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Notre-Dame de Fatima

le vendredi, 08 janvier 1965. Dans Religieux

Explosion de surnaturel. Sursis accordés. Les peuples répondront-ils ?

Louis Even

 Fatima, face au communisme

1917 : Marie à Fatima, Lénine à Moscou, Portugal asservi et Portugal libéré.

 

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C’est aussi le communisme qui a engendré la pire persécution de tous les temps contre l’Église du Christ. Il veut chasser Dieu comme il veut écraser la personne humaine. Dieu merci, contre ce mal sorti de l’enfer le Ciel nous a donné un remède souverain, promettant par la voix de Marie elle même que si les catholiques emploient ce remède, le communisme sera vaincu. Je veux parler, vous le devinez, du message apporté au monde par Notre Dame à Fatima l’année même de la révolution bolchévik en Russie.

Si on met en regard les dates d’une part des faits survenus du côté du Ciel, d’autre part des faits du côté du bolchévisme, on ne peut douter de l’attention de la Providence et de l’importance capitale à accorder aux messages de Fatima. Dans les années précédant 1917 les chefs bolchévistes Lénine, Trotski, Staline et d’autres étaient en exil en divers pays à la suite de tentatives de révolutions qui avaient échoué dans leur propre pays la Russie. Mais il faisaient des plans pour se reprendre avec des forces mieux organisées et mieux disciplinées.

Un jour de ces années d’exil, Lénine disait au camarade Trotski : Notre révolution est de caractère international. Nous commencerons simultanément dans la péninsule ibérique c’est-à-dire en Espagne et au Portugal et en Russie. Nous procéderons de là à envelopper toute l’Europe.

Un simple regard sur une carte d’Europe laisse voir en effet que la réalisation de ce projet aurait placé le continent européen entre deux mâchoires communistes. Les deux chefs se fixaient l’année 1910 comme date pour atteindre ce premier objectif. Ce fut réussi à la date prévue pour le Portugal seulement, pas tout de suite pour la Russie. En 1910 en effet, une révolution installait à Lisbonne, capitale du Portugal un gouvernement républicain maçonnique athée et communiste et la persécution sévit immédiatement contre tout ce qui était religieux; à tel point que Lisbonne passa pour la capitale de l’athéisme en Europe.

Puisque la religion est l’opium du peuple, disait le gouvernement, il faut la faire disparaître des institutions, des familles, l’effacer des esprits et des cœurs.

Vint la guerre de 1914. La Russie éprouva de sérieux revers aux mains des allemands. De nouveau, en 1916, l’hiver de 1916 de fait empira les choses et en février 1917, l’empereur Nicholas se trouva acculé à l’abdication devant le mécontentement général croissant. Un gouvernement provisoire dirigé par Kerenski et son parti modéré des menchevik ne pu prendre la situation en main. C’était l’heure attendue par les chefs bolchévik à l’affut; ils rentrèrent en Russie; ils employèrent les mois du printemps et de l’été 1917 à préparer leur coup décisif.

Or, c’est pendant ces mêmes mois que Marie fit ses si célèbres apparitions à trois petits bergers de Fatima : le 13 mai, le 13 juin, Le 13 juillet, le 19 août, le 13 septembre et le 13 octobre. Cette dernière se termina par le spectaculaire miracle du soleil, miracle dont le jour et l’heure avaient été révélés aux enfants et transmis au public trois mois d’avance et dont au moins 70,000 personnes venues de toutes les parties du Portugal furent les témoins oculaires. Je vous invite à lire le récit de ces apparitions et de ce miracle passablement détaillé dans Vers Demain du mois d’août.

C’est lors de la troisième apparition, le 13 juillet, que la Vierge Marie dit aux trois petits voyants :

Si on écoute mes demandes, la Russie se convertira et on aura la paix. Sinon, elle répandra ses erreurs dans le monde produisant guerres et persécutions à l’Église. Les bons seront martyrisés, le Saint Père aura beaucoup à souffrir, plusieurs nations seront anéanties mais finalement, mon Cœur Immaculé triomphera. Le Saint Père me consacrera la Russie qui se convertira et un certain temps de paix sera accordé au monde.

En ce 13 juillet 1917, le bolchevisme n’était pas encore au pouvoir; la Russie se débattait dans la défaite, dans le désordre et dans la faim sous le gouvernement provisoire inopérant des menchevik. L’homme qui alors aurait parlé d’une menace pour les autres de la part de la Russie, pays réduit à l’impuissance, aurait fait rire de lui. Mais Marie avait la connaissance de l’avenir et le monde a appris depuis ce qu’il ne pouvait soupçonner à cette époque. De même, parler de l’anéantissement de plusieurs nations pouvait sembler de réalisation impossible mais avec l’avènement des armes nucléaires vingt neuf années plus tard le monde a pu apprendre que Marie savait de quoi elle parlait.

Le message de Fatima apportait au monde une arme souveraine contre le communisme avant même que le communisme devienne une force menaçante et si les hommes avaient écouté Notre Dame l’expansion du communisme n’aurait pas eu lieu. C’est pour confirmer visiblement l’authenticité de ce message qu’eut lieu le miracle spectaculaire du 13 octobre. Il précéda de trois semaines l’accession du parti de Lénine au pouvoir en Russie. Les bolchéviks ont bien appelé révolution d’octobre le soulèvement qui leur donna le pouvoir à Moscou mais en réalité ce soulèvement eut lieu les 5, 6 et 7 novembre de notre calendrier. La confusion vient de ce qu’en ce temps là la Russie suivait encore le calendrier julien en retard de 13 jours sur notre calendrier grégorien.

En matière de date donc, Marie a gagné. Lorsque Satan pu se réjouir de voir ses hommes de choix obtenir le sceptre sur un grand pays, le monde chrétien avait déjà reçu du Ciel l’équipement voulu pour se défendre victorieusement.

Hélas, que n’a-t-il su s’en servir … Et qu’est-il advenu du Portugal qui en 1917 était sous un gouvernement athée? Le grand miracle du 13 octobre avait ranimé la foi et l’espérance du peuple. Le gouvernement fit tout en son pouvoir pour essayer d’en minimiser l’effet, niant sa véracité et le tournant en ridicule. En 1922, les sectaires firent sauter à la dynamite la chapelle érigée par les fidèles sur le lieu des apparitions. L’année suivante, une foule de pèlerins, la plus grosse depuis les apparitions, vint à Fatima faire acte de réparation pour cet outrage. Le gouvernement, malgré sa propagande appuyée par la force et par des actes de terreur, se heurtait à la foi profonde de la population; il sentait son sort se sceller.

 

Bientôt en effet, épuisé par des luttes intestines accompagnées d’assassinats, ce gouvernement se trouva acculé à la banqueroute financière; c’est alors, en 1926, que les éléments les plus conservateurs du Cabinet allèrent chercher un professeur de l’université de Coïmbre, homme profondément catholique, spécialiste en matière économique et administrative, le docteur Oliveira de Salazar, pour sauver la situation. Ce ut un changement complet dans la politique portugaise. Ce fut, après seize années d’instabilités un gouvernement stable qui dure encore aujourd’hui, le plus ancien de toute l’Europe et sans doute du monde entier.

Le cardinal primat du Portugal a pu dire que ce changement merveilleux constitue le second miracle de Fatima.

Et en Russie, pendant que le Portugal se dégageait graduellement de la révolution, les bolchévistes au pouvoir en Russie se débattaient pour sortir le pays de l’ornière où l’avait fait tomber la guerre perdue, la révolution menchevik de février et la révolution bolchévik elle-même. Vers les années 1922,1923, le gouvernement bolchevik pu réussir à renouer certaines relations économiques avec les autres pays et procéder à des développements industriels grâce aux investissements de capitalistes étrangers. C’est que les hommes d’argent n’ont ni patrie ni philosophie; ils seraient prêts à passer des contrats avec le diable lui-même s’ils y percevaient une chance de réaliser des profits.

En 1933, le gouvernement américain reconnaît le gouvernement de Moscou; ce qui consolidait encore la position des communistes sur tout le plan est de l’Europe. Mais le communisme avait alors perdu la mâchoire plantée par lui en 1910 au Portugal sur le flan sud-ouest du continent. Ne pouvant plus songer à faire établir au pays Salazar, les communistes voulurent compenser cette perte en s’emparant de l’autre pays ibérique, l’Espagne.

La république établie en Espagne en 1931 ne pu contenir les forces révolutionnaires qui en 1936 se livrèrent à des meurtres, à des incendies, à du pillage. Mais la Providence suscita un homme courageux, le général Franco, pour prendre la tête des combattants de la contre-révolution afin de sauvegarder les valeurs chrétiennes de l’Espagne. Cette guerre civile coûta au pays beaucoup de vies et de ruines mais malgré les interventions de brigades communistes internationales l’Espagne fut libérée et préservée de l’affermissement d’un joug communiste qui une fois solidement établi, aurait été extrêmement difficile à secouer.

Pas un seul des autres pays européens tombés sous ce joug n’a réussi à s’en affranchir jusqu’ici. Or, en plus de la Russie, c’est une douzaine d’autres pays d’Europe qui gémissent sous la botte communiste. Puis la vaste Chine, puis Cuba, d’où le communisme déverse son poison sur toute l’Amérique du centre et du sud. Et en Asie, la Corée du Nord, le Viet Nam Nord, sans compter d’autres pays de cette région et d’autres d’Afrique qui y glissent rapidement.

Toutes ces conquêtes auraient pu être évitées si les peuples chrétiens avaient suffisamment répondu aux demandes de Marie à Fatima. Mais Dieu est miséricordieux et Il accorde des sursis. Si la deuxième guerre a puni sévèrement les nations chrétiennes pour leurs infidélités elle ne les tout de même pas anéanties jusqu’ici. Si le communisme athée et méchant a étendu son emprise, il reste tout de même des pays libres de son joug absolu. Il est encore temps de sauver ce qui reste et de reprendre ce qui est perdu. Le moyen? Pratiquer le message de Fatima, c’est-à-dire cesser d’offenser Dieu, faire pénitence par l’observance des lois divines et par le bon accomplissement du devoir d’état, la récitation du chapelet, la communion réparatrice du premier samedi du mois, la fuite des modes indécentes, des déshabillés si criants aujourd’hui.

Le journal Vers Demain qui vous donne cette émission préconise une économie de Crédit Social qui respecterait et servirait vraiment la personne humaine tandis que le communisme lui, dégrade la personne et nie Dieu. Aussi, un monde qui va vers le communisme va dans un sens tout à fait contraire au Crédit Social.

Vers Demain a donc le devoir de combattre vigoureusement le communisme et nous avons conscience de le faire efficacement en répandant partout le message de Fatima.

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