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«L’heure a sonné de nous lever pour dénoncer le système bancaire»

le mardi, 01 octobre 2013. Publié dans Réforme monétaire

Mgr Cyr-Nestor YapaupaMonseigneur Cyr-Nestor Yapaupa, évêque coadjuteur du diocèse d’Alindao en République centrafricaine, que nous avons eu l’insigne honneur de recevoir à notre semaine d’étude et au congrès de septembre 2013, s’est tracé un programme d’action extraordinaire dans son diocèse pour y faire connaître les écrits de Louis Even sur le Crédit Social. Voici des extraits de son appréciation de notre session d’étude d’août 2013 à Rougemont, dirigée par Alain Pilote et basée sur le livre «La démocratie économique expliquée en 10 leçons»:

“Nous avons appris beaucoup de choses: la naissance de l’argent, le fonctionnement des banques, l’économie et les dettes; le souvenir que nous allons amener chez-nous, c’est le Crédit Social que nous avons appris. Nous avons constaté que le système bancaire mis en place par les banquiers est un lourd fardeau pour les peuples. Ce système nous écrase. Ce système nous étouffe.

On parle aujourd’hui, un peu partout, de crimes contre l’humanité. Mais on ne parle jamais de ce système des banquiers. Ce système des banquiers doit être aussi considéré comme un crime contre l’humanité. Ceux qui ont mis en place ce système, ce sont des assassins, des criminels. À cause d’eux aujourd’hui, il y a la pauvreté dans le monde, beaucoup de gens meurent. À cause de leur système, il y a la guerre dans le monde.

Alors, allons-nous toujours rester les bras croisés, et les regarder évoluer? Non! Je pense que l’heure a sonné de nous lever et de commencer d’abord à dénoncer ce système bancaire. Notre rôle à nous, en tant qu’évêques et avec vous prêtres et laïcs, notre rôle de chrétien, de prophète, c’est de dénoncer le mal. Si nous voyons le mal sans rien dire, ça veut dire que nous sommes complices de ce mal. Dans l’Évangile d’il y a quelques jours, Jean-Baptiste a dénoncé le mal (Hérode qui n’avait pas le droit de prendre la femme de son frère). Jean-Baptiste a dénoncé le mal qui était là. Et c’est ça notre rôle de dénoncer le système bancaire qui est en train de détruire notre monde.

Et quand nous dénonçons, il ne faut pas seulement en rester là. Après avoir dénoncé, il faut agir. Nous devons agir, nous devons proposer quelque chose. Ce que nous devons proposer aux autres, c’est le Crédit Social. Nous sommes tous invités à proposer à notre peuple, à nos frères et sœurs, le Crédit Social comme moyen primordial d’éradiquer le mal, d’éradiquer la pauvreté dans le monde.

Le Crédit Social est en marche. Nous devons continuer à le faire connaître. Le Crédit Social permet l’épanouissement de l’homme. Pour cela nous ne devons pas baisser les bras. Hier, il y a des mamans qui nous ont dit: «Avec la prière, on va y arriver». Oui! avec la prière, on va y arriver. Avec le chapelet on va y arriver, mais il faut aussi que l’on propose des choses parce que ces criminels, ces banquiers ne vont pas se laisser faire.

Donc, nous devons beaucoup travailler, faire connaître le Crédit Social, approfondir les écrits sur le Crédit Social, pour avoir une base solide et faire face à ces assassins. Si nous n’avons pas une base solide, ils vont nous balayer après. Donc, il y a la prière mais il y a aussi le travail, que nous avons déjà commencé. Car on dit: «Aide-toi, le Ciel t’aidera». Si on passe notre temps à prier et on ne travaille pas, ça ne va pas donner des résultats. On devrait tenir les deux bouts et ça fait l’équilibre.

Ce travail va nous amener à une liberté financière si on s’y met, si on se donne chacun dans son milieu, là où il est, là où il vit. (Mgr Cyr-Nestor a par exemple organisé une session de formation sur le crédit social avec tous les prêtres de son diocèse fin novembre 2013, et a ajouté qu’il va essayer de faire en sorte que l’on parle de crédit social dans les écoles et les séminaires de la République centrafricaine, et de rejoindre aussi les jeunes et les travailleurs.) Si chacun commence à faire un travail sérieux, je pense qu’on va gagner, et notre victoire sera grande. Cette victoire, si on réussit à l’arracher d’entre les mains de ces assassins, ça va soulager la population du monde entier, les pays qui souffrent de la pauvreté. (...) Donc je vous invite à beaucoup prier, et à beaucoup travailler; les deux vont ensemble.

Depuis mon arrivée ici à Rougemont, je suis vraiment impressionné par la vie des Pèlerins de saint Michel. Il n’y a pas seulement le côté social, mais il y a aussi le côté spirituel. Pour cela je vous dis merci, merci pour tout ce que vous êtes en train de faire dans un pays où on voit que la spiritualité est en train de disparaître, mais où il y a aussi encore des groupes de personnes qui se donnent à Dieu. Félicitations! (...)

Nous qui sommes venus ici, nous avons vu, nous avons vécu, nous avons entendu. Si demain on repart chez-nous et on croise les bras, demain on va nous demander: «Qu’est-ce que vous avez fait? Est-ce que vous avez fait quelque chose pour que les Pèlerins de saint Michel avancent, ou avez-vous fait quelque chose pour reculer trois pas en arrière?»  

Je vous invite tous à aller de l’avant, à prendre le temps de bien travailler. Ce n’est que le jour où on ne va plus entendre parler de ces assassins banquiers et que tout le monde va parler le langage de Crédit Social, que nous allons dire que vraiment nous avons gagné.

par Mgr Cyr-Nestor Yapaupa