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Les bons mots du Père Gérard Montpetit

Écrit par Père Gérard Montpetit le lundi, 24 juin 2002. Publié dans Gilberte Côté-Mercier

aux funérailles de Mme Gilberte Côté-Mercier

«Nous nous retrouvons nombreux, nombreuses pour rendre un dernier hommage à une personne que nous avons aimée, que nous avons admirée, que nous avons côtoyée depuis de longues années.

Sa réputation s’est répandue à travers le monde parce qu’elle avait été choisie à l’avance comme prophétesse pour proclamer la Parole du Seigneur. L’âme que l’Esprit-Saint avait déposée en elle, était remplie d’amour de ses frères et de ses sœurs. Elle était remplie d’une foi et d’un amour extraordinaire. Ce qui lui a permis, pendant la longue vie que le Seigneur lui a prêtée, de rendre témoignage de sa foi et de son amour, et de manifester aux pauvres de la terre les dons que le Seigneur lui avait confiés.

A vous, pour qui elle était une parente, une amie, une responsable et une directrice, cette perte est lourde à supporter, mais pour cette personne qui vient de partir, c’est l’occasion qui lui est offerte de recevoir la récompense pour laquelle sa vie l’a préparée. En même temps que nous nous réjouissons de son entrée au ciel notre cœur est dans la peine.

Tout au cours de cette cérémonie nous allons entendre cette Parole du Seigneur, devant ce déploiement de grandeur et de splendeur. L’Eglise nous offre d’abord le cierge pascal qui nous rappelle le baptême que Gilberte a reçu. Il nous rappelle aussi la présence de l’Esprit de Dieu dans son cœur et dans son âme. C’est en blanc que les ministres du Seigneur se sont revêtus. Cela nous invite à nous réjouir, car la volonté de Dieu s’est accomplie dans la vie, les gestes et la mort de celle qui nous a quittés

Tous ensemble, unissons nos voix au chant de la chorale, faisons monter notre prière d’action de grâce vers le Père par Jésus son Fils.

Selon le désir de madame Côté-Mercier, la messe sera autant que possible récitée en latin. Il y aura aussi des lectures en français pour que nous puissions partager la parole de consolation que le Seigneur et son Eglise nous offrent.»

A l’Absoute

«Nous allons procéder, dans quelques instants, à la prière de l’Absoute. La chorale va chanter le Libera en Latin et, pendant ce temps nous, les ministres, nous allons encenser le corps de Mme Côté-Mercier et aussi nous allons asperger ce corps. De même que par le baptême cette eau l’a rachetée, l’a lavée de la faute originelle et en a fait une fille de Dieu, c’est un dernier geste d’affection et aussi de purification. Le prêtre et et les quelques Pèlerins, de différents pays, qui ont été invités à le faire, se mettront en avant pour asperger le corps de Mme Côté-Mercier pour signifier ainsi le rôle international qu’elle a joué dans le Mouvement du Crédit Social et cet effort qu’elle a mis pour faire connaître la position de l’Eglise sur la question sociale.

Auparavant, j’aimerais ajouter un mot à l’homélie que M. l’abbé Chaput nous a présentée avec tant d’éloquence et avec aussi tant de conviction, en faisant ce parallèle entre le précurseur du Christ et Gilberte Côté-Mercier en montrant la voie du salut.

Je veux simplement, d’abord, lancer un message à tous les Pèlerins et à toutes les Pèlerines de saint Michel, un témoignage venant de la bouche de Mgr Albert Sanschagrin, évêque émérite du diocèse de St-Hyacinthe. Lorsque j’ai été appelé par M. l’abbé Chaput pour lui apporter mon aide dans la direction spirituelle des permanents et des permanentes de la Maison Saint-Michel et des autres Pèlerins, j’ai cru bon de dire à Mgr Sanschagrin, qui est retiré chez nous à Richelieu, que j’avais assumé ce rôle auprès de M. Mercier, de Mme Côté et des permanents, comme aide dans la direction spirituelle. Et à ce moment-là, Mgr Sanschagrin m’avait dit: “Vous savez, Mme Côté-Mercier, c’est une personne de grande foi et c’est une personne très obéissante”. Venant de son évêque, c’est un témoignage de grande valeur.

Et j’aimerais ajouter une note personnelle. La foi de Mme Côté-Mercier, j’ai pu la constater au long des années où je l’ai accompagnée, cette foi qui se voulait fidèle à la foi de l’Église. Chacun des articles du “Je crois en Dieu”, elle y tenait par toutes les fibres de son cœur, et elle tenait à les vivre et à ce que ceux et celles qui l’entouraient vivent aussi ces vérités. Moi, ce qui m‘a frappé davantage, c’est cette vérité que nous proclamons à toutes les occasions et qui trop souvent est passée sous silence, «Je crois à la communion des saints». Il s’agit de visiter les deux monastères sur le domaine de l’Institut Louis Even pour nous rendre compte comment les saints et les saintes jouent un grand rôle dans la vie de ces personnes. M. l’abbé Chaput approuvera, il nous a rappelé sa dévotion envers Padre Pio. Pour moi, j’en ai été témoin pendant plusieurs années.»

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