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Les véritables maîtres du monde

Par Alain Pilote le jeudi, 01 janvier 2015. Dans Éditorial

Qui sont les vrais maîtres du monde ?Qui sont les véritables maîtres du monde? Ce ne sont ni les chefs d’État, rois, présidents ou premiers ministres, mais des gens non élus, les banquiers internationaux qui, en créant l’argent à partir de rien et en le prêtant à intérêt, deviennent propriétaires de tout, engendrent la pauvreté et les guerres, et enchaînent tous les pays avec des dettes impossibles à rembourser.

Cette dictature sur la vie économique a été dénoncée par plusieurs Papes depuis la première encyclique sociale de Léon XIII. Louis Even explique cette encyclique (voir page 4) ainsi que celle du Pape Pie XI, Quadragesimo anno (voir page 7), dans laquelle le Saint-Père déclare que «ceux qui contrôlent l’argent et le crédit contrôlent nos vies, à un point tel que sans leur consentement, nul ne peut plus respirer.»

La création de l’argent pour la société est un acte souverain qui devrait appartenir à la société, mais les pays ont abandonné ce pouvoir à des banques privées. Pourquoi l’État devrait-il emprunter à intérêt à des compagnies privées alors qu’un office de crédit national pourrait créer cet argent sans intérêt? C’est ce qui faisait dire au Pape Pie XI, dans la même encyclique, que «les gouvernements sont déchus de leur noble fonction, et sont devenus les valets des intérêts financiers.» D’ailleurs, la caricature du gouvernement qui sert le banquier au lieu du peuple en dit long. Comme l’écrit Louis Even, c’est une «dictature sotte, inexplicable, inhumaine».

Le Pape François parle aussi très souvent de la dictature du dieu-argent, qui a pris la place de l’être humain au centre de l’économie. Dans son exhortation apostolique sur la joie de l’Évangile, le Saint-Père va même jusqu’à dire que tant que ne sera pas réglé ce problème, aucun autre problème ne sera résolu.

A l’occasion du 75e anniversaire de Vers Demain, nous avons fait un numéro spécial de 32 pages, que vous trouverez inclus dans ce magazine. Nous en avons déjà imprimé plus d’un million de copies, que nous voulons distribuer en Afrique et partout dans le monde pour éduquer les gens sur cette escroquerie du système financier actuel.

Comme il a été mentionné souvent dans Vers Demain, ce qui fait la force des banquiers, c’est l’ignorance du peuple, qui peut se faire entre autres par la diffusion de ce numéro spécial, dont vous pouvez commander de notre bureau de Rougemont des copies pour distribuer autour de vous. Elles sont gratuites, mais les dons sont bienvenus pour couvrir les frais de poste. Vous pouvez aussi visiter notre site internet et retrouver ce numéro spécial en version pdf.

Ce numéro spécial contient de «grands classiques» de Louis Even, comme la fable de l’Ile des naufragés, qui permet de comprendre même pour des débutants. On y donne aussi des faits historiques qui montrent toute l’influence malsaine des banquiers internationaux. C’est Mayer Amschel Rothschild (1744-1812), père fondateur de la finance internationale, qui disait: «Laissez-moi émettre et contrôler la monnaie d’une nation, et je ne fiche de qui fait ses lois.» Les faits lui ont donné raison.

La création d’argent sous forme de dette par les banquiers est leur moyen d’imposer leur volonté sur les individus et de contrôler le monde. Le Pape Jean-Paul II écrivait dans son encyclique Sollicitudo rei socialis (n. 37.): «Parmi les actes et les attitudes contraires à la volonté de Dieu et au bien du prochain et les ‘structures’ qu’ils introduisent, deux éléments paraissent aujourd’hui les plus caractéristiques: d’une part le désir exclusif du profit et, d’autre part, la soif du pouvoir dans le but d’imposer aux autres sa propre volonté.»

Mais au paragraphe suivant, le pape donnait la solution pour changer cet état de choses: «Ces attitudes et ces “structures de péché” ne peuvent être vaincues — bien entendu avec l’aide de la grâce divine — que par une attitude diamétralement opposée: se dépenser pour le bien du prochain.» Vaincre l’égoïsme des banquiers par le don de soi. C’est ce qu’on apprend à faire à l’école de Vers Demain. Se dévouer par amour du prochain, c’est le chemin qui mène à la récompense éternelle... qu’aucun banquier ne pourra nous voler. Bon apostolat pour la justice sociale!

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