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Que les sanctuaires des familles ne manquent pas du nécessaire

Par Alain Pilote le mardi, 01 mars 2016. Dans Éditorial

messe du pape francois - Guadalupe à Mexico le 13 février 2016Le Pape François est entouré par les évêques du Mexique durant la messe qu’il a célébrée à la basilique de Notre-Dame de Guadalupe à Mexico le 13 février 2016.

Dans son homélie durant la messe qu’il a célébrée à la basilique de Notre-Dame de Guadalupe à Mexico le 13 février 2016 (photo de droite), le pape François s’est servi de l’exemple de Juan Diego, à qui la Sainte Vierge était apparue (voir page 4), pour faire comprendre que même si nous nous sentons impuissants et inutiles, nous pouvons changer le monde. Ce matin de décembre 1531, la Vierge Marie déclara à Juan Diego qu’elle l’avait choisi pour bâtir un sanctuaire sur ce lieu. Le Pape François explique:

«A plusieurs occasions, il (Juan Diego) a dit à la Vierge qu’il n’était pas la personne indiquée, qu’au contraire, si elle voulait mener à bien cette œuvre, elle devrait choisir d’autres personnes, puisqu’il n’était pas cultivé, instruit ou qu’il ne faisait pas partie de ceux qui pouvaient le faire. Marie... lui dit non, qu’il sera, lui, son ambassadeur.

«Ainsi, elle réussit à éveiller une chose qu’il ne savait pas exprimer, un vrai étendard d’amour et de justice: dans la construction de cet autre sanctuaire, celui de la vie, celui de nos communautés, de nos sociétés et de nos cultures, personne ne peut être marginalisé. Nous sommes tous nécessaires, surtout ceux qui normalement ne comptent pas parce qu’ils ne sont pas ‘‘à la hauteur des circonstances’’ ou parce qu’ils “n’apportent pas le capital nécessaire’’ à ces constructions. Le Sanctuaire de Dieu est la vie de ses enfants, de tous et dans toutes leurs conditions... Le Sanctuaire de Dieu, ce sont nos familles qui ont besoin du minimum nécessaire pour pouvoir se construire et grandir.»

Chaque vie humaine est importante, peu importe notre condition, c’est pourquoi il est toujours important de dénoncer l’euthanasie (voir page 20) et l’avortement (voir page 22). Tous ont besoin d’un minimum d’argent pour vivre, et c’est pour cela que l’idée d’un revenu de base garanti à tous, sans condition, fait de plus en plus son chemin (voir page 18). Le problème reste la façon de le financer, et c’est là que le dividende du Crédit Social serait infiniment préférable, car ce revenu à tous serait financé, non pas par des augmentations de taxes, mais par de l’argent créé par la société.

Les gens ont raison de s’inquiéter du lendemain: auront-ils de quoi vivre (voir page 14), connaîtra-t-on la guerre ou une crise économique? Ou bien on a tout simplement peur de s’attaquer à la toute-puissante dictature de l’argent (voir page 12), se disant que nous ne pouvons rien faire.

Pourtant, comme à Juan Diego, la Vierge Marie nous dit: «Que se passe-t-il mon fils le plus petit? Qu’est-ce qui attriste ton cœur? Ne suis-je pas ici moi, moi qui ai l’honneur d’être ta mère?» Va construire mon sanctuaire, aide-moi à bâtir la vie de mes enfants, qui sont tes frères. Dans son Magnificat, Marie dit que Dieu renverse les superbes et élève les humbles.

Avec notre collaboration, Dieu renversera aussi les banquiers et financiers internationaux de leurs trônes, pour redonner la liberté et la sécurité aux familles, aux enfants de Dieu.

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