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Le médecin doit respecter la vie humaine dès sa conception et jusqu’à la mort

Écrit par Yvette Poirier le dimanche, 01 août 2010. Publié dans Avortement

En vertu de son serment de médecin, l’avortement et l’euthanasie lui sont interdits

«Personne ne peut attenter à la vie d’un homme innocent sans s’opposer à l’amour de Dieu pour lui, sans violer un droit fondamental inadmissible et inaliénable, et donc sans commettre un crime d’une extrême gravité.»

— La Sacrée Congrégation pour la Doctrine de la foi

 

Le serment d’Hippocrate, médecin grec né en 460 avant Jésus-Christ, est formulé comme suit:

“Je ne remettrai à personne du poison, si on m’en demande, ni ne prendrai l’initiative d’une pareille suggestion; semblablement, je ne remettrai à aucune femme un pessaire abortif. Je passerai ma vie et j’exercerai mon art dans l’innocence et la pureté.”

L’Assemblée médicale mondiale à Genève, en septembre 1948, s’est basée sur le serment d’Hippocrate pour énoncer le SERMENT DU MÉDECIN. Voici une clause de ce SERMENT:

“Je maintiendrai le plus scrupuleux respect pour la vie humaine, dès le moment de la conception, et même sous la menace je ne ferai pas usage de la science médicale dans des buts contraires à l’humanité.”

Les médecins n’ont donc pas le droit de pratiquer l’euthanasie ni l’avortement.

Non ! à la campagne de consultation sur l’euthanasie que veut lancer Jean Charest, l’automne prochain, à travers la province de Québec, avec l’appui de Pauline Marois et Francine Lalonde, deux traîtres à la nation canadienne. Ce sera des séances de lavage de cerveau.

Voici un extrait d’un journal démontrant les conséquences d’une loi sur l’euthanasie:

«En Belgique, un récent rapport sur le “rôle des infirmières dans les morts assistés” a montré qu’un cinquième des infirmières interviewées ont déjà été impliquées dans l’euthanasie d’un patient. Près de la moitié de celles-ci ont reconnu que les patients n’avaient pas demandé ou consenti à l’euthanasie. Pour le docteur Peter Saunders, directeur de Care Not Killing alliance, “une fois qu’on a légalisé une forme d’euthanasie, il y a inévitablement des gens qui repoussent toujours plus les limites”.»

La revue romaine des Pères Jésuites, la “Civilatà cattolica” du 19 novembre 1983, a publié un editorial sur l’euthanasie, écrit par Don E. Chivacci. Dans son numéro du 1er avril 1984, “La Documentation Catholique, 5 rue Bayard, 75393 Paris Cedex 8, a publié la traduction faite par elle-même de ce texte italien. Nous avons mis une première partie de cette traduction dans le journal Vers Demain de janvier-février 2010. Nous en publions d’autres extraits. La foi chrétienne donne le vrai sens de la vie et de la mort.

Yvette Poirier

—————

 

Un éditorial sur l’Euthanasie

par Don E. Chivacci

En intervenant dans le cours de la vie, et en y mettant fin par la mort, l’homme s’arroge le droit de fixer le temps et le mode d’achèvement de ce dessein, attentant ainsi à la souveraineté de Dieu.

Dans la Déclaration sur l’euthanasie que nous avons citée, la Sacrée Congrégation pour la Doctrine de la foi, après avoir dit que la vie «est aussi un don de l’amour de Dieu que (les croyants) sont appelés à conserver et à faire fructifier», fait remarquer que quelques conséquences découlent de cette dernière considération:

«1. Personne ne peut attenter à la vie d’un homme innocent sans s’opposer à l’amour de Dieu pour lui, sans violer un droit fondamental inadmissible et inaliénable, et donc sans commettre un crime d’une extrême gravité.»

«2. Tout homme a le devoir de conformer sa vie au dessein de Dieu. Elle lui est confiée comme un bien qui doit porter ses fruits déjà ici-bas sur la terre, mais trouve son entière perfection seulement dans la vie éternelle.

«3. La mort volontaire ou le suicide est donc inacceptable tout comme l’homicide: un tel acte est, en effet, de la part de l’homme, le refus de la souveraineté de Dieu et de son dessein d’amour».

Dans une société sécularisée

Il est clair que dans le climat actuel de sécularisation, ce pouvoir absolu de Dieu sur la vie humaine est nié et refusé par certains. En effet, l’euthanasie se justifie comme un signe de l’indépendance absolue de l’homme et de son pouvoir sur sa propre vie et sa propre mort. C’est, de leur part, une appropriation de la mort, puisque ce n’est plus Dieu qui en établit le mode et le moment, mais l’homme. L’autonomie est donc une affirmation de l’autonomie en face de Dieu; plus profondément, elle est une forme de négation de Dieu. C’est là sa malice fondamentale du point de vue moral et religieux.

L’homme ne consent plus à la mort fixée par Dieu, mais décide lui-même de sa propre mort. Ceci montre à quel degré l’euthanasie s’oppose à la conception chrétienne de la mort. En effet, pour le croyant, la mort n’est pas seulement le terme temporel de la vie, mais elle est un événement de salut, parce que l’homme se sauve en consentant à la mort, en l’acceptant.

En effet, la mort dévoile à fond la pauvreté de l’homme, sa condition de créature qui n’a rien en propre, mais qui doit tout quitter et est abandonnée de tout et de tous; dans la mort, l’homme découvre son propre néant en face de Dieu, et donc le besoin absolu qu’il a de lui. Dieu seul peut le sauver, lui rendre la vie. La mort est donc, dans son propre mystère, un appel de salut: “Des profondeurs, je crie vers toi, ô Seigneur.” (Ps 129, 1.) C’est seulement en consentant à sa propre mort et en l’acceptant des mains de Dieu que l’homme se sauve.

Il est clair, alors, que l’attitude du chrétien envers la mort ne peut pas être celle du maître qui décide orgueilleusement quand elle doit survenir, mais celle du serviteur — mieux, du fils — qui l’accepte des mains de Dieu, son Seigneur et son Père, en disant son «oui» confiant et filial au temps comme à la modalité de la mort que Dieu, dans son dessein d’amour et de salut, a fixés.

En réalité, «on a le droit de mourir sa propre mort mais, pour le chrétien, la mort est celle que Dieu a voulue pour lui, au moment et de la manière qu’il veut. Seul Dieu peut dire quand les années de chacun sont accomplies et quand le chemin vers lui est achevé. La vie elle-même est une grâce. Le temps de chacun est le temps de l’amour de Dieu et de la grâce de Dieu. Ce n’est pas notre affaire de mettre des limites à sa grâce ou à son amour». (La vie humaine est sacrée. Lettre pastorale des évêques irlandais, 1er mai 1975, dans Oss. Rom., 30 juillet 1975, 2.)

La souffrance «inutile»  ?

L’argument le plus fort apporté par les défenseurs de l’euthanasie pour l’étayer est que la souffrance inutile est un mal à éviter:

«Il est cruel et barbare — est-il dit dans le Manifeste sur l’euthanasie — d’exiger qu’une personne soit gardée en vie contre sa volonté et qu’on lui refuse la délivrance souhaitée quand sa vie a perdu toute dignité, toute beauté, toute signification, toute pers­pective d’avenir. La souffrance inutile est un mal qui devrait être évité dans les sociétés civilisées».

Que dire de cette façon de raisonner pour justifier le recours à l’euthanasie ? Certainement, si on se situe dans la perspective du matérialisme et du sécularisme athée, l’argument est imparable. En effet, si — comme le veut le sécula­risme athée — l’homme est le seul maître de soi et peut disposer de soi comme il l’entend, on ne comprend pas pourquoi on devrait refuser, à qui a décidé de s’ôter la vie, la possibilité de le faire, et pourquoi on ne pourrait pas l’aider à réaliser une telle décision.

Si — comme l’affirme le matérialisme —l’idéal suprême de l’homme est le bonheur et le bien-être en ce monde, et si les choses qui donnent sens à la vie sont exclusivement la bonne santé, la beauté, la force, la perspective d’un avenir facile, il est clair qu’une vie de souffrances atroces et sans espoir de guérison ou d’amélioration, donc une vie de souffran­ces «inutiles», ne vaut pas la peine d’être vécue et que l’on peut y renoncer. Aussi dans la perspective matérialiste et athée, la souffrance inutile est un mal à éviter et l’euthanasie peut servir à l’éviter.

Le nazisme hitlérien

Prenons garde, pourtant, que si l’on se place dans la perspective matérialiste et athée, la vie humaine valable est seulement la vie saine, belle, jeune, heureuse; l’homme qui mérite de vivre est l’homme en bonne santé, intelligent, utile. Cela signifie qu’il y a des vies humaines sans valeur et des hommes qui ne méritent pas de vivre: il est donc logique d’éliminer les malades incurables, les handicapés, les nouveau-­nés atteints de maladies graves. Alors il ne faut pas se scandaliser si ce qu’a accompli le nazisme hitlérien dans les années 1930 sur une grande échelle est maintenant réalisé à une échelle plus réduite et sans trop se faire voir !

Par contre, l’argument de la souffrance inutile perd toute sa valeur si l’on se place dans la perspective chrétienne. Pour la foi chrétienne, en effet, il n’est pas de souffrances inutiles. Pour le chrétien aussi, certes, la souffrance est un mal qu’il faut combattre, en ce qu’il est fruit et conséquence du péché; c’est pourquoi il collabore avec tous les autres hommes pour combattre et vaincre la souffrance et en alléger le terrible poids chez ceux qui en sont victimes, souvent innocentes.

Toutefois, la souffrance humaine a été rachetée par le Christ, dans sa passion et sa mort. Elle a ainsi changé de signe et, de fruit du péché, elle est devenue instrument de salut pour celui qui souffre «dans le Christ», et unit ainsi ses propres souffrances à celles du Christ. Aussi, pour le croyant, aucune souffrance n’est-elle inutile. En particulier, les souf­frances des innocents et les ultimes souffrances de l’agonie et de la mort ont une valeur spéciale de salut, du fait que dans l’homme agonisant et mourant se reproduit l’image — et, plus profondément, le mystère — du Christ innocent qui agonise et meurt sur la croix pour la rédemption du monde.

Ainsi, seule la foi chrétienne peut répondre de manière raisonnable et convaincante au problème de la souffrance inutile qui conduit à l’euthanasie. C’est une preuve de plus que seule une vision chrétienne de l’existence peut fournir la réponse aux grands problè­mes qui regardent le destin de l’homme, le sens de la vie et de la mort.

 

Euthanasie

 

Ce qui suit est la suite de l’éditorial sur l’euthanasie dont une partie a été publiée dans Vers Demain de janvier-février 2010, une autre partie dans août-septembre 2010:

 

 

 

 

 

 

 

La revue romaine des Pères Jésuites, la “Civilatà cattolica” du 19 novembre 1983, a publié un Éditorial sur l’euthanasie, écrit par Don E. Chivacci. Dans son numéro du 1er avril 1984, “La Documentation Catholique, 5 rue Bayard, 75393Paris Cedex 8, a publié la traduction faite par elle-même de ce texte italien. Nous avons mis une première partie de cette traduction dans le journal Vers Demain de janvier-février 2010. Nous en publions d’autres extraits. La foi chrétienne donne le vrai sens de la vie et de la mort.

La législation civile

De nombreux côtés, on demande que l’euthanasie — déjà pratiquement dépénalisée, comme le montrent les acquittements prononcés en Italie et ailleurs en divers procès — soit légalisée. Que faut-il penser de cette requête?

Notons d’abord que la justification que l’on apporte est la présence de douleurs insupportables dans la phase terminale de quelques maladies. Mais les spécialistes de l’anesthésiologie font observer que «il n’existe aujourd’hui aucune douleur qui ne puisse, partiellement du moins, profiter de la thérapie antalgique, de médicaments analgésiques de puissance exceptionnelle» et que «on peut employer contre la douleur des techniques hautement sélectives, avec des résultats bons et, parfois, excellents» (C. Manni, Considerazioni mediche sull’eutanasia, dans Morire si, ma quando?, cit., 117). On peut ensuite prévoir qu’a l’avenir on fera de nouveaux progrès dans la lutte contre la douleur, de façon à la rendre supportable même dans ces rares cas où aujourd’hui les techniques analgésiques sont impuissantes.

Notons, en second lien, que dans le cas de nouveau­x nés affectés de malformations graves, personne n’est en état de juger de leur bonheur ou de leur malheur futur; c’est-à-dire que personne ne peut les supprimer pour leur éviter une vie malheureuse. En réalité, le bonheur humain ne vient pas seulement de la bonne santé. Même un bébé gravement handicapé, s’il est entouré d’affection et convenablement soigné, peut être heureux; bien plus, il peut réussir à surmonter ses handicaps et s’affirmer dans la vie. Elle est symbolique l’aventure d’Hélène Keller, une aveugle, sourde et muette, qui a réussi a acquérir une culture universi­taire et à communiquer avec d’innombrables person­nes au moyen d’écrits et de conférences.

Notons, en troisième lieu, que le devoir de l’Etat est de défendre la vie humaine, en particulier la plus faible et sans défense, contre les attaques des plus forts. Tout être humain — donc également le nouveau-né handicapé — a droit à la vie et aux soins nécessaires pour la conserver et la développer. Il n’y a pas de personnes humaines inutiles, indignes de vivre, du seul fait qu’elles sont «un poids» pour la société ou improductives. Certainement, après que dans notre pays et en d’autres pays la loi sur l’avortement a été approuvée, il est probable que tôt ou tard sera présentée une loi sur l’euthanasie.

Si, de fait, l’État accepte qu’on supprime une vie humaine dans les quatre-vingt-dix premiers jours de son développement, simplement parce que «la poursuite de la grossesse, l’accouchement ou la maternité comporteraient un sérieux danger pour la santé physique ou psychique de la mère», et également par rapport à des prévisions d’anomalies ou malformations de l’enfant conçu» (art. 4 de la loi 194), on ne voit pas pourquoi — a fortiori — l’état ne devrait pas accepter la suppression de nouveaux-nés mal formés ou gravement malades, qui représentent pour les parents un danger bien plus sérieux et plus dramatique pour leur santé physique et psychique. Si l’on accorde à une mère de se débarrasser d’une grossesse non désirée ou pénible, on ne voit pas pourquoi on ne devrait pas accorder aux parents de se débarrasser d’une personne âgée gravement malade qui entraine pour eux des charges bien plus lourdes.

Rapport entre euthanasie et avortement

En réalité, il existe un rapport très étroit entre euthanasie et avortement: si l’on admet I’un, il est difficile d’empêcher que I’autre soit admise. De fait, les motifs qui justifient l’avortement sont substantiel­lement les mêmes qui justifient l’euthanasie.

Nous disons cela non pas parce que — évidemment — nous voulons rompre une lance en faveur d’une loi sur l’euthanasie, mais pour mettre en relief que, en introduisant l’avortement dans la législation italienne, on a ouvert la porte à la suppression légale des nouveaux-nés mal formés, des enfants handicapés, des malades incurables, sans qu’il soit possible d’opposer à ces crimes une digue efficace, même si nous souhaitons que le bon sens l’emporte et que notre pays ne devienne pas barbare à ce point! C’est aussi pour cette raison que nous nous sommes opposés et que nous nous opposons de manière radicale à la loi sur l’avortement: elle ouvre un passage à travers lequel pourront passer les pires aberrations.

Notons, en quatrième lieu, qu’une fois approuvée la loi sur l’euthanasie seulement «pour quelques cas particulièrement graves», il arriverait ce qui s’est déjà produit pour l’avortement: les «cas particulièrement graves» sont devenus normaux, voici carrément de routine, s’il est vrai que — selon les statistiques du ministère de la Santé et de 1’ISTAT — les avortements légaux, du 5 juin 1978 (date d’entrée en vigueur de la Loi 194) au 31 décembre 1982, ont été au nombre de 939 545, c’est-à-dire plus de 200 000 par an, et ils ont aujourd’hui largement dépassé le million. En présen­tant un volume publié par le Bureau pour I’information ecclésiale, pour le compte du Comité pour les responsabilités sociales du Synode général de l’Eglise anglicane, le professeur B. Callieri écrivait en 1975: «La matrice idéologique de l’euthanasie, quelle qu’elle soit : individualisme, utilitarisme, pragma­tisme, efficientisme, n’empêche pas la crainte d’une escalade (escalation) qui, partant de la bonne mort et de la mort avec dignité, parviendra au suicide par commission et à la suppression de toute vie sans valeur (...). Si la vie humaine n’est plus sacrée, l’élimination des incurables sera probablement consi­dérée comme un des droits du citoyen. (Eutanasia. Invitation a la discussion, la Pensée scientifique, Rome 1975, VII-VIII.)

Notons enfin que permettre l’euthanasie, même seulement en quelques cas rigoureusement déterminés, saperait a la base le rapport de confiance qui existe aujourd’hui tant entre le malade et le médecin qu’entre le malade et sa famille. Le malade sait que le médecin, en vertu même de sa profession médicale et de la loi qui lui défend de tuer, ne fera jamais rien qui puisse lui être dommageable ou causer sa mort, mais qu’il fera tout pour son bien; aussi se fie-t-il à lui avec une confiance absolue. II sait que sa famille veut son bien; aussi se fie-t-il à ce qu’elle décide ou peut décider pour lui. Par contre, dans le cas où l’eutha­nasie serait légalisée, quel malade gravement atteint ne commencerait pas à douter des médecins et de sa famille?

Même dans le cas où elle ne serait permise que pour les malades qui en font la demande, «on devrait craindre que pratiquement à toute personne grave­ment malade, et surtout aux invalides et aux vieil­lards, il ne soit demandé, explicitement ou implicite­ment (par leur famille) s’ils ne croient pas venu le moment de demander le «service» de l’euthanasie. En pratique, la légalisation de l’euthanasie serait une véritable invitation au suicide, adressée a tous ceux qui sont ou semblent être un fardeau pour les autres et pour la société (B. Häring, Eutanasia e teologia morale, dans Morire, si, ma quando? cit. 231).

En réalité, ce dont les vieillards, les personnes souffrantes, les malades parvenus au terme de leur existence ont besoin pour n’être pas contraints ou conduits de demander le «service» de l’euthanasie, c’est de vivre dans un climat de sérénité et de fraternité, et d’avoir la compréhension, l’aide et l’affection des autres. Si — comme il arrive malheu­reusement de nos jours de plus en plus souvent — ils sont laissés à l’abandon et dans la solitude, s’ils sont marginalisés et si on leur fait comprendre de toute manière qu’ils sont inutiles et un poids pour la société, le problème de l’euthanasie volontaire se posera de façon toujours plus dramatique.

Et même, étant donné le nombre croissant des vieillards et des malades à long terme dans les sociétés modernes — sociétés qui, du fait de leur mentalité efficientiste, pragmatique et technocratique, ont tendance à considérer ces personnes comme un poids de moins en moins tolérable — il est a craindre que, de l’euthanasie volontaire, on ne passe à l’euthanasie obligatoire, à la planification de la mort. Ce serait alors la fin de la civilisation!

 

 

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