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Noël: L’Enfant-Dieu vient nous visiter

le jeudi, 01 octobre 2015. Publié dans Noël

Crèche de Noël

Victor Hugo a dit: «À la naissance d’un enfant, toute la famille applaudit à grands cris». Ces mots semblent correspondre à cette fête de Noël. Aucune fête chrétienne, sur le plan humain, suscite autant de joie, de préparatifs, d’attente fébrile, d’exagération, de dépenses folles et de fatigues. Mais pour nous, chrétiens, le plus important n’est pas tant les activités nombreuses ou les cadeaux à offrir que «l’accueil de Celui qui vient».

Ce «Don unique à recevoir» n’est pas quelqu’un du passé ou un souvenir, mais le Fils de Dieu», venu il y a 2000 ans, engendré de toute éternité par Dieu le Père, tellement égal et semblable à Lui qu’Il en est le Révélateur, la Parole vivante.

Pour préparer ce «Don unique», Dieu, dès le début, avait choisi et préparé une Vierge, Marie, d’une sainteté si grande que «seule la pensée de Dieu pouvait la mesurer». Par un acte de foi parfaite, le seul dans l’histoire, elle accueillit, grâce à l’intervention de l’Esprit-Saint, le Fils de Dieu qui devint Fils de l’homme pour établir l’alliance entre Dieu et la grande famille humaine. Tout cela se fit sous le signe d’une joie céleste indicible.

En effet, quand l’ange Gabriel annonça à Marie le projet divin sur elle, il le fit ainsi: «Sois dans la joie, Le Seigneur est avec toi... Ne crains pas. Tu vas mettre au monde un Fils du nom de Jésus». Lors de la naissance, un ange salua des bergers. «Une grande joie pour tous: un Sauveur est né, le Messie». Au même moment, une nuée d’esprits célestes chantaient les louanges de Dieu: «Gloire à Dieu dans les cieux et paix sur la terre aux hommes qu’Il aime» (Lc 2, 10-20).

Cet Enfant-Dieu dont nous célébrons l’anniversaire vient nous dire son grand amour pour nous et pour l’humanité, et aussi son désir de créer une communion avec nous et entre nous. ll vient pour nous unir, pour faire de nous son peuple, l’Église aux multiples visages, pour faire de nous une vraie famille, nous montrant comment nous accueillir, nous aimer les uns les autres, comment faire rejaillir sa vie sur nous tous (Ephes 4, 1-60).

Mais aujourd’hui, qu’en est-il? La sécularisation a éloigné les gens de l’Église. Dieu n’a plus sa place dans les diverses institutions de Ia société. C’est l’indifférence religieuse. La référence à Dieu dans l’amour n’est plus: on vit chacun pour soi, pour la consommation, le confort, le plus-avoir; on sacrifie au désir, à l’envie, aux loisirs, etc. On n’a plus de temps pour penser à Dieu, pour le visiter. La foi existe encore mais la lueur est si faible. Heureusement, il y a des sursauts de foi, tantôt lors de funérailles, de mariages ou autres fêtes spéciales, tantôt aux fêtes de Noël et de Pâques.

Dans un monde aussi troublé, quelle est l’invitation de Dieu? Est-il possible de faire plus pour changer notre monde, les familles, les individus? Que d’occasions pour faire rejaillir la vie de Dieu sur celles et ceux que nous côtoyons! Pour poser des gestes de bonté, pour celles et ceux qui sont plus difficiles à aimer, pour secourir les démunis mais aussi les membres de nos familles ou les voisins aux prises avec des difficultés. Interpellation à plus d’ouverture, d’accueil et de générosité. Cet Enfant veut nous inspirer des façons nouvelles pour rendre notre vie plus signifiante avec les autres.

L’Esprit de Noël, c’est donc Dieu parmi nous et avec nous. Demandons-lui d’augmenter notre foi, de nous aider à pénétrer, à vivre et à témoigner le sens de l’Évangile. N’est-il pas la Lumière qui peut envahir notre cœur et faire de nous des semeurs de vraie joie? Dieu est toujours avec nous par le Pain de l’Écriture et le Pain eucharistique. C’est le même Dieu, le même Sauveur. Quelle fidélité! (Ps 112) Sachons l’en remercier en célébrant Noël tous les dimanches, un Noël vécu dans la foi et l’amour qui nous conduira au bonheur éternel.

Je vous souhaite le plus beau des Noëls jamais vécu!

Roger Bouchard, prêtre STD