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Les pouvoirs de la dictature bancaire

Par Louis Even le dimanche, 01 juillet 1973. Dans Crédit Social

Distribuer un dividende à tous parce que tous sont de véritables capitalistesDistribuer un dividende à tous parce que tous sont de véritables capitalistes

Bénédicité du repas Enfants affamés

Dans un système de crédit social, ou démocratie économique, personne ne serait mis de côté et tous, riches ou pauvres, en tant que cohéritiers des richesses naturelles et du progrès, recevraient un dividende leur permettant au moins le nécessaire pour vivre.

 

A qui le crédit national?

Les principales sources du crédit réel, c'est-à-dire de la capacité productive d'une communauté nationale, sont:

En premier lieu: l'existence de richesses naturelles du pays — sol, forêts, rivières, etc. — sans lesquelles on ne pourrait attendre aucune production. Or, à qui appartiennent ces richesses naturelles? Qui les a mises là? Ce sont évidemment des gratuités du Créateur à l'humanité, dont la gérance, l'utilisation, la sage exploitation est placée entre les mains des générations qui se succèdent dans un pays.

Comptent aussi évidemment la compétence et les efforts des hommes qui exploitent ces gratuités, qui effectuent les transformations nécessaires de la matière première naturelle au produit fini, pour en faire des biens répondant aux besoins privés ou publics de la population.

Comptent également les inventions, les techniques perfectionnées, les machines, l'apport croissant de diverses formes d'énergie qui augmentent la capacité productive, tout en diminuant le labeur humain dans les activités de production, de transport, de livraison des biens. Tous ces éléments-là peuvent se classer sous le nom de «progrès». Progrès transmis d'une génération à l'autre, faisant de chaque génération l'héritière' des précédentes.

Voilà donc à quoi est redevable la capacité courante, de production d'un pays: gratuités reçues du Créateur, efforts et savoir-faire de la population, héritage des générations précédentes.

Tout cela compose un crédit réel national, dont personne autre que la communauté nationale ne peut se proclamer propriétaire légitime. Et les premiers «ayant droit» à la production, fruit de ce crédit réel, sont certainement les membres de la communauté nationale qui en est la propriétaire.

Quant au crédit financier, qui n'a ni valeur ni raison d'être sans le crédit réel, il n'est légitime que s'il facilite la mise en oeuvre de la capacité de production du pays et la distribution à tous des fruits de cette production. Dans la mesure où le système financier accomplit cette fonction, il est bon; dans la mesure où il s'en écarte, il est défectueux; et s'il entrave, paralyse et étrangle, il doit être châtié, redressé ou radicalement changé.

Fable ou fait

Imaginons un instant que se lève un être puissant qui s'adresse au monde entier. Où le situer n'a aucune importance: il ne tient nullement à être vu, il veut seulement être obéi et faire savoir à tous qu'il a l'intention et le pouvoir de briser toute résistance. Écoutez:

«Tout pouvoir est entre mes mains. Oh! Je ne possède pas d'armée ni de police: je n'en ai pas besoin. Je ne suis ni chef d'État, ni ministre, pas même député: je vous laisse vous amuser périodiquement avec ces jeux politiques, même vous battre furieusement pour choisir qui occupe ces rôles, le choix ne me dérange pas.

«Vous pouvez être nantis de richesses, de moyens de production en certains lieux, moins en d'autres; des prophètes d'une répartition plus équitable des biens peuvent discourir, d'autres prêcher la violence: tout cela ne change rien à ma suprématie.

«De vos laboratoires de recherches, de vos sciences appliquées, des cerveaux de vos inventeurs, de votre savoir-faire acquis, accru, transmis, vous pouvez posséder des moyens de produire en abondance, à la chaîne, tout ce qui suffirait à satisfaire tous les besoins normaux des hommes de toute la planète: tout ce potentiel reste soumis à mon pouvoir de permettre ou d'interdire, d'activer ou de ralentir.

«Oui, je suis tout-puissant. Ce que les hommes, individus, organisations ou nations, ont entre leurs mains, peut être leur propriété, mais rien ne bougera que si je le permets. J'ai déjà immobilisé pour des périodes à peu près toute capacité de produire, de produire abondamment, à la face de populations criant privations et famine. Je puis permettre d'un trait de plume des guerres dispendieuses, ruineuses et meurtrières, et je l'ai déjà fait. Je puis faire des milliers de producteurs valides chômer quand il y aurait une' foule de projets utiles à réaliser.

«Je fais courir les chefs de gouvernements d'un de mes centres à l'autre. Leur pays peut posséder tout ce qu'il faut en fait de matériaux, de main-d'oeuvre, de savoir-faire pour réaliser des projets utiles, même pressants, désirés par leur population, mais tant qu'il leur manque ma permission ils ne peuvent les entreprendre. Ils mendient cette permission chapeau bas à New-York, à Cleveland, à Londres, à Paris. Quand ils ont trouvé l'endroit où ils peuvent l'avoir avec un peu moins de frais qu'ailleurs, ils rentrent chez eux en faisant proclamer qu'ils ont réussi un bon coup.

«Ces grands élus m'ont l'air passablement idiots de ne pouvoir faire creuser une tranchée chez eux, avec une pelle mécanique de chez eux, par un homme de chez eux qui demande de l'emploi, avant d'en avoir obtenu la permission à l'un de mes bureaux qui, tous, suivent mes directives.

«Mais, c'est ainsi que je consolide mon pouvoir. Du bas en haut de l'échelle, petits et gros chefs politiques se pensent des personnages, alors qu'ils sont tous mes esclaves. Ils ne peuvent rien sans ma permission, et cette permission, ils taxent leurs dépendants pour me la payer. Je suis de plus en plus maître incontesté...»

Inutile de continuer ce discours, d'ailleurs tout imaginé. Les financiers, nationaux ou internationaux, ne parlent jamais avec cette insolence crue. Ils ne découvrent jamais ainsi leur dictature. Ils laissent aux politiciens la fièvre de paraître et de discourir. Eux, les financiers, se contentent de donner des avis qui sont des ordres, de brasser des millions et des milliards bien autrement puissants que des bulletins de vote.

Ci-dessus n'est qu'une fable, mais les faits, plus connus par leurs effets que, par leur description, dépassent de beaucoup la fable.

C'est cette dictature que, dans son encyclique Quadragesimo Anno, le Pape Pie XI fustigeait, l'accusant de rendre «la vie économique horriblement dure, implacable et cruelle». Cette puissance accumulée, ce pouvoir énorme, Pie XI le localise dans les mains des contrôleurs de l'argent et du crédit financier:

«Ce pouvoir est surtout considérable chez ceux qui, détenteurs et maîtres absolus de l'argent, gouvernent le crédit et le dispensent selon leur bon plaisir. Par là, ils distribuent en quelque sorte le sang à l'organisme économique dont ils tiennent la vie entre leurs mains, si bien que, sans leur consentement, nul ne peut plus respirer.»

Quant au pouvoir détenu par les gouvernements, le pape dit de lui dans la même encyclique:

«…la déchéance du pouvoir : lui qui devrait gouverner de haut, comme souverain et suprême arbitre en toute impartialité et dans le seul intérêt du bien commun et de la justice, il est tombé au rang d'esclave et est devenu le docile instrument de toutes les passions et de toutes les ambitions de l'intérêt.»

L'encyclique de Pie XI est de 1931. La dictature financière n'a fait que s'affermir davantage depuis. Le crédit financier commande le crédit réel. La concentration croissante du crédit financier entre quelques mains place de plus en plus aussi entre quelques mains le crédit réel lui-même: une poignée d'hommes d'argent commande des firmes industrielles gigantesques, avec des réseaux de succursales, dans lesquelles s'engouffrent chaque jour, des milliers d'ouvriers plus compétents pour produire que les hommes d'argent, mais qui doivent faire abstraction de leur personnalité en franchissant le seuil d'entrée.

Tous et chacun

C'est encore Pie XI qui dit dans l'encyclique citée :

«L'organisme économique et social sera sainement constitué et atteindra sa fin, alors seulement qu'il procurera à TOUS et à CHACUN de ses membres tous les biens que les ressources de la nature et de l'industrie, ainsi que l'organisation vraiment sociale de la vie économique, ont le moyen de leur procurer. Ces biens doivent être assez abondants pour satisfaire une honnête subsistance.»

Tous, chacun – c'est n'excepter personne. Tous les biens, non pas des restrictions sous prétexte de manque d'argent: ce n'est pas l'argent, ce sont les biens qui satisfont les besoins. Dix ans après l'encyclique de Pie XI, son successeur Pie XII insistait lui aussi sur la finalité saine de l'économie nationale: la satisfaction des besoins normaux de chaque individu (Radio-message du 1er juin 1941):

«Les biens créés par Dieu l'ont été pour tous les hommes et doivent être à la disposition de tous selon les principes de la justice et de la charité.»

Tous, c'est tous. Et le pape va insister pour marquer qu'il s'agit bien là d'un droit de chacun. Pas un droit à conditionner par un système financier quelconque. Ce droit ne vient ni du gouvernement ni d'un régime quelconque. C'est un droit de naissance, un droit fondamental attaché à chaque personne tant qu'elle est vivante, un droit que les législateurs doivent reconnaître et dont ils doivent faciliter la réalisation. Textuellement:

«Tout homme, en tant qu'être doué de raison, tient en fait de la nature le droit fondamental d'user des biens matériels de la terre, quoiqu'il soit laissé à la volonté humaine et aux formes juridiques des peuples de régler plus en détail la réalisation pratique de ce droit.»

Les formes juridiques des peuples, ce sont les lois. Elles doivent voir à ce que le droit, non pas collectif, mais individuel, de chaque personne aux biens matériels soit facilement réalisé. Ce droit est imprescriptible et, dit le Pape, ne saurait être supprimé même par d'autres droits légitimes. Il est donc prioritaire. Il est d'ailleurs de réalisation facile dans une économie nationale productive, pourvu que la bonne distribution en soit assurée — et n'est-ce pas bien plus facile de distribuer que de produire? Et qu'a-t-on besoin de permis de financiers internationaux pour établir un mode de distribution des biens offerts par l'économie nationale de manière à n'en excepter aucun des citoyens de la nation? Que chaque individu y trouve le moyen de développer pleinement sa vie personnelle. Ce sont toujours les termes de Pie XII:

«L'économie nationale, fruit de l'activité d'hommes qui travaillent unis dans la communauté nationale, ne tend pas à autre chose qu'à assurer les conditions matérielles dans lesquelles pourra se développer pleinement la vie individuelle des citoyens.»

Notez bien: non pas économie nationalisée, étatisée, mais économie nationale — celle résultant des activités très diverses de gens vivant dans un même pays, régis par les mêmes lois. Cette économie n'a pas besoin d'employer tous les individus ; nombreux sont les inemployables: enfants, vieillards, incapables pour une cause ou une autre. Mais elle doit distribuer les fruits de l'ensemble des activités à chaque citoyen, producteur ou non.

Si elle fait cela, dit plus loin le pape, le pays sera prospère, même avec une production totale moindre qu'un autre pays surproduisant mais laissant certains de ses citoyens dans la privation.

Un dividende à tous

Aucun pays n'a encore réalisé ce but d'une économie nationale saine. Les moyens physiques peuvent y être développés, mais dans tous, il y a un système de finance de la distribution qui met des entraves, qui fait des exceptions. La finance conditionne et régit, au lieu de s'assouplir aux possibilités physiques de la production, du transport, de la livraison.

Les gouvernements les mieux intentionnés admettent que tout le monde devrait pouvoir profiter de la production; ils essaient même d'y pourvoir par des mesures dites de sécurité sociale, par des allocations diverses à divers cas. Mais c'est toujours en restant soumis à des règlements financiers établis. La production pourra être limitée par des restrictions financières.

Puis le moyen pour les consommateurs d'obtenir des produits ou des services nécessite de l'argent, du pouvoir d'achat. Or l'argent n'est normalement obtenu en premier lieu que par la contribution à la production, par des salaires aux employés ou des profits aux employeurs ou aux bailleurs de fonds. Cela veut dire seulement une partie de la population: au Canada, selon le dernier recensement de 2011, un peu plus de 16 millions de personnes avaient un emploi (60% de la population âgée entre 15 et 65 ans), sur une population de 33 millions. Il faut pourtant que les 33 millions obtiennent de quoi vivre. Pour cela, les gouvernements taxent ceux qui ont obtenu de l'argent pour en passer un peu à ceux qui n'ont rien.

Cette opération est un après-coup qui nécessite des classements, des enquêtes, des surveillances, etc., et qui fait des taxés peu satisfaits d'une part, des secourus humiliés d'autre part. Sans compter les retards et les oubliés.

Pourquoi cela ? Parce que le système d'argent est établi de telle sorte que le droit à la production doit d'abord être gagné; donc que le pouvoir d'achat doit d'abord être entièrement réparti entre les fournisseurs de capital et les fournisseurs de travail. Comme si toute la production était le fruit de ces seuls éléments: l'argent investi et le travail.

Il y a là une grosse déficience que relève Douglas et après lui ses disciples, l'école créditiste.

Si l'on tient compte des facteurs de crédit réel, autrement dit des facteurs de production, énumérés plus haut, on peut voir que la production moderne dépend de plus en plus d'autre chose, qu'elle augmente alors que le personnel requis diminue de plus en plus, alors que les jours et semaines de travail raccourcissent. La production dépend donc d'autre chose que les heures et les efforts fournis.

Mais oui. Il y a d'abord l'existence de richesses naturelles, qui sont un don gratuit de Dieu, et le Créateur les a destinées à la satisfaction des besoins de tous les hommes, comme l'a rappelé Pie XII. Sans cette matière première, tous les capitaux-argent et tous les efforts des hommes ne produiraient rien.

C'est dire que personne n'a une propriété vraiment complète et absolue sur les fruits de la production. A seul titre d'être humain, tout homme a déjà au moins un certain titre sur la production ayant utilisé ces gratuités. Ce n'est pas là du socialisme ni la condamnation de la propriété privée des moyens de production, mais c'est reconnaître que cette propriété a une fonction sociale à accomplir, non pas tant au nom de la charité qu'au nom de la simple justice.

Un autre grand facteur de l'abondante production moderne, c'est le progrès réalisé dans les moyens, les procédés et les techniques de production, fruit des inventions, des découvertes, des sciences appliquées, du savoir-faire — progrès acquis, conservé, accru et transmis au cours des générations dans des pays civilisés, là où l'ordre et le respect de la propriété ont remplacé l'anarchie et le pillage.

Ce progrès est un héritage commun, dont personne ne peut se déclarer héritier exclusif. A mesure qu'il s'est produit et qu'il se produit encore, ceux qui y ont contribué et qui y contribuent encore ont reçu ou reçoivent leur récompense, soit en rémunération immédiate, soit en royautés sur un terme d'années, soit en promotion ou autrement. Mais toutes ces acquisitions progressives ont formé un bien de grande valeur que chaque génération reçoit des générations précédentes.

Cet héritage commun est un bien plus grand facteur de production que les efforts apportés par les employés actuels de la production. Ce n'est pas un bien gagné plus par l'un que par l'autre des vivants qui l'héritent du passé, c'est donc tous les citoyens qui ont un égal titre à ce qu'il apporte aux activités actuelles de production. C'est un capital réel, et tous les vivants, à titre de cohéritiers doivent bien en retirer un usufruit.

Ceux qui participent personnellement aux activités de production, ont certainement le droit à une rémunération, mais cela n'empêche que tous, eux-mêmes et les non-employés, ont droit à une partie de la production nationale, leur héritage commun étant un capital productif d'importance considérable dans cette production.

On connaît le cas du capital-argent. Celui qui l'a placé dans l'entreprise en exige un revenu, appelé dividende. Il y est reconnu attitré, même s'il ne contribue personnellement d'aucune façon à sa mise en valeur. S'il y contribue, comme employé, ou ingénieur-conseil ou autrement, il obtient à la fois un salaire ou des émoluments et son dividende de capitaliste.

De même devrait-il en être pour tous les citoyens: un dividende périodique sur leur héritage progrès, et en plus, pour les employés dans la production une rémunération en rapport avec leur contribution.

Il est tout à fait juste d'appeler le progrès un capital réel. Ce facteur de production est bien plus effectif que le capital-argent qui, en lui-même, ne produit rien et n'est qu'une permission de produire, comme nous avons vu plus haut.

Le fait que ce capital réel est un héritage communautaire, fait de tous les cohéritiers, donc de tous les citoyens, des capitalistes attitrés à un dividende périodique sur la production qui en résulte.

L'application des principes financiers du Crédit Social aurait, ajouté à d'autres bons effets, celui de faire la propriété privée accomplir automatiquement' sa fonction sociale, sans en souffrir elle-même, mais à l'avantage de tous les membres de la communauté nationale.

C'est que, à la base du Crédit Social, il y a le principe, tant proclamé par, Douglas, que toute association doit faire obtenir à ses membres les avantages résultant du fait de l'association. Les membres d'un groupe n'existent pas pour le groupe: c'est le groupe qui existe pour eux, pour eux tous : chacun d'eux doit individuellement être bénéficiaire, de l'enrichissement dû au fait de l'association (en anglais, increment of association). Et Douglas, fort justement, applique ce principe à la société nationale, rencontrant ainsi l'enseignement cité de Pie XI et de Pie XII.

Dans une économie de Crédit Social, le pouvoir d'achat en face de la production offerte proviendrait donc en partie, comme aujourd'hui, de la rémunération au personnel engagé dans la production, et en partie du dividende national à tous. La proportion entre l'un et l'autre devrait logiquement, après une période de rodage, s'établir selon le rapport entre la production due aux activités du personnel et la production due à l'utilisation du progrès. Celle-ci va en augmentant et l'autre en diminuant, à mesure de la mécanisation, de la motorisation, de l'automation.

Dans des pays équipés, cette part est déjà considérable, et le dividende périodique à chaque citoyen devrait lui assurer au moins le nécessaire à la vie, puis graduellement, et assez vite, selon les termes de Pie XI, «des biens assez abondants pour satisfaire les besoins d'une honnête subsistance et permettre d'atteindre; à ce degré d'aisance et de culture qui, pourvu qu'on en use sagement, ne met pas d'obstacle à la vertu mais au contraire en facilite singulièrement l'exercice.»

Le dividende à tous et à chacun serait bien la meilleure formule de «sécurité sociale». Ce serait pour chaque citoyen ce que Douglas appelle la «sécurité économique absolue», c'est-à-dire non conditionnée. Infiniment supérieure au dispositif lourd, lent, boiteux et fort défectueux qui pressure des taxés pour faire vivoter des «secourus».

Avec un dividende à tous, il n'est plus question de secourus, mais de capitalistes. Tous les citoyens capitalistes. Quel argument socialiste pourrait être accueilli dans un tel pays?

C'est une possibilité, à condition de changer un système financier rigide, forçant les réalités à se plier à ses ordres, en un système souple, finançant automatiquement les activités librement choisies de producteurs libres pour répondre aux besoins librement exprimés par des consommateurs libres. Le sujet ouvre des horizons lumineux. Nous y reviendrons.

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