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Les courants d'idées déterminent le cours de l'histoire

Gilberte Côté-Mercier le samedi, 01 janvier 2000. Dans Crédit Social

Un assaut d'abonnements pour un assaut d'idées

par Gilberte Côté-Mercier

Enseignez

Si vous voulez faire vraiment quelque chose dans le monde, quelque chose de réel, de durable, travaillez sur les idées.

Quand Notre-Seigneur a donné à ses apôtres leur mission, il leur a simplement dit : "Allez, enseignez."

Pour fonder son Église, Notre-Seigneur ne l'a pas organisée avec des cadres, il a seulement trouvé des apôtres et les a mis en marche. Il leur a même recommandé de se débarrasser de tout le reste, de ne garder que l'enseignement : "Ne portez avec vous ni sac, ni bâton, ni argent. Allez, enseignez."

Pourtant les apôtres étaient les collaborateurs de la plus grande fondation de l'histoire. Et leur programme ne comportait aucun bureau, aucun édifice, aucun cadre, aucune organisation, aucun portefeuille. Leur programme, c'était : "Allez, enseignez". La route, la parole.

Et avec cette formule extrêmement réduite, les apôtres maintenaient et agrandissaient l'Église, cette Église capable de conduire tous les hommes à la vie éternelle, et capable de changer la face de la terre elle-même. Car l'Église a ce qu'il faut pour instaurer le règne du Christ sur la terre comme au Ciel.

Changer la terre

Pour changer la terre, il faut changer les hommes, bien sûr. Et pour changer les hommes, il faut changer leurs idées.

Cette pensée, les Pèlerins de saint Michel et tous les lecteurs du journal Vers Demain devraient la méditer profondément.

Trop souvent, nous accrochons nos espoirs aux changements de gouvernements, aux changements d'hommes au pouvoir, aux événements indépendants de la volonté des hommes, comme la mort d'un tyran ou l'avènement au trône d'un grand homme.

Non, les changements sur terre ne viennent pas ainsi. Ils viennent par les idées. Sans doute, la révolution française et la révolution russe ont changé quelque chose, mais ce quelque chose n'était-il pas déjà changé dans les idées ?

La révolution française est venue en 1789, comme fruit mûr de trois siècles d'erreurs : protestantisme, libre examen, subjectivisme, laïcisme, séparation de l'Église et de l'État. Voltaire est venu avant la révolution. Il est l'un de ceux qui ont tracé la voie à la révolution, avec sa haine du Christ et son mépris de la vérité.

Les idées étaient venues avant les coups d'État. Ce sont les idées elles-mêmes qui avaient changé l'histoire. Les coups d'État n'ont fait que signer les idées, les confirmer. Les coups d'État n'étaient pas eux-mêmes les changements. Ils dévoilaient au grand jour les changements intimes dans les esprits, dans les mœurs.

Changer les idées, c'est changer les mœurs, n'est-ce pas, puisque c'est changer la philosophie, et que les actes des hommes suivent la philosophie que professent les hommes.

Le Crédit Social

Quand donc aurons-nous le Crédit Social ? Quand aurons-nous cette législation créditiste au Canada ? Quand les idées, les mœurs des Canadiens seront créditistes. Mentalité créditiste, agissements créditistes.

Les élections n'ont absolument rien à voir là-dedans. Elles ne sont d'aucune importance.

Ce qui compte, ce sont les courants d'idées.

Est-ce que le journal Vers Demain n'est pas l'instrument par excellence pour créer et alimenter ces courants d'idées ? Impossible de mesurer l'œuvre immense qu'a accomplie Vers Demain, dans le domaine des idées, depuis 61 ans.

Un exemple : En 1936, l'argent gratuit était un scandale pour tout le monde ou à peu près. On ne pouvait concevoir de l'argent donné, "non gagné" comme on disait.

Aujourd'hui, c'est admis généralement, et même réclamé. On reconnaît que tout homme a le droit de vivre et qu'il faut de l'argent pour vivre en l'an 2000.

Un autre exemple : Avant Vers Demain, les taxes étaient considérées comme sacrées. Aujourd'hui, cette erreur est disparue de bien des esprits. Encore l'Œuvre de Vers Demain, n'est-ce pas ? Qui donc a osé attaquer notre système de taxes, si ce n'est Vers Demain ?

C'est dans les idées que l'œuvre s'accomplit d'abord. La législation suit les idées comme le fruit suit la fleur.

Un assaut d'idées

Quand Vers Demain vous demande un assaut d'abonnements, un bon coup pour monter le tirage, c'est un assaut d'idées que Vers Demain vise. Si vous faites un assaut de 10,000 abonnements, vous aurez dû parler à combien de personnes, à 60,000 ou plus, et par des contacts personnels, non pas des contacts de foule, mais des contacts d'individus. Quel immense enseignement ! C'est cela un assaut de 10,000 abonnements. Et c'est plus encore, puisque le journal Vers Demain retournera après vous chez la personne conquise. Vers Demain retournera régulièrement dans les foyers pour achever son œuvre et la vôtre dans l'esprit, puis dans les mœurs. La législation suivra bien quand viendra le temps.

Les pressions que nous faisons sur les gouvernements sont excellentes mais seraient impossibles sans Vers Demain.

Et Vers Demain lui-même est la plus grande pression. Vers Demain nous ouvre les portes des parlements. Vers Demain ouvre les oreilles et l'esprit des députés.

Et Vers Demain lui-même est la plus grande pression, puisqu'il ne parle pas seulement à l'oreille des députés, puisqu'il ne se contente pas de crier dans les parlements, mais il clame fortement ses demandes avec la puissance de 100,000 trompettes résonnant d'un bout à l'autre du Canada et dépassant les frontières, atteignant plusieurs pays. Et nos millions de circulaires, publiées en dix langues et diffusées dans le monde entier, amplifient la voix de Vers Demain. La parole de Vers Demain, elle est publique et écrite. Sa portée est incomparable par rapport à la parole dite dans le secret des maisons. L'ampleur de la parole de Vers Demain est vaste comme les lieux où elle pénètre multipliée par la durée que lui garantit le fait d'être une parole écrite.

Chaque personne dans la maison

Nous nous demandons souvent pourquoi chaque abonné n'embarque pas joyeusement dans les assauts d'abonnements. Vous vous le demandez vous-même, n'est-ce pas ?

Chaque abonné, mieux que cela, chaque personne dans la famille où rentre Vers Demain devrait se faire une grande joie de prendre elle-même un autre abonnement à l'occasion de l'assaut, de cet assaut pour l'ouverture du troisième millénaire.

Les travailleurs réguliers et tous les Pèlerins de saint Michel doivent se fixer un objectif d'abonnements et prendre les mesures pour atteindre leur objectif. Mais vous, simple lecteur de Vers Demain, qui ne vous classez pas travailleur, vous prendrez un abonnement n'est-ce pas ? Et vous en ferez prendre un à chaque personne dans la famille ?

Entrons dans le troisième millénaire en apôtres invincibles de feu. Un assaut de 10,000 abonnements au mois de janvier pour débuter la nouvelle année, cela veut dire, une moyenne de 2,000 abonnements par semaine. Nous pouvons facilement atteindre cet objectif avec l'effort personnel, suprême de chacun.

Soyez bien convaincus que ce sera une avance considérable vers le Crédit Social, puisque Vers Demain est l'instrument par excellence de l'orientation des idées vers le Crédit Social et que les idées déterminent le cours de l'histoire.

Gilberte Côté-Mercier

Gilberte Côté-Mercier

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