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Nous ne voulons plus d'hôpitaux contrôlés par l'État

Gilberte Côté-Mercier le mardi, 01 janvier 2002. Dans Crédit Social

Au Québec, un grand désordre règne actuellement dans les hôpitaux contrôlés par l'État. Par surcroît le gouvernement veut imposer une carte à puce médicale pour contrôler encore plus les hôpitaux et les citoyens. Voilà le résultat de l'Assurance-Santé d'État. Voici de bonnes réflexions de Mme Gilberte Côté-Mercier contre l'étatisation des hôpitaux :

C'est le gouvernement provincial qui assure le soin des malades au Québec. La médecine d'État depuis bientôt 40 ans ! Le contrôle absolu de l'État. Il n'y a plus comme autrefois la compétition pour stimuler à de meilleurs services, et pour garantir la continuité des services. Autrefois, il y avait de la concurrence. Aujourd'hui, c'est le même patron dans tous les hôpitaux : le gouvernement. De sorte que le peuple ne peut pas dire : si ça va mal à tel endroit, j'irai à l'autre.

Depuis les coupures drastiques du gouvernement provincial dans le service hospitalier, médecins et infirmières ne peuvent suffire à soigner les malades.

Le socialisme, c'est ça. Nos malades souffrent sans secours. En avons-nous assez pour comprendre que le socialisme ne vaut rien, que le gouvernement ne doit pas se mêler d'administrer ce que les individus et les groupes peuvent administrer eux-mêmes ? Le rôle du gouvernement est un rôle supplétif, subsidiaire. Ne l'oublions jamais. Le gouvernement doit porter secours, aider, mais non pas remplacer les personnes ni les groupes dans les fonctions qu'ils accomplissent toujours mille fois mieux que l'État. Comment sortirons-nous du contrôle de l'État sur nos hôpitaux, sur nos écoles ?

La solution, l'unique, la voici : retourner à l'entreprise privée dans les hôpitaux et dans les écoles, et ailleurs. Que les hôpitaux soient remis aux religieuses pour l'administration et la propriété.

Et que le gouvernement s'occupe d'enlever aux banques leur monopole sur l'argent, de mettre les banques au service de nos besoins privés et publics. L'origine du mal économique est dans la dictature bancaire. Et ce n'est pas en y ajoutant une dictature d'État qu'on va rendre la vie économique plus facile et meilleure.

Mais nos hommes d'État sont frappés d'impuissance depuis longtemps devant la dictature bancaire. Où donc trouveront-ils la force d'accomplir leur devoir ? "C'est Satan qui gouverne sur les trônes", a dit la Vierge à Fatima.

Peuple à genoux

Dieu seul sauve les peuples des mains des tyrans. Il faut l'adorer, il faut observer ses lois, si l'on veut qu'il nous bénisse. Les peuples qui ont la foi et qui pratiquent, sont des peuples heureux, car ils sont bénis de Dieu dans leurs rois. Les peuples qui abandonnent leur Dieu et le culte qui lui est dû sont abandonnés à l'ennemi de Dieu, qui est le tyran des peuples.

Citoyens de la province de Québec, prenons notre chapelet, convertissons-nous, et nos gouvernements trouveront le courage et la force de faire fonctionner la Banque du Canada pour qu'un dividende de $800 par mois soit donné à tous les Canadiens, jeunes comme vieux, chômeurs ou non. Une famille de cinq enfants, plus le père et la mère, recevrait $4,000. Est-ce que cette famille ne pourrait pas, avec cela, payer l'instruction de ses enfants dans des institutions privées, payer l'hospitalisation quand ça se présente, et payer les soins des médecins requis ?

C'est l'assurance-porte-monnaie que nous réclamons et en même temps que l'abolition de l'Assurance-Santé d'État. Nous n'aurons alors plus besoin de la carte d'assurance-santé actuelle. Et le projet de la carte à puce médicale échouera.

Gilberte Côté-Mercier

"Il n'y a qu'une tristesse, celle de ne pas être des saints." — Léon Bloy

Gilberte Côté-Mercier

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