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Synode sur la nouvelle évangélisation

le lundi, 01 octobre 2012. Dans Synodes

«Le Crédit Social: un système financier privé de dettes au service de l’homme. Cette structure inspirée par l’Esprit Saint aidera l’Église et l’humanité tout entière.»

À chaque semaine d’étude que nous tenons à notre maison-mère de Rougemont au Canada sur la démocratie économique (ou crédit social) vue à la lumière de la doctrine sociale de l’Église, tous les évêques, prêtres et laïcs présents sont emballés et repartent pleins de feu et d’enthousiasme dans leur pays pour faire connaître ce qu’ils ont découvert chez les Pèlerins de saint Michel.

Mgr Madega au SynodeMgr Madega au Synode.

Mais rarement avons-nous vu un évêque aussi enthousiaste que Mgr Mathieu Madega Lebouakehan, évêque de Port-Gentil au Gabon, qui a assisté à notre plus récente semaine d’étude en août dernier, qui portait fièrement le béret blanc, et qui s’est exprimé avec une verve peu commune lors de notre congrès (voir le numéro précédent de Vers Demain), allant jusqu’à chanter que le monde entier deviendra créditiste! Il nous avait promis qu’une fois parti de chez nous, la flamme qu’il avait reçue de Rougemont n’allait pas faiblir. Il nous avait même dit qu’il allait parler de nous au synode sur la nouvelle évangélisation à Rome en octobre, durant lequel il devrait adresser la parole. (Plus de 250 évêques de tous les pays du monde étaient invités, chacun pouvant adresser la parole pendant cinq minutes.)

Eh bien, Mgr Mathieu ne nous a pas déçus, il a bien tenu sa promesse, et a fait toute une intervention au Synode des évêques à Rome le 17 octobre. Il s’est exprimé en italien, et a mentionné les Pèlerins de saint Michel, l’Institut Louis Even et le crédit social, «un système financier sans dette au service de l’homme, une structure, inspirée par le Saint-Esprit, qui va aider l’Église et l’humanité toute entière.» De plus, Mgr Mathieu a plein de projets pour nous faire connaître en Afrique et partout là où cela peut porter fruit. Voici le texte complet de son intervention:

«Au n° 51 du Document de travail, se trouvent ce que nous appelons les cinq scènes: 1. la scène culturelle; 2. la scène sociale; 3. la scène économique; 4. la scène politique; 5. la scène religieuse. Une foule misérable qui se trouverait devant ces scènes et devrait en choisir une entrerait tout d’abord sur la scène économique afin de satisfaire ses besoins vitaux, selon le fameux adage: primum vivere deinde philosophari (vivre d’abord, philosopher ensuite) et nous pouvons ajouter, mutatis mutandis, primum vivere deinde evangelizzari (ce qui devait être changé ayant été changé, d’abord vivre puis évangéliser).

L’évangélisation – qui a comme but de faire des saints en sanctifiant le Nom de Dieu le Père, en accueillant Son Royaume, en faisant Sa volonté (cf. Pater Noster) – est souvent entravée par des besoins vitaux que nous appelons économie ou pain. On le voit du péché originel (Gn 3, 1-24) jusqu’aux sept premiers diacres (Ac 6, 1), sans oublier d’autres lieux de l’histoire actuelle et passée: l’économie est présente dans toutes les activités humaines.

Pour nous, la crise économique actuelle est donc pour l’Église un kairos de la nouvelle évangélisation. C’est pourquoi nous proposons – en plus de l’Académie pontificale dédiée à la scène politique ou diplomatique – la création d’une structure chargée de la scène économique ou financière. Une structure basée sur des expériences ecclésiales: le monachisme, les communautés religieuses, les prélatures, les mouvements ecclésiaux, les Focolari avec l’économie de communion, les Pèlerins de Saint Michel et l’Institut Louis Even avec le Crédit Social: un système financier privé de dettes au service de l’homme. Cette structure inspirée par l’Esprit Saint aidera l’Église et l’humanité tout entière. «Éloigne de moi fausseté et paroles mensongères, ne me donne ni pauvreté ni richesse, laisse-moi goûter ma part de pain, de crainte que, comblé, je ne me détourne et ne dise: “Qui est Yahvé?“ ou encore, qu’indigent, je ne vole et ne profane le nom de mon Dieu» (Pr 30, 8b-9).

À chaque semaine d’étude que nous tenons à notre maison-mère de Rougemont au Canada sur la démocratie économique (ou crédit social) vue à la lumière de la doctrine sociale de l’Église, tous les évêques, prêtres et laïcs présents sont emballés et repartent pleins de feu et d’enthousiasme dans leur pays pour faire connaître ce qu’ils ont découvert chez les Pèlerins de saint Michel.

Mais rarement avons-nous vu un évêque aussi enthousiaste que Mgr Mathieu Madega Lebouakehan, évêque de Port-Gentil au Gabon, qui a assisté à notre plus récente semaine d’étude en août dernier, qui portait fièrement le béret blanc, et qui s’est exprimé avec une verve peu commune lors de notre congrès (voir le numéro précédent de Vers Demain), allant jusqu’à chanter que le monde entier deviendra créditiste! Il nous avait promis qu’une fois parti de chez nous, la flamme qu’il avait reçue de Rougemont n’allait pas faiblir. Il nous avait même dit qu’il allait parler de nous au synode sur la nouvelle évangélisation à Rome en octobre, durant lequel il devrait adresser la parole. (Plus de 250 évêques de tous les pays du monde étaient invités, chacun pouvant adresser la parole pendant cinq minutes.)

Eh bien, Mgr Mathieu ne nous a pas déçus, il a bien tenu sa promesse, et a fait toute une intervention au Synode des évêques à Rome le 17 octobre. Il s’est exprimé en italien, et a mentionné les Pèlerins de saint Michel, l’Institut Louis Even et le crédit social, «un système financier sans dette au service de l’homme, une structure, inspirée par le Saint-Esprit, qui va aider l’Église et l’humanité toute entière.» De plus, Mgr Mathieu a plein de projets pour nous faire connaître en Afrique et partout là où cela peut porter fruit. Voici le texte complet de son intervention:

Mgr Mathieu Madega à RougemontMgr Mathieu Madega à Rougemont.

«Au n° 51 du Document de travail, se trouvent ce que nous appelons les cinq scènes: 1. la scène culturelle; 2. la scène sociale; 3. la scène économique; 4. la scène politique; 5. la scène religieuse. Une foule misérable qui se trouverait devant ces scènes et devrait en choisir une entrerait tout d’abord sur la scène économique afin de satisfaire ses besoins vitaux, selon le fameux adage: primum vivere deinde philosophari (vivre d’abord, philosopher ensuite) et nous pouvons ajouter, mutatis mutandis, primum vivere deinde evangelizzari (ce qui devait être changé ayant été changé, d’abord vivre puis évangéliser).

L’évangélisation – qui a comme but de faire des saints en sanctifiant le Nom de Dieu le Père, en accueillant Son Royaume, en faisant Sa volonté (cf. Pater Noster) – est souvent entravée par des besoins vitaux que nous appelons économie ou pain. On le voit du péché originel (Gn 3, 1-24) jusqu’aux sept premiers diacres (Ac 6, 1), sans oublier d’autres lieux de l’histoire actuelle et passée: l’économie est présente dans toutes les activités humaines.

Pour nous, la crise économique actuelle est donc pour l’Église un kairos de la nouvelle évangélisation. C’est pourquoi nous proposons – en plus de l’Académie pontificale dédiée à la scène politique ou diplomatique – la création d’une structure chargée de la scène économique ou financière. Une structure basée sur des expériences ecclésiales: le monachisme, les communautés religieuses, les prélatures, les mouvements ecclésiaux, les Focolari avec l’économie de communion, les Pèlerins de Saint Michel et l’Institut Louis Even avec le Crédit Social: un système financier privé de dettes au service de l’homme. Cette structure inspirée par l’Esprit Saint aidera l’Église et l’humanité tout entière. «Éloigne de moi fausseté et paroles mensongères, ne me donne ni pauvreté ni richesse, laisse-moi goûter ma part de pain, de crainte que, comblé, je ne me détourne et ne dise: “Qui est Yahvé?“ ou encore, qu’indigent, je ne vole et ne profane le nom de mon Dieu» (Pr 30, 8b-9).

 

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