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Les dettes du tiers-monde comme celles des nations industrialisées sont une escroquerie des banquiers internationaux

Yvette Poirier le lundi, 01 août 2005. Dans Crédit Social

Elles doivent être complètement effacées par eux, les banquiers et non pas transférées sur le dos des pays industrialisés

Voici une nouvelle qui nous a été donnée par les media d'information :

"Alors qu'ils étaient réunis à Londres pour préparer le sommet du G8 qui s'est déroulé au mois de juin 2005, les ministres des Finances des huit pays les plus industrialisés sont finalement parvenus à un accord pour effacer la dette de 18 des pays les plus pauvres, une somme évaluée à 40 milliards de dollars américains.

"Les 18 pays touchés par cet accord sont le Bénin, la Bolivie, le Burkina Faso, l'Éthiopie, le Ghana, la Guyane, le Honduras, le Madagascar, le Mali, la Mauritanie, le Mozambique, le Nicaragua, le Niger, le Rwanda, le Sénégal, la Tanzanie, l'Ouganda et la Zambie.

"L'accord porte sur l'annulation immédiate de la totalité de la dette contractée par ces pays pauvres auprès de trois institutions internationales, soit la Banque mondiale, le Fonds monétaire international (FMI) et la Banque africaine de développement.

En tout, c'est donc 55 milliards de dettes qui seront annulées. Les sommes sont réparties ainsi : 44 milliards sont dus à la Banque mondiale, 6 milliards au FMI et 5 milliards à la Banque africaine de développement. L'accord prévoit aussi que neuf autres pays bénéficieront d'un effacement de créances dans les 12 à 18 mois, un montant supplémentaire de 11 milliards de dollars américains.

"Enfin, un groupe de 11 pays pourra également voir leur dette effacée une fois qu'ils auront satisfait à certains critères, une somme représentant 4 milliards de dollars américains.

"Les pays riches vont assurer les remboursements à la Banque mondiale et à la Banque africaine de développement. Le FMI devra financer lui-même ses annulations de dettes.

Escroquerie des banquiers

Les ministres des Finances des pays les plus industrialisés sont au service des banquiers internationaux au lieu d'être des défenseurs des peuples pour l'application de la justice.

Ils devraient réclamer des banquiers internationaux — relevant de la Banque mondiale, du Fonds monétaire international et de la Banque africaine de développement — l'effacement total des dettes des pays du tiers-monde, au lieu de transférer ces dettes sur le dos des pays industrialisés qui sont déjà submergés par les dettes. Ce sont eux-mêmes les banquiers internationaux qui ont endetté les pays du tiers-monde et les ont étranglés avec des taux d'intérêt frauduleux. Après avoir soutiré tout ce qu'ils pouvaient d'eux, ils décident d'effacer leurs dettes. Mais ne vous faites pas d'illusions, les banquiers n'annulent jamais les dettes des pays. Les dettes de ces pays pauvres sont tout simplement transférées sur le dos des citoyens des pays industrialisés avec la complicité de nos gouvernements. Les peuples des pays industrialisés ne réussissent pas eux aussi à rembourser leurs dettes. Comment peuvent-ils rembourser les dettes des pays du tiers-monde ? Ils ont une dette envers les banquiers qui dépasse la valeur de leur pays. Les États-Unis, le pays considéré comme étant le plus riche, a une dette de 7 mille milliards. Les pays industrialisés sont donc eux aussi victimes de la voracité des banquiers. Une grosse tranche de leur budget va pour payer les intérêts de leurs dettes. On leur impose des coupures dans les services les plus essentiels.

Tous les pays, qu'ils soient industrialisés ou des pays du tiers-monde, devraient créer leur propre monnaie selon leur capacité de production et selon les besoins des consommateurs. Ils devraient faire leur propre comptabilité. L'argent n'est qu'une simple comptabilité pour monnayer la production et permettre les échanges de produits. Ce sont les richesses des pays qui donnent de la valeur à l'argent. Ces richesses appartiennent au peuple et non pas aux banquiers. Tout prêt bancaire est une création d'argent basé sur les richesses réelles du pays. Donc tout argent nouveau doit appartenir à la société pas à une poignée de profiteurs.

Les banquiers deviennent propriétaires du pays par le contrôle de l'argent et du crédit. Ils se disent propriétaires de l'argent qu'ils créent d'un trait de plume ou plutôt par une simple inscription de chiffres dans l'ordinateur. Ils hypothèquent le pays au fur et à mesure que les citoyens le bâtissent, alors qu'eux-mêmes n'ont même pas fait un pouce carré de pavé dans le pays. Mais vous direz : les pays du tiers-monde ne sont pas développés.

En 2005, les pays du tiers-monde sont plus développés qu'en 1930. Il y a des industries dans les villes. Ils ont des magasins pleins mais des porte-monnaie vides. Ils ont une production surabondante mais ils crèvent de faim devant des montagnes de produits parce qu'ils sont exploités par les banquiers internationaux. Au lieu de recevoir des dividendes basés sur leurs produits, ils paient des dividendes en intérêts aux banquiers internationaux.

Les valets des banquiers

Les ministres des Finances des pays, aussi bien que la majorité des législateurs pour ne pas dire la totalité d'entre eux, sont les « valets des intérêts privés », les valets des banquiers au lieu d'être les serviteurs des citoyens qu'ils représentent.

Les banquiers internationaux se présentent comme de grands bienfaiteurs auprès des pays du tiers-monde. Ce sont plutôt des exploiteurs.

"Ils leur accordent, écrit Alain Pilote, des prêts à des conditions très sévères, qu'ils appellent "réforme structurelle", qui sont en réalité des mesures d'austérité : réduire les importations, réduire les salaires et les services publics, augmenter les impôts, augmenter leurs exportations (vendre dans d'autres pays des produits dont les habitants auraient besoin) pour obtenir de l'argent des pays étrangers, afin de pouvoir payer leur dette. Ainsi, les meilleures terres du pays ne serviront pas à nourrir la population locale, mais à produire de la nourriture qui sera exportée afin d'obtenir les précieux dollars pour payer la dette. Aussi, il y a la limitation des naissances. C'est l'humain qui est sacrifié au dieu-argent.

"Les banquiers, poursuit Alain Pilote, prétendent venir en aide aux pays endettés en leur accordant de nouveaux prêts. Mais chaque fois que les pays débiteurs empruntent, ils doivent rembourser aux banques plus d'argent qu'ils ont reçu. En fait, ces prêts ne les aident pas du tout, au contraire, ils les appauvrissent de plus en plus et c'est exactement ce que les banquiers veulent pour pouvoir s'emparer de toutes les richesses de ces pays."

En dix ans, de 1980 à 1990, les pays de l'Amérique latine ont payé 418 milliards $ d'intérêt sur un emprunt original de 80 milliards $ et ils doivent encore le capital même s'ils ont remboursé cinq fois l'emprunt original.

Argent sans dettes, sans intérêts

Les nations riches et pauvres sont toutes endettées parce qu'elles s'administrent à coups d'emprunts envers les banquiers. Ce sont toutes les dettes des nations riches et pauvres qui devraient être effacées. Une fois les dettes effacées, les pays ne doivent pas s'endetter de nouveau envers les banquiers mais ils doivent créer eux-mêmes leur propre monnaie, sans intérêt et sans dettes. Sir Josiah Stamp, qui était alors gouverneur de la Banque d'Angleterre, disait :

"Le système bancaire fut conçu dans l'iniquité et né dans le péché. Les banquiers possèdent la planète. Enlevez-leur la planète, mais laissez-leur le pouvoir de créer l'argent, et d'un trait de plume, ils créeront assez d'argent pour racheter la planète et en devenir les propriétaires... Si vous voulez continuer d'être les esclaves des banquiers et payer le prix de votre esclavage, alors laissez les banquiers continuer de créer l'argent et de contrôler le crédit."

Comme chrétiens, nous ne pouvons pas demeurer indifférents à la grande pauvreté des pays du tiers-monde. Ces pays en grande majorité ont des produits en abondance pour satisfaire les besoins de toute la population. Mais c'est le système économique qui ne fait pas la distribution. Donc, c'est le système économique qu'il faut corriger.

Épaulons les pays du tiers-monde en allant leur porter la belle lumière du Crédit Social qui présente la solution aux problèmes économiques des pays. C'est ce que fait le journal Vers Demain. Vers Demain envoie gratuitement à des distributeurs de circulaires et à des organisations paroissiales, des palettes et même des conteneurs de circulaires sur le Crédit Social. Des pays mentionnés au début en reçoivent : Le Ghana, Bénin, Madagascar, Burkina, Zambie, Rwanda, Tanzanie, Ouganda. Nous en envoyons aussi dans d'autres pays d'Afrique, le Congo, Togo, Nigeria, Cameroun, des pays de l'Amérique centrale et de l'Amérique du sud : le Mexique, l'Équateur, le Pérou, la Colombie, le Brésil et l'Argentine, etc.

Nous attirons votre attention sur l'article de Louis Even, qui suit, s'intitulant « La plus grande escroquerie de tous les temps - La société volée de son bien — La population endettée à mesure qu'elle produit »

Yvette Poirier

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