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Ne restons pas indifférents aux souffrances de nos frères

Par Alain Pilote le vendredi, 01 janvier 2016. Dans Éditorial

Bon samaritain

 

Dans son message pour la Journée mondial de la paix, le 1er janvier 2016, le Pape François nous avertit qu’un des plus grands dangers pour la paix aujourd’hui est l’indifférence généralisée, qui ne nous fait plus voir notre prochain ni sa souffrance. (Voir page 4.) C’est l’égoisme et l’individualisme qui prévaut, un peu comme Caïn qui, après avoir tué son frère Abel, ose dire à Dieu: «Suis-je responsable de mon frère?» Oui, nous sommes tous responsables, et c’est même sur ce qu’on aura fait – ou pas fait – pour notre prochain qu’on sera jugés, tel que rapporté au chapitre 25 de l’Évangile selon saint Matthieu: «J’avais faim, et vous ne m’avez pas donné à manger...»

Dans son message pour le Carême 2016, le Saint-Père va même jusqu’à parler de «l’idolâtrie de l’argent qui rend indifférentes au destin des pauvres les personnes et les sociétés les plus riches, qui leur ferment les portes, refusant même de les voir.» (Voir page 6.)

L’année sainte de la miséricorde, qui a débuté le 8 décembre dernier, est un événement tout à fait exceptionnel dans l’histoire de l’Église. (Voir page 7.) Depuis l’an 1400, l’année sainte a été célébrée régulièrement sans interruption tous les 25 ans, sauf deux exceptions: les papes Pie XI et Jean-Paul II ont ajouté deux années saintes extraordinaires, célébrées en 1933 et 1983, pour marquer le 1900e et 1950e anniversaire de la mort et résurrection de Jésus-Christ, donc la Rédemption du genre humain. L’année sainte de la miséricorde est donc la troisième année sainte extraordinaire, puisqu’autrement, la prochaine année sainte ne devait avoir lieu qu’en 2025.

En ce jubilé de la miséricorde, il est justement temps plus que jamais de faire montre de miséricorde envers notre prochain, en exerçant les œuvres de miséricorde corporelles et spirituelles, qui, faut-il le rappeler, sont les suivantes, selon le Catéchisme de l’Église catholique:

Les œuvres de miséricorde corporelles: donner à manger aux affamés, donner à boire à ceux qui ont soif, vêtir ceux qui sont nus, accueillir les étrangers, assister les malades, visiter les prisonniers, ensevelir les morts.

Les œuvres de miséricorde spirituelles: conseiller ceux qui sont dans le doute, enseigner les ignorants, avertir les pécheurs, consoler les affligés, pardonner les offenses, supporter patiemment les personnes ennuyeuses, prier Dieu pour les vivants et pour les morts.

Une des grâces qui peuvent être obtenues durant ce Jubilé est bien entendu l’indulgence plénière qui, comme durant chaque année sainte, peut être obtenue en franchissant la Porte Sainte, cette fois-ci non seulement à Rome, mais dans chaque cathédrale du monde entier, ou les églises établies par l’évêque diocésain.

Le Catéchisme de l’Église catholique définit ainsi l’indulgence (n. 1471): «L’indulgence est la rémission devant Dieu de la peine temporelle due pour les péchés dont la faute est déjà effacée, rémission que le fidèle bien disposé obtient à certaines conditions déterminées, par l’action de l’Église, laquelle, en tant que dispensatrice de la rédemption, distribue et applique par son autorité le trésor des satisfactions du Christ et des saints. L’indulgence est partielle ou plénière, selon qu’elle libère partiellement ou totalement de la peine temporelle due pour le péché. Tout fidèle peut gagner des indulgences pour soi-même ou les appliquer aux défunts.»

Le numéro suivant du même Catéchisme explique que la peine temporelle du péché est le purgatoire, où l’âme est purifiée. Une indulgence plénière libère totalement du purgatoire. Les conditions pour obtenir cette indulgence plénière durant l’année sainte sont, en plus de franchir la Porte sainte: se confesser, communier, et prier pour le Pape et ses intentions.

Dans sa lettre à Mgr Rino Fisichella, président du Conseil pontifical pour la promotion de la nouvelle évangélisation, au sujet de l’indulgence du Jubilé de la miséricorde, le pape Françcois écrit:

«J’ai demandé que l’Eglise redécouvre en ce temps jubilaire la richesse contenue dans les œuvres de miséricorde corporelle et spirituelle. L’expérience de la miséricorde, en effet, devient visible dans le témoignage de signes concrets comme Jésus lui-même nous l’a enseigné. Chaque fois qu’un fidèle vivra personnellement l’une ou plusieurs de ces œuvres, il obtiendra certainement l’indulgence jubilaire.»

Alors, mettons-nous à l’œuvre... avec les œuvres de miséricorde!

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