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« Le Crédit Social m’a transfiguré »

Jean Bidobe LARE le samedi, 01 août 2020. Dans Crédit Social

Voici un texte que nous a envoyé au début de juillet 2020 notre responsable pour l’Afrique, M. Jean Bidobe Lare du Togo :

Dans la vie de l’homme, il y a souvent des moments de ruptures à côté des continuités sur les plans social, spirituel, psychique, etc. Ces moments peuvent marquer dans la vie d’un homme un changement brusque ou progressif, mais décisif. Ainsi ma vie a connu des ruptures dont la plus significative reste jusqu’en ce jour ma découverte de la doctrine du Crédit Social en 2012. Depuis lors, je suis devenu autre que je ne l’étais.

Je bénis et je bénirai toujours mon Seigneur et mon Dieu d’avoir mis sur ma route le Crédit Social. Celui-ci m’a tellement transfiguré que je suis configuré à la doctrine créditiste.

J’ai acquis le profil de citoyen que j’ai tant cherché inconsciemment. Car avant mon entrée en contact avec cette belle doctrine, je n’étais pas certes pour l’ordre social établi (en fait le désordre social actuel) au sein des nations et entre les nations. Mais j’étais psychiquement démuni pour promouvoir un autre paradigme économique, social et politique conforme à mes aspirations profondes non formulées clairement.

Même les études doctorales en histoire économique et sociale contemporaine que je pensais me donner le bagage intellectuel n’avaient pas comblé mes attentes de devenir un acteur de changement : l’Histoire étant une science qui étudie le passé humain pour comprendre le présent et orienter l’avenir. Car voulant m’engager dans un combat d’éradication des problèmes socio-économiques dont j’étais moi-même une des grandes victimes tangibles, je brûlais du désir d’en comprendre les véritables causes, ceci, dans le but d’assumer mon devoir sociétairel de l’intellectuel.

Dans ce contexte, ma découverte de la lumineuse doctrine de C.H. Douglas ne pouvait qu’étancher d’une part ma soif de connaître les vraies causes des fléaux socio-économiques, politiques de notre monde, et d’autre part animer le feu créditiste jusque-là latent en moi. Comme l’écrivait notre saint fondateur, Louis Even, le Crédit Social fut une lumière sur mon chemin. Ainsi la lumière créditiste a fait disparaître des points de ténèbres qui encombraient mon esprit. Le Crédit Social a répondu avec précision à toutes mes profondes aspirations jamais clairement formulées sur la naissance et le rôle authentique de l’argent, sur le dessein de Dieu pour sa création, sur le non-développement économique d’une importante partie du monde dont l’Afrique, et sur la possibilité technique d’asseoir un développement économique intégral dans tous les pays pour l’épanouissement de chacun et de tous les membres de la famille humaine.

Le Crédit Social a éveillé en moi le bon sens dans le raisonnement et l’esprit de réflexion. C’est ainsi que je suis devenu désormais non seulement un homme de réflexion, mais aussi un homme qui sait raisonner selon le bon sens. Tout mon être a tellement été altéré par la doctrine créditiste que toute ma personne est créditiste. Tout ce que je mène comme action, réflexion, comme conseil, comme prière, etc. est fait suivant le prisme créditiste. Bref, toute ma vie est configurée à la doctrine du Crédit Social. Cette doctrine ne m’a pas seulement outillé pour jouer un devoir sociétaire de citoyen-acteur de changement, elle m’a aussi armé pour assumer ma mission prophétique de chrétien dans la cité.

Chrétien catholique pratiquant depuis mon adolescence, la découverte de la lumineuse doctrine du Crédit Social a été pour moi un complément nécessaire dans la mission prophétique à laquelle tout baptisé est appelé. Car sans ma rencontre avec cette doctrine, je ne sais de quelle manière j’assumerais dans la cité mon devoir sociétaire de chrétien, celui d’être Lumière du monde et Sel de la terre, comme nous le définit notre Seigneur Jésus-Christ. Peut-être que je serais un piètre chrétien, qui donc, ne saurait dans le monde vivre sa foi catholique et promouvoir les valeurs évangéliques de justice sociale, d’éthique, de dignité humaine, de bien commun. Ou peut-être je serais ce chrétien qui, les dimanches, vient écouter la parole de Dieu et prier, mais vit en semaine comme tout autre citoyen à la recherche de l’argent sans un brin de charité et de crainte de Dieu.

Quand le Bon Dieu saisit un cœur, celui-ci devient amour, miséricorde, sensible aux problèmes contemporains dont il cherche à juguler les causes. J’ai compris mieux la vision chrétienne de l’ordre social inséparable de l’amour de Dieu et du prochain. Face aux problèmes de la cité, je suis vraiment muni d’approche plus chrétienne, plus humaine, et plus sociale pour apporter à mes semblables la lumière là où sont les ténèbres, la vérité là où est l’erreur, l’espérance là où est le désespoir, la joie là où est la tristesse, la foi là où est le doute.

Bref, le Crédit Social m’a donné des connaissances à la fois pointues et globales au point que mes interlocuteurs ont toujours de la peine à deviner le domaine et le lieu de ma formation ou ma spécialité ; tellement que j’ai toujours mon mot à placer sur les problèmes multiformes qui minent notre monde ; étant donné que la doctrine du Crédit Social touche à toute la vie en société.

Et je pourrais sans grande prétention affirmer que seul un créditiste avéré non seulement comprend le mieux les problèmes de notre monde actuel, mais aussi possède la solution technique qui, appliquée, les éliminerait systématiquement.

J’ai découvert ma vocation, être un apôtre de la lumineuse doctrine de C.H. Douglas en vue d’un lendemain meilleur pour tous et pour chacun dans cette vie mortelle. C’est une mission certes difficile, mais exaltante et noble que d’être associé à un combat pour le salut des âmes.

Sans être encore appliquée, la doctrine du Crédit Social est tellement vérité qu’elle ranime le goût de vivre dans l’espérance. Elle libère de l’esprit de mondanité, joie de vivre d’abord pour Dieu et le prochain.

Jean Bidobe LARE

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