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Premier commandement (suite). Du culte et de l'invocation des saints

le mardi, 01 janvier 1952. Publié dans Explication du catéchisme de Québec

Explication du catéchisme de Québec — Chapitre trente-deuxième

*376.— Q. Le premier commandement défend-il d’honorer les saints ?

R. Non, le premier commandement ne défend pas d’honorer les saints; au contraire, il approuve plutôt ce culte, parce qu’en honorant les saints, qui sont les amis chéris de Dieu, nous honorons Dieu lui-même.

Honorer les saints, c’est avoir pour eux un religieux respect.

Les saints sont des chrétiens morts après avoir bien servi le bon Dieu sur la terre et que le Pape a déclarés être au ciel.

Nous n’adorons pas les saints. Adorer les saints serait un péché, car ce serait les reconnaître comme les créateurs et les souverains maîtres de toutes choses, ce qui ne convient qu’à Dieu seul; mais nous devons les honorer, c’est-à-dire les respecter et les aimer comme les amis de Dieu et nos bienfaiteurs auprès de lui.

En honorant les saints nous honorons Dieu lui-même, parce que ce sont les grâces de Dieu qui les rendent surtout dignes de nos hommages, et que Dieu aime que nous honorions ceux qui lui sont chers, comme nous-mêmes nous aimons que l’on aime nos amis.

*377. — Q. Le premier commandement défend-il d’invoquer les saints en demandant leur assistance et leur intercession ?

R. Non, le premier commandement ne défend pas d’invoquer les saints en demandant leur assistance et leur intercession.

Invoquer les saints, c’est les prier.

Il y a une grande différence entre les prières que nous faisons aux saints et celles que nous faisons à Dieu; car nous prions Dieu de nous donner lui-même ses grâces, tandis que nous prions les saints de les demander à Dieu pour nous. Les saints ne peuvent pas, en effet, nous accorder eux-mêmes des grâces, parce que Dieu seul est le maître de ses grâces, mais ils peuvent les demander et les obtenir pour nous.

378.— Q. Comment savons-nous que les saints nous entendent ?

R. Nous savons que les saints nous entendent, parce que nous savons qu’ils sont avec Dieu qui leur fait connaître nos prières.

— Nous savons que les saints sont avec Dieu et que Dieu leur fait connaître nos prières parce que l’Église, qui ne peut se tromper, nous l’enseigne.

379.— Q. Pourquoi croyons-nous que les saints nous aident ?

R. Nous croyons que les saints nous aident parce qu’ils sont nos frères et membres de la même Église, et à cause des miracles obtenus par leur intercession.

— Un miracle est une faveur, un fait, un évènement contraire aux lois de la nature et qui ne peut par conséquent arriver que par la toute-puissance de Dieu: par exemple, la résurrection d’un mort, la guérison subite d’une maladie sans employer de remèdes, etc.

380.— Q. Comment les saints sont-ils membres de la même Église que nous ?

R. Les saints sont membres de la même Église que nous, parce que les liens de la charité qui les unissaient pendant leur vie à l’Église militante ne sont pas rompus par leur entrée dans l’Église triomphante.

— L’Église catholique se compose de trois parties que l’on nomme: l’Église militante, l’Église souffrante et l’Église triomphante.

L’Église militante est la réunion des fidèles qui combattent sur la terre contre les ennemis de leur salut. Le mot militante veut dire qui combat, et l’on donne ce nom à l’ensemble des fidèles de la terre, parce qu’ici-bas il faut toujours que nous combattions contre le mal.

Les ennemis de notre salut sont ceux qui cherchent à s’opposer à ce que nous servions Dieu et à ce que nous méritions d’arriver au ciel; comme, par exemple, les démons qui nous tentent, les hommes qui donnent de mauvais conseils et nos mauvais penchants.

L’Église souffrante est la réunion des âmes justes qui souffrent dans le purgatoire pour expier leurs fautes avant d’entrer dans le ciel.

L’Église triomphante est la réunion des saints qui triomphent avec Jésus-Christ dans le ciel.

L’Église militante, l’Église souffrante et l’Église triomphante ne forment pas trois Églises différentes mais une seule Église dont Jésus-Christ est le chef, de la même manière que dans la famille ceux qui sont morts, ceux qui sont en pays étranger et ceux qui restent dans le pays natal continuent à former la même famille, quoique les membres de cette famille soient séparés les uns des autres.

381.— Q. Qu’est-ce que la Communion des Saints ?

R. La Communion des Saints signifie l’union mutuelle que la charité établit entre les membres vivants de l’Église, les bienheureux dans le ciel et les âmes souffrantes dans le purgatoire.

— Par Communion des Saints, on n’entend pas la réception du sacrement de l’Eucharistie; le mot communion veut dire “association, société, communication, participation mutuelle.” C’est l’union des amis de Dieu entre eux.

On donne ici le nom de saints non seulement à ceux qui sont au ciel, mais encore aux âmes du purgatoire et même à tous les fidèles.

Le mot saint signifie “consacré à Dieu”; il désigne ceux qui mènent une vie parfaite sur la terre, et il désigne enfin ceux qui sont morts dans la grâce et l’amitié de Dieu.

Le mot saint est pris dans ces trois sens dans la question présente: d’abord dans le premier, puisque par le Baptême nous avons été consacrés à Dieu; puis dans le second, puisque Dieu a appelé et destiné nos âmes à la pratique des vertus chrétiennes; enfin dans le troisième sens, puisque la communion des saints existe entre les vivants et les morts.

On appelle bienheureux les saints du ciel, parce qu’ils jouissent avec Dieu d’un bonheur parfait.

382.— Q. Quels avantages résultent de la Communion des Saints ?

R. Deux avantages résultent de la Communion des Saints: 1. sur la terre, les membres vivants de l’Église s’assistent mutuellement par leurs prières et leurs bonnes œuvres et sont aidés par l’intercession des saints du ciel; 2. les âmes du purgatoire sont soulagées par les saints du ciel et par les fidèles de la terre.

S’assister mutuellement, c’est s’aider les uns les autres; les prières et les bonnes œuvres de chaque fidèle profitent à tous les autres, parce qu’il y a entre les fidèles une union pareille, en un certain sens, à celle qui existe entre les membres de notre corps, qui profitent tous de ce que fait ou reçoit l’un d’eux. Ainsi, par exemple, quand nos jambes marchent, tout notre corps avance; quand l’estomac reçoit sa nourriture, tous les membres du corps en sont fortifiés.

Par l’intercession des saints, on entend les prières qu’ils font à Dieu pour nous.

383.— Q. Que faut-il entendre par les reliques des saints ?

R. On entend par les reliques des saints tout ce qui reste de leur corps et les objets qui ont été à leur usage.

— Le mot relique vient d’un mot latin qui signifie les “restes”. Ossements, vêtements, sang, instruments de supplice, etc., sont des reliques des saints.

384.— Le premier commandement défend-il d’honorer les reliques des saints ?

R. Non, le premier commandement ne défend pas d’honorer les reliques des saints, parce que cet honneur se rapporte finalement à Dieu, dont les saints sont les amis.

*385.— Q. Le premier commandement défend-il de faire des images ?

R. Le premier commandement défend de faire des images dans le but de les faire adorer comme des dieux; mais il ne défend pas de faire des images pour nous rappeler Jésus-Christ, sa sainte Mère et les saints.

— Par images on entend ici les tableaux, gravures ou statues qui représentent Jésus-Christ, la sainte Vierge et les saints.

Dans le texte du premier commandement, tel que Dieu le donna à Moïse, il est dit: “Vous ne ferez pas d’images taillées ni aucune figure pour les adorer ni pour les servir”. Ce que Dieu défend, c’est donc l’adoration des images et non les images elles-mêmes.

386.— Q. Est-il bon de montrer du respect pour les images de Jésus-Christ et des saints ?

R. Oui, il est bon de montrer du respect pour les images de Jésus-Christ et des saints, parce qu’elles nous représentent Jésus-Christ et les saints.

— Quand nous honorons les images, ce n’est pas à l’image elle-même que s’adresse notre respect, mais à Jésus-Christ ou au saint qu’elle représente.

387.— Q. Est-il permis d’adresser des prières au crucifix, aux images et aux reliques des saints ?

R. Non, il n’est pas permis d’adresser des prières au crucifix, aux images et aux reliques des saints, parce que ces objets n’ont pas de vie, ne peuvent nous aider, et ne sont pas capables de nous entendre.

— Quand nous prions devant des images ou des reliques, notre prière s’adresse aux saints eux-mêmes, cependant il est très bon de prier devant les images et les reliques, car ces objets nous font mieux penser aux saints et excitent notre dévotion.

*388.— Q. Pourquoi prions-nous devant le crucifix, devant les images et les reliques des saints ?

R. Nous prions devant le crucifix, devant les images et les reliques des saints, parce que la vue de ces objets excite notre dévotion en nous rappelant Jésus-Christ et les saints, et en nous les proposant pour modèles à imiter.