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Chapitre II

Écrit par H. M. Murray le dimanche, 01 janvier 1933. Publié dans Principes de Crédit Social

Surplus. Immobilisations nouvelles. Exportations. Guerre

Surplus. Capitaux immobilisés. Exportations

Cette différence entre le total des prix et le total des revenus a des conséquences d'une portée immense. Cela signifie qu'il y a toujours un surplus de produits qui ne trouveront pas acheteur et que les revenus du public seront insuffisants à acheter. .

Les produits formant ce surplus devront, par conséquent, être de produits destinés soit au développement du capital immobilisé (machines, installations, matières premières, etc.) ; soit à l'exportation. Et les banques devront créer des crédits, — en outre des revenus du public, — pour entretenir ou « financer » ce surplus, sinon la production faiblirait, entraînant la banqueroute et le chômage dans une proportion toujours grandissante tant que ce surplus n'aurait pas été consommé.

Le développement du capital immobilisé a comme effet de supprimer de la main-d'œuvre. S'il ne le fait pas, il représente un effort perdu. Deux citations, l'une de M. James J. Davis, Secrétaire américain du Travail ; l'autre de M. Ethelbert Stewart, Commissaire des Statistiques du Travail à Washington, mettent ces faits en pleine lumière.

M. J.-J. Davis dit : « Vous pouvez faire en six mois toutes les chaussures, et fabriquer en dix-sept jours toutes les vitres dont l'Amérique a besoin annuellement. Vous pouvez, en six mois, avec les ouvriers actuellement employés dans l'industrie, extraire tout le charbon d'une année. En raison de l'augmentation de la population durant les huit ou dix dernières années, il faudrait théoriquement 140 hommes aujourd'hui pour satisfaire aux besoins du pays, tandis que 100 seulement sont employés. En dépit de nos 20 millions d'habitants supplémentaires, les besoins du pays sont entièrement satisfaits avec 7 % moins de travailleurs qu'en 1919 ­».

M. E. Stewart dit à son tour : « Chaque machine construite pour faire le travail de quatre hommes en prive trois de travail. Bien entendu, de nouvelles industries sont créées et la production est augmentée pour absorber une partie de la main-d'œuvre en surnombre, mais tôt ou tard nous aurons atteint le point de saturation. Que nous ayons déjà atteint ce point critique, nous le saurons en avril (1930), et si nous l'avons atteint, il n'y a qu'une solution : un nombre moindre d'heures de travail. Toute autre solution serait un suicide ».

Supprimer de la main-d'œuvre ne signifie pas autre chose que moins d'argent distribué en salaires, et conséquemment une demande amoindrie pour les produits sur le marché national. Un marché national qui tend ainsi constamment à se restreindre à cause de cette suppression de main-d'œuvre, combinée avec une production qui tend sans cesse à s'accroître, résultat direct du développement des capitaux immobilisés, constituent là des conditions qui, inévitablement, transforment la Nation la plus inoffensive et la plus pacifique en un traqueur agressif de marchés étrangers. Mais, les marchés étrangers du monde sont à leur tour des marchés nationaux considérés sous un angle différent : ce ne sont pas des marchés additionnels. La France, l'Allemagne, l'Amérique, sont des marchés étrangers pour les Anglais ; mais au point de vue de leurs populations respectives, ces Nations constituent des marchés nationaux, et l'Angleterre constitue un marché étranger. Ainsi, si les marchés nationaux ne peuvent pas absorber toute leur production respective, – et nous avons vu qu'ils ne le peuvent pas, – à plus forte raison les marchés étrangers, puisqu'ils constituent des marchés identiques. Aucune des Nations qui rivalisent entre elles pour la conquête des marchés ne se rend encore compte de ce fait. Tout ce dont elles se préoccupent est qu'elles doivent s'assurer des marchés étrangers par tous les moyens possibles, ou disparaître. Les antagonismes nationaux, les expansions impérialistes, la course à l'acquisition de colonies, l'exploitation de celles-ci, n'ont pas d'autre raison. Ce n'est pas une méchanceté foncière, ni une gourmandise anormale, ni une soif insatiable de domination qui se cachent derrière ces activités diverses : c'est simplement la pression économique.

La politique étrangère d'un pays ne devient autre chose qu'une extension de la politique intérieure, et s'occupe surtout d'obtenir des marchés à l'étranger afin de fournir du travail à la main-d'œuvre nationale. Dans l'état actuel des choses, une Nation ne peut développer ses marchés étrangers qu'aux dépens d'autres nations, et comme, pour chacune d'elles, l'expansion de son marché est une question de vie ou de mort, la fin ultime de cette lutte est clairement la guerre.

La Guerre

La guerre, de nos jours, quelles que soient les raisons qui en aient été les causes dans le passé, est l'aboutissement des efforts des nations industrielles pour éviter un chômage excessif, étant donné que ce chômage met leur existence en danger.

Dans les époques antérieures, l'objet de la guerre était de priver l'étranger de sa richesse ; aujourd'hui, c'est pour l'obliger à accepter une richesse supplémentaire, par voie de vente naturellement. La générosité n'en est pas le mobile ; les nations ne sont pas encore devenues aussi altruistes. Un système financier fautif a nécessairement altéré, perverti chez toutes le sens des valeurs réelles. Ce sens des valeurs réelles est si perverti que l'on appelle « balance commerciale favorable » un excédent des exportations sur les importations et qu'une nation s'en fait gloire quand elle arrive à un tel résultat.

La guerre est imposée aux nations par les conditions économiques. Leurs populations doivent vivre. Pour vivre, elles doivent trouver à s'employer, étant donné que, dans l'état présent des choses, les revenus (salaires, appointements, etc.), ne sont distribués qu'en échange d'un travail accompli. Si les hommes sont inemployés, ils se trouvent, eux et leurs familles, privés des moyens d'existence ; et s'ils sont longtemps inemployés, leurs pensées se tournent inévitablement vers la révolte et la révolution. Pour empêcher la révolution et la destruction de l'État, les nations industrielles doivent de toute nécessité poursuivre la recherche de marchés, même au risque d'une guerre. Qu'une guerre se termine par la conquête de nouveaux marchés ou non, elle résout en tout cas le problème du chômage, sinon pour de bon, du moins très complètement pour un temps.

En sorte que lorsqu'une nation se trouve en présence des deux alternatives : guerre ou révolution, — elle opte de toute nécessité pour la première, — à supposer qu'elle en ait le choix, — comme pour le moindre mal.

La guerre supprime le chômage en fournissant du travail à des millions d'hommes aux armées et dans la flotte ; le reste de la nation est maintenu occupé à produire pour les troupes les munitions dont elles ont besoin. Le crédit peut être difficile à obtenir en temps de paix ; en temps de guerre, il coule à pleins bords comme un fleuve, assurant de l'argent à dépenser en abondance. L'abondance d'argent à dépenser signifie la vente assurée des marchandises, et des prix en hausse ; et ce qui n'est pas vendu pour une consommation pacifique, est dispersé dans l'air, sous forme d'obus et de balles, ou détruit d'une manière quelconque. La production atteint son maximum, mais le marché n'est jamais surstocké.

Les nations industrielles ne peuvent pas imaginer une plus grande félicité : le pays est couvert d'usines, de fabriques, travaillant jour et nuit à produire des marchandises, une infinie variété de marchandises pour un marché qui n'est jamais saturé.

Pour autant que les revenus soient distribués en raison d'un travail rendu, elles regardent leur activité comme une production de richesse, quoi que cela soit aussi bien une perte, comme c'est manifestement le cas de toute production de guerre, en général.

La production de guerre n'est toutefois pas toute perte ; car, afin de pouvoir faire face aux destructions colossales d'une guerre moderne, la machinerie de la production doit être amenée à un point de perfectionnement et d'efficience très élevé. La guerre a donc un côté productif aussi bien qu'un côté destructif ; et si le système financier était convenablement administré, la nation serait créditée des valeurs de capital créées, c'est-à-dire, des installations et des machines créées aux fins de la production de guerre ; et débitée de tout ce qui aurait été détruit, car le coût des nouvelles installations et machines est compris dans le prix des matières consommées ou détruites, et est payé par l'ensemble des consommateurs et contribuables, et devrait en toute logique être considéré comme leur propriété. Au lieu de cela, une dette, — appelée Dette nationale, — est forgée contre eux par les banques, sous le couvert du Gouvernement, ou plutôt du Trésor.

Le fait que ces valeurs de capital, ou leur équivalent en pouvoir d'achat, c'est-à-dire l'argent, ne devient pas la propriété des consommateurs et des contribuables constitue une partie importante des chefs d'accusation à la charge du système actuel, et explique pourquoi il est en train de crouler.

 

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