) ; que "le Crédit Social reconnaît à la propriété privée, selon la pensée de l’Église, sa véritable fonction sociale" (Cardinal Villeneuve).

Programme

Grouper 1000 créditistes volontaires

Il nous faut, dans toutes les parties de la Province de Québec, 1000 Créditistes (Clairons), disposés à propager activement la connaissance du Crédit Social et qui, à cette fin, s'engagent à :

1. Acheter, pour les donner ou les revendre à cinq sous, 40 Cahiers du Crédit Social pour $1.00 par mois, strictement d'avance.

2. Prendre cet engagement pour trois mois seulement, et le continuer ensuite à volonté.

3. Envoyer un bon de poste à l'organisateur, H.-G. Grenier, 1368 Notre-Dame, Trois-Rivières, pour le montant de $1.00 pour le mois d'avril ; ou $3.00 immédiatement pour les mois d'avril, mai et juin.

4. Il est entendu que ce programme ne peut produire ses fruits à moins que nous ayons 1000 membres. À chacun de s'enregistrer immédiatement.

5. Chacun des "Clairons" recevra une lettre circulaire personnelle le soutenant dans ses efforts et l'avertissant des développements et activités du Crédit Social dans tout le Canada.

Résultats

Les 1000 Clairons contribueront ainsi à :

1. Faire lire autour de soi 40 Cahiers du Crédit Social en donnant un bon mot de conviction. (40 x 1000 = 40,000 lecteurs !)

2. Par ce nombre de 40,000, déclencher l'opinion, faciliter l'adhésion, les souscriptions de personnes influentes, puissantes.

3. Donner à Louis Even la possibilité de consacrer tout son temps au développement du Crédit Social. (Il travaille actuellement 5 1/2 jours par semaine à Gardenvale et ne peut donner que son temps libre au Crédit Social.)

4. Payer les frais de plusieurs émissions consécutives à la Radio ; seul moyen de publicité puisque les journaux ne veulent pas coopérer. Tous désirent la Radio.

5. Soutenir les frais de plusieurs assemblées populaires d'éducation et de propagande dans les endroits moins favorisés de la Province.

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VOLONTÉ — DÉCISION — PROMPTITUDE

Soyons les 1000 Héros de l’Épopée Nouvelle.

Délivrons notre peuple de l'esclavage monétaire.

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Six... si

Si vous croyez que votre position serait compromise par votre collaboration ouverte, envoyez votre piastre quand même et faites adresser les 40 Cahiers à un autre qui les distribuera pour vous.

Si vous ne pouvez donner $1.00 par mois aujourd'hui, vous le pourrez encore moins plus tard, allons-y tous ensemble pendant qu'il est encore temps.

Si vous êtes chômeurs, unissez-vous quatre ensemble avec chacun 25 sous par mois et contribuez à vous libérer de cette lamentable situation.

Si vous désirez faire plus, envoyez 2, 3, 4 ou 5 piastres et nous verrons à expédier les Cahiers aux endroits les moins avancés de la Province si vous le laissez à notre discrétion. Chaque dollar distribuera 40 Cahiers.

Si vous êtes convaincus et convaincants, recrutez des "Clairons" parmi vos amis, connaissances ou compagnons de travail qui donneront leur piastre.

Si vous êtes fatigués de souffrir, d'attendre, d'espérer en vain, de chômer (et qui n'est fatigué d'une situation d'autant plus irritable qu'elle n'a pas sa raison d'être ?) hâtons le travail, dépensons-nous PLUS pour ceux qui ne le font pas ASSEZ.

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Tous sont intéressés

M. LE DOCTEUR, si tous vos clients avaient plus d'argent, ne seriez- vous pas vous-même plus heureux ? Le Crédit Social leur en donnera, et à vous aussi.

M. LE PROFESSEUR, si vous jouissiez d'un salaire équitable, votre santé et votre bonne humeur ne s'amélioreraient-elles pas ? Le Crédit Social y verra.

M. LE BARBIER, durant la prospérité, ne donniez-vous pas plus de shampoos, de massages, de barbes ? Le Crédit Social ramènera cette époque et la maintiendra.

M. Le PATRON, la petite industrie connaîtrait un bel essor si le crédit bancaire cessait de l'étouffer. Le Crédit Social tuera la pieuvre qui étouffe l'industrie.

M. L'OUVRIER, vous souhaitez de justes salaires et soupirez, en retirant votre maigre pitance imposée par la Dictature Économique. Le Crédit Social vous rétablit dans vos droits et vous assure un revenu décent.

M. LE MARCHAND, c'est le manque d'argent chez vos clients et non leur manque de désirs, qui retient vos marchandises sur vos tablettes. Le Crédit Social rétablit le pouvoir d'achat.

Action... immédiate

L'heure du doute, de l'indécision, de l'hésitation est enfin passée, traversée. Faisons le pas décisif, la résolution en est prise, le plan tracé. Tout le peuple connaîtra le Crédit Social. Chaque Créditiste actuel fera sa part. Quiconque a connu la bonne nouvelle se sent animé d'un tempérament d'apôtre du Crédit Social. Et comme c'est encourageant, consolant !"

Agissons ! Agissons de concert ! Un plan défini, unique, c'est le gage du succès final, que nous attendons tous !

Si nous y mettons tous la main, voyez le résultat pratique de ce plan d'action ! Voyez-vous 40,000 Cahiers du Crédit Social distribués par des apôtres convaincus dans tous les comtés de la province ? Ils gagnent immanquablement le lecteur non préjugé, et parfois le préjugé lui-même. Étudions et faisons connaître au plus tôt le système monétaire qui sortira le monde de sa léthargie, de son assoupissement, qui mettra fin à l'esclavage immérité de tout un peuple de miséreux au sein de l'abondance.

Eh bien oui ! Allons-y ! Par esprit social ! Pour nous et pour tous les autres ! Réunissons les rares piastres qui nous restent pour combattre le trust qui les contrôle. $1.00 par mois, ce n'est pas tant, et puis vous avez quelque chose en retour : 40 Cahiers ; des conférences à la Radio ; l'intensification de la propagande en libérant M. Even de ses autres occupations ; un rapport par semaine et la satisfaction d'aider tout un peuple à s'affranchir de la Dictature Économique. Et ne dites plus que votre effort ne servirait de rien. Sans gouttes d'eau, pas d'océans.

RÉPONDEZ TOUS à l'appel et tout de suite. Partie remise, partie perdue. Envoyez votre piastre, un bon de poste, dès ce soir, dès demain. Et toute la machine Créditiste se met en branle.

L'organisateur-en-chef

H.-GEORGES GRENIER 1368, rue Notre-Dame, Trois-Rivières, P. Q.

* * *

Les lecteurs de cet ardent message de l'organisateur-en-chef du Crédit Social dans notre province saisiront évidemment toute l'ampleur du programme. Mais comme le note M. Grenier, pour que le plan soit un succès, il faut qu'il atteigne son objectif. Celui-ci ne comporte pas 100, ni 500, mais 1000 "Clairons." Au prix que le plan laisse les Cahiers, un écoulement de quelques milliers seulement serait un fiasco financier et signifierait bel et bien l'enterrement de la publication. Plus le tirage d'une revue monte, plus baisse le prix de revient de l'unité et vice versa. Les frais de composition typographique et de préparation pour les presses sont les mêmes pour un seul exemplaire que pour 40,000. Si notre organisation court ainsi le risque d'offrir les Cahiers en nombre à demi-prix, c'est qu'elle compte absolument sur l'esprit d'apostolat des Créditistes.

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