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La venue d'un enfant est une bénédiction

le vendredi, 01 janvier 2010. Publié dans Avortement

Les parents doivent mettre leur confiance en la Providence

Jésus dans la mangeoireAu Canada, trois millions d’avortements par année. Quelle honte ! Comment peut-on perpétuer notre nation en tuant nos propres enfants ? Dieu seul est le maître de la vie et de la mort. Un peuple qui se détourne de son Créateur, court vers sa propre destruction. La foi et la morale ne sont plus là pour mettre un frein à l’immoralité et la criminalité. La province de Québec bat les records dans le domaine de la dénatalité parmi les provinces du Canada, alors que jadis elle était un modèle par ses familles nombreuses, stables et unies. Voici un article tiré du livre «L’avortement, une tragédie» par Marcel-Marie Desmarais, O.P., livre publié en 1973:

Dans la province catholique de Québec, la chute vertigineuse du nombre de pratiquants en ces dernières années peut être considérée comme une des causes de la multiplication des avortements.

Les parents trouvaient dans leur foi des raisons multiples de considérer la venue d’un enfant comme une bénédiction.

Des collaboratrices de l’œuvre de la création

A) L’épouse enceinte avait conscience de collaborer avec Dieu dans son œuvre de création. Et quand l’enfant étant né, elle admirait cette merveille vivante d’un petit homme qui, de toute évidence, n’est pas le simple produit des créatures aux puissances limitées, mais surtout le résultat de l’activité d’un être infini, Dieu.

B) Les parents chrétiens envisageaient leur mariage, non comme un perpétuel pique-nique, mais comme une noble aventure, (dans laquelle) il était normal que se mêlent les joies et les souffrances.

Les joies, c’était un avant-goût du paradis.

Les peines, c’était, comme pour saint Paul, une façon pour les parents éprouvés de compléter dans leur chair ce qui manque à la Passion du Christ.

C) Autrefois, comme aujourd’hui, élever une grosse famille coûtait cher.

Un calcul même sommaire, en noir sur blanc, aurait dû dissuader la plupart des parents à mettre au monde plus qu’un ou deux enfants. Leurs disponibilités financières, actuelles ou à venir, ne pouvaient permettre, sans imprudence, d’aller au-delà des limites bien précises.

Pourquoi les franchissait-on, quand même, ces limites ? Pourquoi se jetait-on à corps perdu, presque toujours joyeusement, dans l’énorme risque de la fécondité ?

On croyait à la Providence. Non pas à un Dieu qui viendrait au secours des fainéants à coups de miracles. Non pas à un Dieu dont la bonasserie permettrait aux croyants de se croiser les bras, avec l’assurance de tout recevoir rôti dans le bec.

Mais à un Dieu qui dit en somme: «Aide-toi le Ciel t’aidera.»

Nos parents avaient une certitude au fond du cœur: s’ils faisaient de leur mieux pour pourvoir aux besoins de leur nichée, Dieu ferait le reste pour suppléer à ce qui pouvait encore manquer.

Des paroles étonnantes de Jésus

Nos parents adhéraient de toute leur foi aux paroles déconcertantes de Jésus:

«Regardez les oiseaux du ciel, car ils ne sèment pas, ils ne moissonnent pas, et ils n’amassent pas dans des greniers, et votre Père céleste les nourrit. Vous, ne valez-vous pas plus qu’eux ?…

«Observez les lis des champs comment ils grandissent: ils ne peinent ni ne filent. Or, je vous dis que Salomon lui-même, dans toute sa gloire, n’était pas vêtu comme l’un de ces lis. Or, si Dieu revêt ainsi l’herbe des champs qui est aujourd’hui et demain sera jetée au four, n’en fera-t-il pas bien plus pour vous, homme de peu de foi  !…

«Cherchez d’abord le Règne de Dieu et sa justice, et tout cela vous sera donné par surcroît.» (Matthieu, VI, 26, ss.)

Nos parents ne croyaient pas pour autant que des anges viendraient à tout propos leur apporter, de la part de la Providence, des quartiers de bœuf et des sacs de farine.

Ils savaient que Dieu emploie des méthodes qui, pour être mystérieuses, n’en sont pas moins efficaces. Par exemple, Dieu soutient l’ingéniosité et la débrouillardise de ses fidèles. Ou encore, il inspire des gestes de charité dont profitent ses croyants.

Quoi qu’il en soit, je me souviendrai toujours des confidences d’un vieux couple:

«Nous avons élevé dix enfants. Nous avons travaillé d’arrache-pied, du lever au coucher du soleil, et souvent au-delà. Toutefois, nos efforts n’expliquent pas que nous ayons réussi à donner à chacun de nos dix enfants une instruction universitaire. Entre nos revenus et nos dépenses, il a toujours existé un écart considérable. Comment se fait-il, qu’en dépit des déficits chroniques, nous ayons toujours réussi à surnager ? La seule explication à notre avis, c’est que la Providence a toujours vu à ce que nous parvienne le surcroît promis aux âmes de bonne volonté.»

Avec de telles convictions, comment aurait-on songé à l’avortement ?

On faisait confiance à Dieu et à la vie. Et l’on était heureux. Au soir de leur existence terrestre, les vieux époux pouvaient dire: «On a eu un beau règne».

Père Marcel-Marie Desmarais, O.P..