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En Alberta

le dimanche, 01 août 1937. Dans Cahiers du Crédit Social

Nous prions nos lecteurs de suivre attentivement les événements d'Alberta. Après deux ans de tâtonnements, d'incertitudes (que les circonstances expliquent d'ailleurs) on assiste enfin à l'action. Non pas encore à la distribution de dividendes : il faut d'abord démolir la puissance ennemie. La véritable attaque de front est commencée. Après l'avis aux détenteurs d'obligations albertaines (que l'ennemi a tout fait pour rendre ineffectif), ce fut la lettre aux banques du 23 juillet ; (dont vous n'avez pas lu le texte dans les journaux et qui est un chef-d'œuvre), demandant aux contrôleurs du crédit de collaborer volontairement, d'être serviteurs et non dominateurs du peuple. Puis la session du 2 août, qui n'a duré que quatre jours ; passant des lois pour obliger les banques à emplir leur rôle social qu'elles s'obstinent à ignorer.

Il faut croire que les coups ont porté juste, à en juger par le beau tapage que font les financiers par leurs voies régulières de publicité. Plus vous entendrez crier la Gazette, le Star, le Herald, la Presse et toute l'armée des laquais, plus vous pouvez être sûrs que la mitraille fait mal.

La bataille va être dure, car les financiers sont puissants et ils vont tout faire pour maintenir leur sceptre menacé.

Ottawa fronce les sourcils ; mais quand a-t-on vu Ottawa prendre parti pour le peuple contre la haute finance ? Cependant, les politiciens ont du flair ; ils sentent autre chose que la volonté des 600,000 Albertains. La vague qui monte dans Québec n'est pas sans les faire réfléchir.

Le premier acte de la grande épopée moderne se joue dans une province canadienne. Surveillons, mais gardons-nous de rester passifs. Notre force compte déjà, décuplons-la.

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