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Une Année sainte de la Miséricorde

Par Alain Pilote le dimanche, 01 mars 2015. Dans Éditorial

Pape François
Le Pape François faisant l’annonce de l’Année sainte de la Miséricorde.

Le vendredi 13 mars 2015, à la fin de son homélie durant la célébration pénitentielle à la Basilique St-Pierre, avec confession et absolution individuelle, le Pape François a pris tout le monde par surprise en annonçant une Année sainte de la miséricorde. Voici les paroles du Saint-Père:

«Chers frères et sœurs, j’ai souvent pensé à la façon dont l’Eglise peut rendre plus évidente sa mission d’être témoin de la miséricorde. C’est un chemin qui commence par une conversion spirituelle; et nous devons faire ce chemin. C’est pourquoi j’ai décidé de promulguer un jubilé extraordinaire ayant en son centre la miséricorde de Dieu. Ce sera une année sainte de la Miséricorde. Nous voulons la vivre à la lumière de la parole du Seigneur: “Soyez miséricordieux comme votre Père” (cf. Lc 6, 36). Et cela en particulier pour les confesseurs! Beaucoup de miséricorde!

«Cette année sainte commencera lors de la prochaine solennité de l’Immaculée Conception (8 décembre 2015) et se conclura le 20 novembre 2016, dimanche de Notre-Seigneur Jésus Roi de l’univers et visage vivant de la miséricorde du Père... Je suis convaincu que toute l’Église, qui a tant besoin de recevoir de la miséricorde, parce que nous sommes pécheurs, pourra trouver dans ce jubilé la joie pour redécouvrir et rendre féconde la miséricorde de Dieu, avec laquelle nous sommes tous appelés à apporter le réconfort à chaque homme et à chaque femme de notre temps. N’oublions pas que Dieu pardonne tout, et que Dieu pardonne toujours. Ne nous lassons pas de demander pardon.»

Nous savons qu’un des grands actes du pontificat de Jean-Paul II a été d’instituer la fête de la miséricorde divine, le dimanche suivant Pâques, selon les demandes de Jésus à une religieuse polonaise, Faustine Kowalska, canonisée par Jean-Paul II le 30 avril 2000.

Lors de sa dernière visite en Pologne en août 2002, Saint Jean-Paul II avait prononcé les paroles suivantes, lors de la cérémonie de dédicace du Sanctuaire de la Divine Miséricorde à Cracovie:

«Comme le monde d’aujourd’hui a besoin de la miséricorde de Dieu! Sur tous les continents, du plus profond de la souffrance humaine, semble s’élever l’invocation de la miséricorde. Là où dominent la haine et la soif de vengeance, là où la guerre sème la douleur et la mort des innocents, la grâce de la miséricorde est nécessaire pour apaiser les esprits et les cœurs, et faire jaillir la paix... La miséricorde est nécessaire pour faire en sorte que chaque injustice du monde trouve son terme dans la splendeur de la vérité... En dehors de la Miséricorde de Dieu, il n’y pas d’autre source d’espérance pour le monde.» Avec toutes ces nouvelles de guerres, d’attentats terroristes, d’incertitudes économiques, et de nos propres faiblesses humaines, comme le monde a en effet besoin de la miséricorde de Dieu!»

Que la face du monde serait changée si tous nous faisions preuve de miséricorde envers notre prochain! Pourtant, c’est ce que nous demandons tous les jours dans la prière du Notre Père: «Pardonne-nous nos offenses, comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensé.» Ça signifie que si nous ne pardonnons pas aux autres, Dieu ne nous pardonnera pas non plus... C’est donc quelque chose à prendre très au sérieux!

Le mot «miséricorde» vient des mots latin miseria (misère, malheur) et cor (cœur), et signifie donc «avoir le cœur sensible au malheur, à la misère des autres». La miséricorde de Dieu, c’est le cœur de Jésus qui vient au secours de la misère de l’homme. Être miséricordieux envers le prochain, c’est approcher notre cœur de ses misères.

Une des œuvres de miséricorde spirituelle est d’instruire les ignorants. On fait donc œuvre de miséricorde spirituelle en lisant et faisant lire Vers Demain, car on instruit les ignorants, et même les fidèles, sur leurs droits, et sur des sujets qu’ils ignorent, y compris du point de vue financier. (Voir page 8.)

Comme quelqu’un a déjà dit: «L’être humain est né pour être aimé et les biens matériels, fabriqués pour être utilisés. Si le monde est à l’envers, c’est que les biens matériels sont aimés et les humains, utilisés.»

En d’autres mots, le désordre vient du refus de respecter l’ordre voulu par Dieu pour la création (voir page 24) et la famille (voir page 23). On fait de l’argent une idole, un dieu, alors qu’il devrait être un serviteur; et on fait des êtres humains les esclaves de l’argent.

Alors, sachons être miséricordieux, et nous pourrons ainsi être justes selon Dieu!

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