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Le suicide assisté n’est-il pas une forme d’euthanasie??

le dimanche, 01 janvier 2012. Dans Euthanasie

Une équipe de Rédemptoristes du Sanctuaire de Sainte-Anne de Beaupré a publié un feuillet intitulé «L’euthanasie et le suicide assisté ne sont-ils pas des actes de charité ?». Voici ce qui est écrit: On continue de tuer la vie. L’avortement est désormais légalisé. Un avortement est souvent appelé thérapeutique alors qu’on élimine les naissances d’enfants trisomiques et tant d’autres, souvent après un diagnostic génétique prénatal; c’est l’eugénisme ou tout simplement la fin brutale d’une grossesse.

La civilisation de la mort gagne du terrain en certains pays par la législation du suicide assisté. Le Pape Jean-Paul II n’hésitait pas à s’y opposer publiquement. Le Catéchisme de l’Église catholique stipule: «La coopération volontaire au suicide est contraire à la loi morale” (No 2282). Le suicide assisté n’est-il pas une forme d’euthanasie  ? Au point de vue éthique, c’est la même chose.

Le suicide assisté, c’est l’action délibérée de se donner la mort avec l’aide d’un médecin — ou d’une autre personne qui fournit des médicaments ou d’autres moyens permettant le suicide. Ce médecin — ou cette autre personne — joue un rôle actif pour provoquer la mort.

 

Dignité d’enfant de Dieu


Il faut «mourir dans la dignité», dit-on. Mais quelle dignité ?... Notre vraie dignité n’est-elle pas d’être enfant de Dieu  ? L’être humain ne perd pas sa dignité d’enfant de Dieu parce qu’il est mourant… Il faut mourir «dans le respect d’une telle dignité… dans le plus parfait respect de sa spiritualité, de sa dignité d’homme, de croyant, de chrétien» (Père Verspieren). C’est là aussi le désir des Juifs et de tant d’autres pour qui le respect de la vie est absolu et sacré. C’est là l’œuvre de la vraie charité.


Le suicide assisté met en cause la valeur de la vie humaine. Nous ne voulons pas être dupes de la désinformation qui veut nous apitoyer sur le sort des personnes souffrantes en présentant une solution simpliste. De nos jours, la pression peut s’exercer sur les malades et les personnes âgées pour qu’ils acceptent l’euthanasie ou le suicide assisté, pour qu’ils meurent avec ‘dignité’, expression fort ambiguë. Parfois, la question d’héritage n’est pas sans exercer une influence. Tous les handicapés risquent de devenir les prochaines victimes.

 


Dieu seul est le Maître de la vie

 


L’euthanasie et l’aide au suicide ne doivent pas être décriminalisées. Ce serait une atteinte grave à la vie et à la dignité humaine, car la vie est sacrée. Dieu seul est le Maître de la vie.
Saint Augustin, décédé en 430, écrivait des paroles très actuelles encore aujourd’hui: «Il n’est jamais licite de tuer un autre, même s’il le voulait, et plus encore s’il le demandait…» (Lettre 204).


Nous ne soutenons pas, par ailleurs, qu’il faille se livrer à un acharnement thérapeutique, à des traitements disproportionnés, pour conserver en vie certains malades. Il y a différence entre tuer une personne et la laisser mourir de mort naturelle.

 


Une grave violation de la loi de Dieu

 

Le Pape Jean-Paul II a lancé un «appel passionné» pour sauvegarder «la valeur sacrée de la vie humaine». «Je confirme que l’euthanasie est une grave violation de la loi de Dieu», déclara-t-il. «Avec l’autorité conférée par le Christ à Pierre et à ses successeurs, en communion avec tous les évêques de l’Église catholique, je confirme que tuer directement et volontairement un être humain innocent est toujours gravement immoral… Rien ni personne ne peut autoriser que l’on donne la mort à un être innocent, fœtus ou embryon, enfant ou adulte, vieillard, malade incurable ou agonisant. Personne ne peut demander ce geste homicide pour soi ou pour un autre confié à sa responsabilité, ni même y consentir, explicitement ou non. Aucune autorité ne peut légitimement l’imposer, ni même l’autoriser. Dans le cas d’une loi intrinsèquement injuste, comme celle qui admet l’avortement ou l’euthanasie, il n’est jamais licite de s’y conformer» (L’Évangile de la vie, Nos 57, 65, 73).

Il faut faire face au nouveau défi de la légalisation de l’euthanasie et du suicide assisté. Il ne suffit pas, a dit le pape Jean-Paul II, de s’y opposer, mais «il faut également engager la société et les structures mêmes de l’Église à une digne assistance aux mourants». Il s’agit d’améliorer le confort de tous les mourants, vieillards, cancéreux, sidéens, etc. ainsi que celui de leurs familles.

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