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Les taxes un non sens - Les emprunts un esclavage Système d'argent rare contraire aux richesses réelles abondantes

Gilberte Côté-Mercier le mardi, 01 mai 2001. Dans Crédit Social

Opposition générale aux taxes

Chacun est individuellement opposé aux taxes pour lui-même, parce que chacun souffre individuellement d'une insuffisance de pouvoir d'achat.

En contradiction avec les réalités

Les taxes ne sont pas conformes aux réalités d'aujourd'hui. Les réalités, ce sont les produits et les besoins.

Or, les produits sont de plus en plus abondants en face des consommateurs. Les marchés sont remplis jusqu'à l'encombrement. On sollicite des clients par toutes sortes d'annonces. Le nombre de chômeurs augmente parce que la production ne s'écoule pas assez vite. C'est donc l'abondance qui s'offre, mais une abondance qu'on paralyse. (les chômeurs sont de l'abondance paralysée). L'abondance est une réalité.

Et, pendant ce temps-là, les besoins des familles, les besoins des personnes, ne sont pas satisfaits.

L'abondance de produits, une réalité. Les besoins non satisfaits, une autre réalité.

Pourquoi les besoins ne sont-ils pas satisfaits, en face de l'abondance qui attend preneur ? - Manque de pouvoir d'achat.

Les individus manquent de pouvoir d'achat. Or, les taxes leur enlèvent encore du pouvoir d'achat !

On a donc raison de dire que les taxes ne sont pas conformes aux réalités. Elles sont contraire aux réalités.

Un dividende, au lieu de taxes

Quand le pays se développe et s'enrichit, les citoyens du pays devraient recevoir un dividende exprimant cet enrichissement.

Les membres d'une société qui s'enrichit en sont les actionnaires, non pas des contribuables ; et ils ont droit à leur part de cet enrichissement.

Une coopérative qui s'enrichit déclare une ristourne pour ses membres. Elle serait très mal venue de les taxer.

Le dividende, en face de l'abondance, voilà qui serait conforme aux réalités, conforme à l'enrichissement actuel du pays.

Pour une comptabilité sociale

Le pouvoir d'achat, l'argent, n'est pas une marchandise, mais une simple comptabilité.

Pour être exact et efficace, ce mécanisme de comptabilité doit compter les richesses et les faire circuler en réponse aux besoins, tout en respectant les droits des producteurs.

Cette comptabilité doit être au service de la société, de toute la société qui produit et qui consomme.

La comptabilité du pouvoir d'achat doit être sociale dans son objectif et dans son fonctionnement. Elle doit être tenue par une agence de la société, au nom de la société, sous le contrôle de la société, puisqu'elle n'a d'autre raison d'être que de servir la société.

Aujourd'hui, la comptabilité monétaire, instrument de mobilisation des biens, est une comptabilité bancaire, faite par la banque, pour le bénéfice de la banque, quoique se basant sur les richesses réelles de la société.

La richesse réelle, le crédit réel, la potentialité de production, est un bien social. Le crédit financier, basé sur ce crédit réel et censé le refléter exactement, doit donc, lui aussi, être social.

Le crédit financier d'aujourd'hui n'est pas social. Il est bancaire, contrôlé par des particuliers, pour le bénéfice de ces mêmes particuliers. C'est la main-mise par des individus privés, nantis d'un privilège injustifiable, sur un bien qui n'est pas leur création et qui appartient à tous les citoyens.

On ne peut s'attendre à ce que les citoyens, les municipalités, etc. soient prospères dans un pays où le crédit financier n'est pas social.

Les créditistes réclament un crédit financier social, une comptabilité sociale, qui rendrait le pouvoir d'achat de la communauté conforme à son crédit réel, et qui répartisse ce pouvoir d'achat de façon à en procurer à tous les citoyens, pour que tous bénéficient d'un crédit qui est social.

C'est par le moyen de cette comptabilité qu'on distribuerait à chaque citoyen un dividende, exprimant sa part de l'enrichissement de son pays.

Les taxes disparaissent

Il ne peut être question de taxes là où il est question de dividende : ce sont deux contraires.

Les entreprises publiques nationales ou municipales, ne peuvent normalement pas avoir d'autre effet que d'enrichir le pays ou la municipalité. Elles ajoutent à ses richesses, à son actif.

L'accroissement d'un actif est une source de dividendes, et non pas de taxes.

La possibilité physique de créer cet enrichissement doit logiquement entraîner la possibilité financière de payer l'exécution des travaux. Le paiement réel n'est-il pas la somme des produits que les exécutants de ces travaux pourront réclamer avec leurs salaires ? Et ces produits ne sont-ils pas le fruit du travail du reste de la communauté ?

L'enrichissement que constituent ces travaux est donc vraiment l'œuvre de toute la communauté. Pourquoi taxer la communauté pour le produit de son propre travail ?

La finance est pure affaire de comptabilité enregistrant les faits.

On construit une route nouvelle. C'est une richesse nouvelle. Il faut émettre un crédit nouveau pour financer une richesse nouvelle, puisque la richesse réelle est la seule base logique du crédit financier.

La manière d'émettre ces crédits et de les canaliser vers la finance de la route est simple technique comptable. Les modalités peuvent varier. Mais il est à la fois dictatorial et illogique de forcer des citoyens à se priver des choses dont ils ont besoin dans leurs maisons, et qui abondent sur le marché, comme condition pour construire une route.

D'ailleurs, pourquoi supprimer des droits à la production privée, sous prétexte de financer la production publique, quand le pays peut fournir à la fois la production privée et la production publique ?

Ce qui est vrai d'un pays l'est d'une municipalité. Mais c'est au pays, pourvu de pouvoir législatif, d'établir le mécanisme financier à cette fin.

La finance des travaux publics n'a nullement besoin de taxes. Elle se résout à des opérations comptables, moyennant le renoncement à une comptabilité anti-sociale et l'instauration d'une comptabilité sociale.

Pas plus des emprunts que des taxes

Les créditistes sont autant opposés aux emprunts, sources des dettes publiques, qu'ils sont opposés aux taxes. D'ailleurs, les emprunts ne sont que des taxes différées, qui seront grossies de toute la charge d'intérêt attaché à l'emprunt.

L'emprunt obtient les chiffres monétaires du financier et, en retour, lui donne une obligation lui garantissant le remboursement plus intérêt. La taxe prend l'argent du contribuable, sans lui donner en retour ni obligation, ni intérêt ; il est au contraire, assuré qu'il ne reverra jamais cet argent. Si le contribuable refuse, on confisque ses biens.

Pourquoi ce traitement de faveur au banquier sans patrie, et ce traitement de confiscation à l'égard du citoyen ?

Puis, où est la souveraineté, l'autonomie, d'un gouvernement qui emprunte ? Le financier est son maître.

Le pays possède le matériel, la main d'œuvre, pour construire, disons, une route. Qu'il la construise donc, et qu'il la finance par sa propre comptabilité.

Si le pays n'a pas ce qu'il faut pour construire la route, ça ne sert à rien d'en parler. Une route se construit avec des choses réelles, non pas avec des chiffres.

Mais si la province a les choses réelles nécessaires à la construction d'une route, pourquoi aller chercher les chiffres, la comptabilité chez les banquiers de New York ou de Londres ou d'ailleurs, avec promesse de rembourser plus tard tous ces chiffres, l'intérêt en plus ? Cela n'a vraiment aucun sens.

Le Crédit Social

Voilà donc la solution proposée par le Crédit Social pour financer l'enrichissement du pays et des municipalités : une comptabilité monétaire de l'enrichissement, et non plus la comptabilité monétaire actuelle des banquiers, de taxes et d'endettements pour les pays, les municipalités, les familles et les individus.

Et cette solution est la seule qui soit proposée par qui que ce soit, pour éliminer réellement le fardeau insupportable des taxes. Les autres propositions émises ici et là, se résument à vouloir charger le fardeau des épaules des uns pour le placer sur les épaules des autres. Les octrois eux-mêmes font des personnes payer pour d'autres, des municipalités payer pour d'autres.

Toutes ces pseudo-solutions, proposant des taxes pour le voisin qu'on juge moins pauvre, sont en contradiction avec le progrès et l'abondance, si largement garantis en notre pays par les générosités de la Providence et la qualité de notre population.

Le Crédit Social seul répond au progrès moderne et aux aspirations fondamentales de chacun, même de ceux qui ne le connaissent pas. Le Crédit Social offre une technique de finance moderne pour une technique de production moderne.

Les individus et les corps publics sont tous aux prises incessantes avec un problème financier.

Le problème financier est en lui-même absurde puisque c'est un problème de pure comptabilité. Ce n'est pas un problème naturel, mais un problème purement artificiel, que seul un un hypnotisme inconscient peut nous faire accepter ou conserver.

Il est grand temps de revenir au bon sens et de créer un système de comptabilité, un système de crédit, un système monétaire, qui financerait continuellement la production et la consommation. Ainsi il ne serait plus question d'arrêter les travaux publics par manque d'argent, plus question de dettes publiques, plus question de faillites chez les industriels et les fermiers, plus question de familles et d'individus qui manquent de pain en face de l'abondance.

Gilberte Côté-Mercier


Gilberte Côté-Mercier

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