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«C'est le rosaire qui va nous libérer de Boko Haram»

le vendredi, 01 mai 2015. Dans Terrorisme & Révolution

Promesse de Jésus à un évêque du Nigeria

Mgr Oliver Dashe Doeme
Mgr Oliver Dashe Doeme

La secte Boko Haram va disparaître, grâce à la prière du rosaire. C’est ce que le Christ Lui-même lui a révélé, affirme un évêque nigérian. La secte extrémiste Boko Haram (qui signifie, en langue locale, l’éducation occidentale est illicite», a tué des milliers de personnes depuis sa création en 2002, et veut installer par la force la charia (loi islamique) au Nigeria.)

Selon les informations de la Catholic News Agency (CNA), un évêque nigérian affirme avoir eu une vision du Christ lui faisant comprendre que le rosaire était la clé pour libérer son pays de la secte Boko Haram. Mgr Oliver Dashe Doeme affirme par ailleurs avoir reçu un mandat divin pour entraîner la population à la récitation du rosaire, jusqu’à la disparition du groupe terroriste islamiste.

«Vers la fin de l’année dernière, a-t-il confié à la CNA le 18 avril dernier, je me trouvais dans ma chapelle, devant le Saint-Sacrement. J’étais en train de réciter le chapelet quand tout à coup, le Seigneur m’est apparu». «Au début, a-t-il poursuivi, Jésus ne m’a rien dit, mais Il m’a tendu une épée que j’ai saisie. Celle-ci s’est immédiatement transformée en rosaire», ajoutant qu’à trois reprises, le Christ lui aurait dit: «Boko Haram a disparu».

«Je n’ai eu besoin d’aucun prophète pour me donner des explications», a affirmé l’évêque. Pour lui, le message est très clair: «Avec le rosaire, nous allons être capables de nous débarrasser de Boko Haram». L’évêque a ajouté qu’il ne voulait au départ parler à personne de ce qui lui était arrivé, mais qu’il avait senti que l’Esprit Saint le poussait à le faire. Il a commencé à en parler aux prêtres de son diocèse, puis plus largement.

«Je ne plaisante jamais avec Maman Marie»

Mgr Dashe est évêque de Maiduguri, capitale de l’État de Borno, dans le Nord-Est du pays. En 2009, son diocèse comptait environ 125 000 catholiques. Aujourd’hui, il n’en reste plus que 50 à 60 000. Beaucoup ont été tués par la secte infernale. Les autres ont fui vers des endroits plus sûrs. Depuis, peu à peu, certains rentrent chez eux, au fur et à mesure que l’armée libère leurs maisons.

En 2004, le groupe terroriste s’est rendu tristement célèbre dans le monde entier pour son enlèvement de près de 300 lycéennes d’une école de l’État de Borno (dont la plupart, et bien d’autres femmes encore, sont hélas toujours entre les griffes de leurs ravisseurs). Le 7 mars dernier, cinq attentats suicides perpétrés par la secte ont fait 54 morts et trois fois plus de blessés à Maidaguri, là où l’évêque vit et travaille. En tout, depuis 2009, ce sont 6 000 personnes qui ont perdu la vie sous les coups de Boko Haram.

Face à cette violence inouïe, Mgr Dashe n’a eu de cesse d’inviter sa communauté au pardon et à la persévérance dans la foi. Il pense que c’est pour cela, mais aussi pour l’aider dans ce sens, que Jésus lui est apparu. L’évêque affirme qu’il est profondément attaché à la Mère de Dieu. «Je ne plaisante jamais avec Maman Marie. Je sais qu’elle est avec nous», a-t-il confié à CNA. Mais il n’est pas le seul évêque nigérian à mettre l’avenir de son pays entre les mains de la Mère de Dieu. La Conférence épiscopale du Nigeria l’a en effet consacré à la Sainte Vierge à deux reprises au cours de ces dernières années. Mgr Dashe est certain, qu’un jour, le pays connaîtra la paix et la croissance grâce à Marie.

«Ces terroristes pensent qu’en brûlant nos églises et nos structures, ils détruiront le christianisme. Mais cela n’arrivera jamais», affirme Mgr Dashe. «Cela prendra peut-être quelques mois et même quelques années. Mais à la fin, nous dirons: Boko Haram a disparu». Il en est même convaincu, «C’est la prière, et surtout celle du rosaire, qui va nous libérer des griffes de ce démon, le démon du terrorisme».

Elisabeth de Baudoüin
www.aleteia.org

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