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Noël

le dimanche, 01 octobre 2017. Dans Noël

Noël est la célébration du grand mystère de l’Incarnation où Marie est devenue la digne Mère du Rédempteur, qui a conçu son Fils et, «de corps», «il est la chair de sa chair», comme toute personne humaine, et «d’esprit», par son consentement formel pour que le Verbe s’unisse en elle à notre nature: «Il est le Verbe qui s’est fait chair.» «Il est chair et sang de Marie» (Saint Augustin).

Crèche de NoëlDonc, «par la foi, Marie rendit présent aux hommes le mystère du Christ; par le mystère du Christ, elle est aussi présente parmi les hommes. Par le mystère du Fils s’éclaire également le mystère de la Mère». L’Incarnation du Verbe, l’union hypostatique du Fils de Dieu avec la nature humaine qui se réalise en elle, est alors le point de départ de tous les mystères du Christ, vécus pour glorifier son Père, pour nous manifester son amour et par lesquels aussi Marie réalisa de plus en plus sa maternité.

Mystères qui conduisirent à la «Croix», acceptée parce que venant de son Père et aussi, parce qu’il nous représentait tous et mourait pour chacun de nous. C’est du haut de cette croix, en voyant Marie et Jean à ses pieds que, regardant Jean qui représentait l’Église, Il dit à sa Mère: «Femme, voici ton Fils». Et comme le Christ et l’Église, selon saint Paul, sont un seul et même être (Il en est le Chef et pour tous ses membres la source de la vie), la maternité de Marie trouvait alors un «nouveau» prolongement dans l’Église et par l’Église» (Saint Jean-Paul II).

Souffrances, mort, résurrection, «parce que Jésus, à la fois Dieu et pleinement humain, a aimé jusqu’à la mort et la mort de la croix, dit saint Paul. Dieu l’a souverainement exalté dans sa Résurrection» (Phil 2, 6). Tel est le mystère pascal. Ce mystère pascal, Jésus a voulu le perpétuer, vivant et fécond, jusqu’à ce qu’Il vienne au dernier jour. C’est pourquoi Il a institué l’Eucharistie, qui suppose l’Incarnation et les mystères qui en découlent et par laquelle le Christ se donne à nous, corps et sang, sous les apparences du pain et du vin, avec sa vie divine à jamais éternelle, avec sa vie matérielle terminée mais dont la substance et les mérites demeurent, avec sa vie glorieuse toujours sans fin. Ce mystère de foi fait croître en nous l’union avec le Christ : «Ce n’est plus moi qui vit, c’est le Christ qui vit en moi» (Gal. 11, 30).

Demandons à Marie, Mère du Christ, Mère des hommes, Mère de L’Église, que sa prière nous obtienne de recevoir le Seigneur avec plus de foi et plus d’amour, pour que Noël continue dans le monde d’aujourd’hui. v

 

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